M. Desaulnier a publiquement dit à mon
peuple assemblé dans la chapelle de Ste, Anne
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4 Il est impossible de vous condamuer et de vous & trouver fautifs d'avoir pris l'attitude que vous ayez prise en suivant lés conseils de votre ‘ pasteur, dans vos démêlés avec l'évêque de & Chicago.
2To. M. Desaulnier après avoir eniendurévé- , que de Chicago, et m'avoir entendu, a dit : ‘ . Chiuiquy a raison ; mais il ne fauv pas trop t le lui dire, il a déjà la tête assez dure.
280. ossieurs Brassard et Desaulnier m'ont assuré que l'évêque de Chicago leur avait avoué qu'il n'y avait aucune accusation grave et canonique de prouvée devant lui contre moi. Il &
déclaré la même chose aux quatre messieurs de
je lui aï envoyés pour s’enquérir des canses de ma prétendue suspense. Et je prends Dieu à
. témoin que jamais l'évêque de Chicago ne m'a
donné d’admonition canonique ni de vive voix n} par écrit, et que ce qu'il dit à ce sujet, dans la sentence d'excommunication, comme dans 8a lettre sur les journaux plus tard, est : sReotMEènt contraire à la vérité. | Le 25 Nov. Aermier, Mr. Désaulnier me présente un papier à signer, comme acte de soumis, sion à l'autorité de l'évêque de Chicago, en me disant : ‘‘ signez cet acte de soumission ; et je
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vous rromets que Mr. Brassard restera comme missionnaire de Ste, Anne, et que vous y demeurerez vous même, comme prêtre retiré, mais non interdit, le tems que vous jugerez convenable signez cet acte de soumission avec votre peu ple, et si l’évêque ne veut pas. l’accepter je lui dirai : ‘ce n’est pas Mr. Chiniquy ni son peuple “qui veulent un schisme, ils ont fait ce que l'hon- “‘neur etla religion leur commandaient, c'est vous « évèque de Chicago, qui voulez un schismet (Et alors, j'irai à St. Louis avec M. Brassard et ‘vous, otbenir justice de l'archevêque.”
Je signe cet acte. Le 26. Mr. Desaulnier part
pour Chicago pour aller le présenter à l'évêque,
Le 27, il m'écrit ainsi qu'à M. Brasard : “ Venez Chicago; tout va s'arranger.” Le 28, nous «étions au rendez-vous. J’anerçgois Mr. Desaul- ‘nier au débarcadaire, et lui dis: ‘“ Eh bièn ‘quelle nouvelle”? ‘La nouvelle, me répond-il, ‘ est que tu n'as plus qu'à prendre ton paquet tout de suite et ficher ton camp avoc Mr. Bras- (gard, en Canada. Ne remets plus les pieds à “ Sté, Anne, et va-t-en tout de suite; c'est moi
“qui suis nommé le curé de Ste. Anne ; le papier
t que tu as signé n’est pas accepté par l'évêque? 4tet il refuse de lever les censures.…..et quant à moi, “je suisfbien décidé de ne pas aller à St. Louis {plaider ta cause etc.”
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Monsieur Brassard et moi avec mes frères de St. Anne, nous étions joués, 64 vendus par Mr. Desaulnier.
Cette trahison était-elle préméditée par les évêques du Canada? Je ne puis le croire.
L'évêque de Chicago dans 8a lettre au coadjuteur de Montréal donne à entendre que c’est moi et non pas lui quia fait imprimer sur les journaux de Chicago, la sentence d'excomunication lancée contre le peuple et le pasteur de Ste. Anne. Ecrivez aux éditeurs de ces jour
naux et vous saurez mieux que par mes paroles ce que vous devez penser de la véracité de mon évèque.
300. Ma lettre contre l’évêque de Chicago qui a paru l’automne dernier n’a été publiée que longtemps après que l'évêque l’eut reçue ; el qu'après avoir été bien convaincu que le seu! moyen d'avoir justice pour mes frères et pour moi, était de rencontrer l’évêque sur le terrain : qu'il a imprudemment choisi lui-même, contre nous, le premier : l'appel au sentiment public par la voix de la presse. Il n’y a pas un: mot dans cette lettre que je ne sois prêt à prouver
lorsque ce sera nécessaire. La brutalité de l'attaque contre nous explique la vigueur et peut-être aussi la rudesse de la défense.
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310. Plusieurs amis m'ont blâmé d'en avoir appelé à mes droits de citoyen américain, pour dire à l’évêque qu'il ne me ferait pas sortir de ma maison, surtout lorsque les lois de l'église catholique me permettaient d'y rester. Il faut alors qu’ils blâment aussi St. Paul d’en avoir appelé à son titre de citoyen romain, pour en imposer à ses bourreaux.
320. Que chacun prête, en Canada, une oreille attentive aux cris de désespoir de leurs mal- . heureux frères de Chicago, et ils comprendront que notre patience a été aussi longue qu'il était possible, et qu’il était grand temps de se défendre. :
330. Il nous semble ici que les évêques du Canada, au lieu de mettre tant de zèle et d'empressement à jeter les semences d’éternelles discordes entre leurs frères des Illinois, auraient mieux servi les vrais intérêts de la foi catholique, en obligeant l'évêque O’Regan d'être juste, vrai et humain envers ses semblables. Supposant que l’on réussisse à me détruire, on n’aura rien fait, pour rétablir la paix désirée par tous, tant que j’administration du Diocèse ne
‘sera pas Changée… Les affreuses exactions qui pèsent partout sur les catholiques des Iilinois amèneront bientôt, si on n’y apporte pas un
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‘prompt remède, une crise plus terrible que celle dont Ste. Anne et le théâtre. ‘4
340. Qu'on ne croie pas que les canadiens :et les français catholiques soient les seuls opprimés, et les seuis qui gémissent. Parmi les Irlandais et les Allemands catholiques des Illhinoïs
“il n’y a qu'un cri d'indignation et qu’un senti-
N ie # ment d’indicible confusion à la vue des actes
publics de l'évêque de Chicago.