‹ Persistance De La Membrane Pupillaire Et Pigmentation Congénitale De La Cristalloïde AntérieureChapitre 12 sur 25 · SAT, NM · texte numérisé non relu

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derrière la cristalloïde on verrait une surface lisse continue.

SITUATION (par rapport au champ pupillaire). — Les points pigimentés sont toujours situés dans le champ de la pupille à une ouverture moyenne, il semble d’après les examens effectués qu'ils siégent de préférence près du centre et très souvent au centre même de la pupille, au sommet de la cristalloïde par conséquent. Quelquefois, on trouve ces points plus à la périphérie, rangés en are de cercle et correspondant à la projection du petit cerele artériel de Piris sur la capsule antérieure. Une constatation intéressante, eût été de voir dans quel ordre de fréquence il existait une pigimentation sur la zône périphérique, cachée par lPiris. Pour cela il eût fallu atropiniser les sujets, ce qui n’est pas possible, étant donné la durée de l’action de l’atropine ou même de l'homatropine; chez des personnes non hospitalisées et vivant de leur travail.

Cet examen n'eût d'ailleurs été nullement probant. Chez le fœtus la pupille est beaucoup plus large qu'après la naissance; il s’en suit qu’à cette époqne la membrane pupillaire adhère à presque toute l'étendue de la cristalloïde; par conséquent les minimes points de pigment laissés par cette membrane, peuvent ausst bien se trouver à la périphérie qu’au centre. St on les trouve plus fréquemment au centre, c'est qu’à cet endroit l’adhé-

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rence est telle, d’après Konigstein {1}, qu'il est presque impossible de séparer les deux membranes. (Nous rappelonsici, pour mémoire, que le développement de liris est ultérieur à celui de la membrane pupillaire). Mais, en fait, dans les cas où l'emploi de Patropine était indiqué par une autre affection, il n’a pas été observé de points à la périphérie; alors qu'il s’en trouvait au centre. Une seule exception, apparente, est fournie par une très intéressante observation due à M. le docteur Ostwalt, qui lorsqu'on l’examine attentivement, est au contraire une confirmation.

Il s’agit d’un colobome de l'iris, inféro-interne, or toute l’étendue de la pupille, de même que l'étendue de la surface capsulaire correspondant au colobome, est le siège d’une multitude de points pigmentés séparés. Cette pigmentation, siégeant à la fois au niveau de la pupille et du colobome fixe, pour ainsi dire, le processus pathologique qui a évolué dans cet œil. En effet la présence de points pigmentés, en très grand nombre en ces deux régions, montre qu'il s’est produit une adhérence cicatricielle de la membrane pupillaire à la cristalloïde, qui s’est opposée à l'avancement de l'iris et a causé le colobome.

Noweres Er DiSPosirions. — Schubert distingue nettement les cas où des amas volumineux, irréguliers, de pigment avaient été observés avant lui par Schleich et

(1) Kouigstein. Histo!. Wotizen. Arch. f. O. 1881. T. 27. 3. p. 60.

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Franke, entre autres, de ceux où l’on ne rencontre que des points pigmentaires isolés, épars sur la cristalloïde. En effet, très souvent, on ne trouve qu’un, deux, trois points de pigments siègeant, soit au centre ou à la périphérie, du champ pupillaire. C'est ainsi que se présente la pigmentation dans lPobservation portant le numéro 1721 de la clinique de M. le Docteur Ostwalt, où lon remarque, à lœil droit, un point pigmenté siégeant presque au centre de la cristalloïde antérieure et un peu en bas. Rien à l'œil gauche. — Dans l'observation 1385 on note à l’œil droit deux petits points brunâtres sur la cristalloïde, un peu en dedans du centre. — Dans l'observation 1841 il existe, à lPœil droit, deux petits points marrons dans le secteur inféro-nasal de la pupille, dont l’un le plus périphérique rond, Pautre le plus central, un peu plus grand et légèrement irrégulier. — Dans lPobservation 1813, un seul petit point marron, en dedans et un peu au dessus du centre de la pupille gauche.— 1786. À droite, cinq points dont l’un central, et les quatre autres rangés régulièrement dans le secteur inféro-nasal de la pupille; à gauche deux points symétriquement placés l’un au dessus, l’autre au dessous du sommet de la cristalloïde.— 1378. Près du bord supéronasal de la pupille, quatre points marrons, œil droit. — 1739. Sur la cristalloïde antérieure de l'œil droit, un peu au dessous du centre, on voit sept pelits points. — 1041. À gauche, au dessus du centre de la pupille, trois points

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marrons formant une ligne droite, dont l'emplacement ne correspond à aucune forme de la pupille. — 1262. Sur la cristalloïde antérieure, du côté temporal, et dans une zône non couverte par la pupille rétrécie, existent six ou sept points marrons, dont cinq plus près du bord de la pupille et deux un peu plus rapprochés du centre el un peu plus bas.

Quelquefois par un assemblage tout à fait accidentel un certain nombre de points réunis forment des signes. — Dans le cas 1685, cet assemblage présente Paspect assez réguher du chiffre 3, siégeant dans le secteur nasal du champ pupillaire, œil droit. À Pœil gauche de la mème personne, existait un assemblage de points rangés en ligne représentant approxtimativement la lettre (X) placée horizontalement, — Dans lobservaüon 1496, on voyait à l'œil droit, à peu près au centre du champ pupillaire, par conséquent au soumet de la cristalloïde antérieure environ seize points, groupés de tel ordre qu'ils représentaient une sorte de crochet. Mais, nous le répétons, cet assemblage de points formant des signes est tout à fait accidentel, dû à l'effet du hasard, et ne constitue qu'un moyen mnémonique de se les figurer.

Dans d'autres cas, les points plus abondants et plus serrés, couvraient une assez vaste étendue de la cristalloïde. — C'est sous cet aspect, que se présente la pigmentation observée dans observation 1287, où l’on voit à Poil droit, une réunion d’une dizaine de points

siégeant près du sommet de la eristalloïde et un peu à

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