‹ Persistance de l'infection gonococcique de l'urètre due à des cavernes prostatiquesChapitre 15 sur 22 · PR · texte numérisé non relu

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minut:eux Gans Île passé du malade des signes qui feront penser à cette prostatite en présence des symptômes actuels. Ce ne sera parfois que le traitement alors conseillé qui permettra le diagnostic rétrospectif de prostatite.

Ainsi formée, la caverne entretiendra l'infection urétrale, l’exiguité de sa voie de drainage dont la longueur ou la configuration ne permettent pas l’accès des antiseptiques jusque dans la cavité rendant vains les massages prostatiques et les dilatations aux béniqués ou au Kolhmann. Il s’agira de malades traînant une blennorrhagie depuis plusieurs mois ou années.

L’urétrite s’atténuera, le malade sera guéri apparemment, on ne lui trouvera plus de gonocoques. Mais un jour l’écoulement reprendra, les gonocoques apparaîtront (sans que l’on puisse en connaître la provenance).

Des mois, des années peuvent séparer la période pendant laquelle les cavernes se constituent et celle où elles occasionnent des troubles. Dans un cas que M. le D’ Lazard, assistant de cystoscopie du Pavillon Albarran, a eu l’amabilité de nous communiquer, cette période de latence a duré vingt ans.

Si les mz2nitestations n’ont pas attiré l’attention du malade durant cet intervalle, et il en est souvent ainsi, elles existent pourtant. On lui a déclaré qu'elles

étaient fréquentes chez ceux qui avaient eu une pros-

tatite. Il s’en va rassuré jusqu’au jour où un réveil brutal de l’infection se produit. On peut tenter d’expliquer cette période de latence « période intermédiaire » par l’obstruction de la caverne qui un jour se trouve de nouveau en libre communication avec l’urètre et le réinfecte.

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