DISPOSITION ALTERNE DES CHÉNOPODIÂGÉES
c’est dans les cotylédons que se fait le passage de la disposition alterne à la disposition superposée.
Ce passage a lieu non loin de la base, par suppression des derniers vaisseaux alternes et rapprochement des faisceaux libériens latéraux qui forment désormais un faisceau libérien unique, en dedans duquel les premiers vaisseaux qui se différencient se trouvent superposés.
Les faisceaux caulinaires se forment dans l’hypocotyle, au moment où se différencient les vaisseaux superposés des faisceaux cotylédonaires. Ils se forment aux dépens des cellules situées entre les demi-faisceaux libériens primitifs. Ces cellules, par cloisonnement actif, donnent naissance à des arcs libéroligneux unis latéralement aux faisceaux cotylédonaires. Ces arcs libéro-ligneux se continuent parallèlement, tandis que les
faisceaux cotylédonaires s’infléchissent en dehors vers les cotv-
lédons; ils s’accroissent de plus en plus et, comme dans la Bettera\ r e, ces faisceaux caulinaires prennent l’apparence d’un tronc dont les faisceaux cotylédonaires ne seraient qu’un rameau. C’est cet aspect que présente l’appareil conducteur dans une plantule de 7 à 8 centimètres de longueur, c’est-à-dire telle que l’exemplaire choisi par Gérard, puis par Fron pour servir de point de départ à leur étude.
Nous avons fait la même constatation sur plusieurs A triplex qui offrent, à ce point de vue, peu de différences avec VA.
hastata.
Nous avons poursuivi la même étude sur un assez grand nombre d’autres Chénopodiacées choisies de préférence parmi 'les tribus différentes de cette famille et nous allons résumer brièvement les résultats obtenus sur un certain nombre de types ; car il nous faudrait, dans presque tous ces cas, répéter la description détaillée que nous avons faite de la Betterave ou de
l’Arroche.
ROUBIEVA MULTIFIDA.
Les deux faisceaux libériens primitifs de la radicule se continuent dans tout l’hypocotyle. Au-dessous de l’insertion des cotylédons, ils se continuent chacun par deux faisceaux libériens
qui s’écartent l'un de l’autre pour pénétrer dans les cotylédons. Les deux faisceaux ligneux primitifs de la radicule se continuent jusque dans les cotylédons en demeurant dans le môme plan; ils ne se divisent pas et ne subissent aucun mouvement
de rotation.
A la base du cotylédon, les premiers vaisseaux qui se différencient (B, fig. 8) sont quelquefois situés au contact de l’assise qui correspond au péricycle; par conséquent la disposition alterne primitive persiste là dans toute sa netteté (B, fig. 9). Sur un certain nombre de coupes successives, menées à partir
Fig. 8. Roubieva multifida. Fig. 9. — État un peu plus âgé que le
— Section transversale de précédent,
la base du cotylédon. État jeune.
de la base, on peut constater la persistance des vaisseaux alternes représentés par un nombre qui diminue peu à peu. Ensuite, ces vaisseaux n’étant plus représentés, les deux faisceaux libériens latéraux se rapprochent progressivement l’un de 1 autre et, quand ils sont unis sur la ligne médiane, les vaisseaux
qui se différencient en premier lieu sont superposés en dedans de ce liber.
BliTUM CA l» ITATUM.
L appareil conducteur présente la môme disposition que dans la Betterave. Les deux faisceaux libériens s’élèvent de la radicule jusqu au voisinage des cotylédons et, un peu au-dessous de leui insertion, ils se continuent chacun par deux faisceaux libéliens nouveaux qui divergent aussitôt pour se poursuivre dans