HISTORIQUE
On a attribué la persistance de l’infection gonococcique de l’urètre à des lésions dont la localisation a fait l’objet de nombreuses recherches.
On a situé ces foyers de chronicité d’abord dans l’urètre antérieur dont l’épithélium cylindrique de sa muqueuse est remplacé par un épithélium plat, pavimenteux à ces endroits; dans les glandes annexes (glandes de Cowper et de Littre) et dans les trajets para-urétraux, ce que M. le D' Janet a judicieusement signalé.
Par la suite, on a reconnu que la plupart des blennorrhagies persistait du fait de lésions de l’urètre postérieur.
L’urétroscopie, montrant des lésions du Véru Montanum à l’orifice des canaux éjaculateurs, fit accuser
particulièrement les vésicules séminales.
L’urétroscopie au Mar-Carthy montrant des orifices anormaux dans les gouttières latérales du Véru, démontre l’existence de lésions prostatiques que le toucher rectal avait d’ailleurs décelées depuis longtemps.
Mais c’est seulement depuis que la méthode de
LS ah
l’urétrographie s’est répandue que l’on a reconnu le rôle capital que les cavernes prostatiques jouent dans la persistance des blennorrhagies.
Cette importance est telle qu’une urétrographie nous semble désormais devoir s’imposer chez tout blennorrhagien qui ne guérit pas dans les délais raïisonnables.
L’'URETROGRAPHIE
« Et le blennorrhagien chronique qu’'or!
s’acharne à laver et qui ne guérit pas vous montre dans ses cavernes, résidus d’abcès prostatiques plus ou moins méconnus, ta raison de Sa non-guérison. »
(M. le Prof. CHEvassu, 34° Congrès Fran;ais d’Urologie, Paris, octobre 1934.)