‹ Persistance de l'infection gonococcique de l'urètre due à des cavernes prostatiquesChapitre 8 sur 22 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

C’est en France que furent faits les premiers essais d’urétrographie. Tuffier, en 1896, dans le but de diagnostiquer une stricture urétrale, introduisit une bougie opaque dans l’urètre de son malade.

La radiographie elle-même en était à ses débuts.

En 1907, Cunningham et Sorantini, pour diagnostiquer des fistules, introduisirent dans l’urètre de petits ballons de substance opaque. Ils obtinrent des images de l’urètre antérieur. D’autres auteurs ont étudié la question en Angleterre, en Allemagne, en Russie, en Italie. Maïs, en 1921, on arrive à la technique moderne : Haudeck et Priegle démontrant que l’urètre

prostatique ne peut être convenablement dessiné que

si le liquide opaque passe dans la prostate pendant la prise du cliché.

On employait alors comme substance opaque divers corps que tour à tour on a été forcé d'abandonner, soit parce qu’ils irritaient l’urètre, soit parce qu’ils pouvaient donner naissance à des calculs en se précipitant, n’étant ni assez fluides, ni assez homogènes, soit enfin parce qu'ils provoquaient des accidents idiosyncrasiques menaçant la vie du malade.

Au Pavillon Albarran où, depuis la création du service d’urétrographie, on ne se sert que du Lipiodol, on n’a eu qu'à se féliciter des résultats obtenus au point de vue radiologique. De plus, aucun accident n’est venu endeuiller cette pratique journalière, même les incidents sont tout à fait exceptionnels et ils n’ont jamais présenté la moindre gravité.

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