‹ Persistance de la disposition alterne ou primitive dans les cotylédons de la Betterave ( Beta vulgaris ), et de plusieurs autres ChénopodiacéesChapitre 7 sur 9 · DISPOSITION ALTERNE DES CHÉN’OPOOIACÉES · texte numérisé non relu

DISPOSITION ALTERNE DES CHÉN’OPOOIACÉES

ces cotylédons. Les deux faisceaux ligneux alternes pénètrent sans dédoublement ni rotation dans les cotylédons.

A la partie supérieure de l’hypocotyle et à la base des cotylédons, les formations secondaires se montrent de bonne heure. Les cellules qui touchent le faisceau ligneux alterne (11, fig, 10) à droite et à gauche se cloisonnent parallèlement à la direction radiale de ce faisceau, de telle façon que les vaisseaux intermédiaires sont réduits au minimum. D’ailleurs, dans les cotvlé-

dons, les vaisseaux alternes se réduisent rapidement, en s'éloignant de la base. Les cellules situées en dehors de la bande médiane correspondant au faisceau ligneux alterne se divisent

Fig. lo. Blitum capitatum. — Section transversale de la base du cotylédon. Etat jeune.

Fig.ll. — Corispermiun hyssopifolium.

— Section transversale de la base du cotylédon. De part et d'autre du faisceau ligneux primitif, on voit les cloisonnements des formations secondaires.

aussi très rapidement par des cloisons tanyentielles donnant un arc libérien médian, en dedans duquel se trouveront désormais superposés les premiers vaisseaux qui vont se différencier.

C< )RISPERMUM HVSSOP(FOLIUM.

C’est encore au type de la Betterave qu’on doit rattacher cette plante. Toutefois b accélération basifuge est moins marquée et la persistance du faisceau ligneux alterne (B, lîg. H) s observe jusqu à une distance notable au-dessus de la base du cotylédon.

Au niveau de l’insertion des cotylédons, les cellules situées entre les deux moitiés de chaque faisceau libérien se divisent pour donner naissance à un arc libéro-ligneux correspondant au faisceau caulinaire. Dans ce dernier faisceau, les éléments libériens se différencient longtemps avant que se reconnaissent es premiers vaisseaux. Ainsi chaque faisceau cotylédonaire, à

la partie supérieure de l’hypocotyle, possède déjà quinze à vingt vaisseaux complètement lignifiés, alors que les faisceaux caulinaires au môme niveau ne présentent pas encore un seul vaisseau différencié. C’est un exemple favorable, pour l’étude du développement de l’appareil conducteur, parce que la persistance du faisceau ligneux alterne est grande et que le faisceau cotylédonaire acquiert un grand développement avant que les faisceaux caulinaires soient indiqués.

KOCHIA SCOPARIA.

Le développement de l’appareil conducteur se rattache au type Betterave. Ici le système libérien prend une très grande avance sur le système ligneux qui se différencie tardivement. Ainsi on peut constater la formation de plusieurs feuilles dans la gemmule avant de voir un seul vaisseau différencié. Souvent d’ailleurs le faisceau ligneux alterne ne lignifie pas tous les éléments qui paraissent lui appartenir. A la partie supérieure de l’hypocotyle ou à la base du cotylédon, on trouve le premier vaisseau bien différencié et lignifié au contact du péricycle, tandis que les éléments situés en dedans, sur la même file radiale, sont plus ou moins atrophiés, ou remplacés par une lacune irrégulière.

SüÆDA MARITIMA.

Les deux faisceaux libériens de la radicule se continuent à un certain niveau de l’hypocotyle, chacun par deux demi-faisceaux libériens qui s'écartent l’un de l’autre puis s’infléchissent ensuite dans les cotylédons. Les deux faisceaux ligneux de la radicule se continuent sans se dédoubler jusque dans les cotylédons, ainsi qu’on peut le voir (B, fig. 12).

Dans l’exemple choisi, le faisceau ligneux est disposé en file radiale et il présente une alternance très nette avec les deux demi-faisceaux libériens (L, fig. 12). Dans beaucoup d’individus cette disposition est moins régulière. Souvent aussi elle est plus nettement indiquée dans un cotvlédon que dans l’autre. C’est là une remarque qui s’applique d’ailleurs à la plupart des

G. CHAUVEAUD. - DISPOSITION ALTERNE DES CHÉNOPODIACÉES. 385

Chénopodiacées dont l’embryon est enroulé et présente par suite une asymétrie plus ou moins grande. Cette asymétrie a été étudiée particulièrement par M. Fron, qui lui a consacré un chapitre intéressant de son Mémoire.

Dans la portion comprise entre les deux demi-faisceaux libériens, au-dessous des cotylédons, on voit de bonne heure s’ébau-

cher le faisceau caulinaire; il est formé d'abord d’un seul tube criblé, alors que les deux faisceaux cotylédonaires ont seulenent chacun un ou deux vaisseaux.

Ensuite le nombre des tubes criblés augmente dans chacun

Fig. 12. — Suæda maritima. — Section transversale d’une portion de la base

du cotylédon. État jeune.

de ces faisceaux caulinaires, de même les vaisseaux des faisceaux cotylédonaires deviennent plus nombreux, et on peut ainsi compter sept à huit de ces éléments bien différenciés pour chaque faisceau, sans qu’il y ait encore un seul vaisseau au

faisceau caulinaire.

Halogeton monandrus.

G est encore au type de la Betterave que se rapporte le développement de l’appareil conducteur dans cette plante. Les deux faisceaux libériens de la radicule se continuent dans presque toute la hauteur de l’hvpocotyle où les deux faisceaux ligneux se Montrent avec une disposition radiale alterne très nette.

Ces deux faisceaux ligneux se continuent dans les cotylédons ei1 * °nservant leur position radiale et sur une coupe transver- ^le, menée à la base du cotylédon, ils occupent presque toute la lande médiane, les premiers vaisseaux se trouvant encore re présentés. L’accélération basifuge est moins grande que dans

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