‹ Persistance De La Membrane Pupillaire Et Pigmentation Congénitale De La Cristalloïde AntérieureChapitre 11 sur 25 · LUE · texte numérisé non relu

LUE

Schubert, notre maître M. le Dr Ostwalt avait également remarqué, au cours d'examens des milieux de l'œil à l'éclairage latéral avec une forte loupe cornéenne, la grande fréquence de cette pigmentation ; et bien qu’il ne se soit pas astreint à la rechercher méthodiquement dans tous les cas, nous l’avons souvent trouvée consignée dans les observations de sa clinique.

Nous publions de plus quatre observations inédites de formes typiques de membrane pupillaire persistante : Dans la première, 1l s’agit d’un cercle membraneux incomplet, inséré au petit cercle artériel de liris, et à bord libre festonné. Le deuxième cas, mentionne deux brides persistantes réunissant le petit cercle artériel à la cristalloïde, et passant comme un pont par dessus le bord papillaire, sans avoir de connexions avec lui.

Les deux autres observations relatent deux formes de tractus capsulo-pupillaires du type le plus complet.

Nous mentionnons à part une observation particulièrement importante, inédite, de célobome irien, se continuant à la choroïde et au cristallin ; avec pigmentation de la cristalloide dans le champ pupillaire et au niveau du côlobome. Elle nous sera d’une grande utilité, dans la discussion de lorigine de la pigmentation de la cristalloïde antérieure ; ainsi qu’accessoirement de la pathogénie, si controversée, des côlobomes de l'iris.

Mope D'EXAMEN. — Ce qui fait que la pigmentation poncüforme de la cristalloïde n’est pas encore très

connue, c'est que ne gênant presque jamais le malade, et étant d’un très petit volume, elle nécessite un examen spécial. On se sert de l'éclairage latéral, si utile pour déceler les plus fines arborisations vasculaires de la cornée. Schubert décrit minutieusement sa façon de procéder. Contentons-nous de dire qu’il s’agit de l’éclairage latéral, communément employé; mais qu’on interpose entre l’œil observateur et l’observé, une loupe cornéenne beaucoup plus puissante que la loupe de l’ophtalmoscope, dont on se sert généralement dans ce cas. Schubert recommande lemploi de la loupe spherique aplanétique de Hartnack, mais on peut aussi fort bien employer un modèle quelconque de loupe cornéenne de —+- 50 D. environ. Le foyer de la loupe étant très petit, l'œil observateur doit être aussi rapproché de l’observé, que pour un examen à lPimage droite. Une mise au point très exacte est nécessaire. On doit éliminer les images de Purkinge-Sanson, qui au premier abord peuvent faire croire à une granulation pigmentaire. « Les points ne sont pas perceptibles, en se servant d’une loupe faible, pas plus du reste qu’en se servant de la loupe combinée avec l’ophtalmoscope recommandée par Hirschberg et Magnus pour l’examen du cristallin (1). »

Forme, Vorume. — Ces petits dépôts pigmentaires se présentent sous l'aspect de points régulièrement

(1) Schubert. Loco. citalo.

De Te

arrondis, bien moins volumineux et moins chargés de pigments, que ceux laissés sur la cristalloïde antérieure par une iritis. Ils se détachent nettement sur le fond lisse de la capsule ; quand il en existe plusieurs exemplaires, ils sont régulièrement espacés de sorte qu'on peut en

faire la numéralon.

CocorarTiox. — Ils ont un aspect marron, et sous la loupe, sont assez comparables à un grain d'une fine poudre de café. Bien qu'ils absorbent la lumière, et que de ce fait ils soient sombres, ils en renvoient cependant une partie, ce qui les fait paraître relativement clairs sur le fond noir de la pupille, qui absorbe la lumière et ne la renvoie pas. C’est pour cette raison qu'ils peuvent être simulés par les images de Purkinje-Sanson, on assure facilement le diagnostic en faisant varier quelque peu la position de Pœil examiné ; les images de Purkinje- Sanson changeant alors de place.

SikGe (par rapport à la cristalloide). — Dans son mémoire, Schubert dit qu'il lui avait été impossible de voir si ces points siégeaient sur la cristalloïde on en arrière d'elle; mais ce qui peut permettre de dire qu'ils siègent bien en avant de la capsule, c’est que pendant l'examen 1ls paraissent en mat un peu grenu, sur le fond lisse de la capsule, on voit bien cette différence d'aspect en faisant miroiter le cône lumineux de la lentille d’éclai-

rage sur la cristalloïde; tandis que s'ils étaient situés

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