‹ Persistance De La Membrane Pupillaire Et Pigmentation Congénitale De La Cristalloïde AntérieureChapitre 17 sur 25 · BE LT · texte numérisé non relu

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M. Argyll Robertson a eu récemment l’occasion d'extraire un cristallin pourvu de filaments persistants de membrane pupillaire, le résultat optique a été excellent.

M. James Taylor croit que dans bien des cas la persistance de la membrane pupillaire est liée à une lésion syphilitique congénitale et principalement à la choroïdite.

b. (Franke. Contributions cliniques à la doctrine de la membrane pupillaire persistante. Graefe's Archip., t. XXX, fas. IV-XI. p. 289-509).

La statistique de Franke porte sur 3.508 malades, il a observé cette anomalie 32 fois, soit 0,9 0/0. Dans 14 cas il s'agissait de restes de la membrane pupillaire. L'auteur a observé 18 fois l'existence de filaments de l'iris. Il constate en outre la fréquence de l'astigmatisme dans ces cas, 32,5 0/0. Sur 13 cas examinés 5 seulement avaient V = 1, chez tous les autres la vision était diminuée soit par astigmatisme, soit par des opacités du cristallin, de la cornée, ou même par une maladie du nerfoptique.

L'œil droit est plus souvent affecté que le gauche, 21 fois contre 15. Les femmes plus souvent que les hommes, 18 fois contre 13.

13. Statistique de la pigmentation congénitale de la cristalloïde antérieure.

(P. Schubert (1) (Nüremberg). Ueber Pigmentpunkte auf der vorderen Kapsel)(Sur les points pigmentés de la capsule antérieure).

Si l’on se sert pour l'examen à l'éclairage oblique et à la

(1) Klüniseh, Monatsbl. f. Augenb. 1891.

En SRE

loupe non pas de verres grossissants ordinaires de + 13 à 20 D. mais d’une lentille plus forte par exemple de la loupe aplanétique de Hartnack on est surpris de la présence extrêmement fréquente de dépôts menus, punctiformes plus ou moins colorés en brun. Et cela sur des yeux qui n'ont jamais souffert ni de kératite ni d'iritis. Ces points, sont même au grossissement d’une louÿe des plus fortes à la limite de la visibilité, et demandent une mise au point très exacte du foyer de la lentille à l'éclairage oblique. On se sert de verres éclairants, de préférence d’un verre de plus de + 20 D.

Ils demandent en outre une mise au point très exacte de la lentille d'examen qui doit être rapprochée tantôt de l'œil examinateur, tantôt de l’œil examiné, presque au contact. De sorte qu'on est forcé de se rapprocher du malade aussi près qu'à l'examen de la réfraction à l'image droite. Ces points sont dans des cas rares, très nombreux et ont une disposition si serrée en forme de mosaïque qu'on les reconnait aussi à l'éclairage oblique sans loupe des plus fortes sous forme d'un dépôt brunâtre. Tout le monde les aura vus de temps à autre comme cela. Schleich est le premier qui les a décrits dans le 3"° fascicule des compte-rendus de la clinique de Tubingue (p. 44), en 1882, et qui les a pris pour des résidus de la membrane pupillaire. Dans sou ouvrage sur le cristallin paru en 1883, Becker mentionne page 156 un cas semblabie observé par Hirschberg. Les années suivantes apportèrent d’autres communications, celles de Franke (Archives de Graefe, t. XXX, p. 4), qui, dans son mémoire sur la membrane pupillaire persistante mentionne brièvement une observation pareille, page 28r. Il faut citer en outre le cas de von Reuss (Compt. Rendus de la deuxième clinique ophtal.

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de l'Univers. de Vienne. — Wiener Medicin. Press., 1886, p. 337) ainsi que le cas de van Duyse (x).

La description la plus exacte et la plus minutieuse provient d’un élève de Nagel et se trouve dans le deuxième volame des Compte-rendus de la clinique ophtalmologique de Tubingue. Wendel y relate parmi un certain nombre d’observations trois d’une facon plus détaillée. Dans toutes ces publications, on ne mentionne presque uniquement que les points nombreux et serrés déjà visibles macroscopiquement et occupant toute une étendue. Aussi les travaux de Tubingue, bien qu'ils idnsistent sur l'emploi de la loupe, ne mentionnent que tout à fait en passant les dépôts de pigment épais et ne parlent pas du tout de la présence de quelques rares points. Je voudrais appeler l'attention justement sur l'extrême fréquence de points de pigment isolés ou apparaissant sous forme de quelques exemplaires seulement dans le champ pupillaire. Fréquence qui fait paraitre cette formation pour ainsi dire presque comme physiologique. Parmi 1.200 individus examinés à cet effet je rencontrais chez 35 0/0 sur un œil, rarement sur les deux yeux un ou plusieurs de ces points qui, il faut le répéter encore, ne sont pas perceptibles en se servant d’une loupe faible pas plus du reste qu'en se servant de la loupe combinée avec l’ophtalmoscope recommandée par Hirschberg et Magnus pour l'examen du cristallin. Ces points sont encore bien plus fréquents lorsqu'on examine des yeux à iris brun, où ils se trouvaient dans 50,4 o/o, tandis qu'ils se rencontraient dans les yeux à iris bleu ou gris seulement 20 fois sur cent. Étant donné que j'examinais sans mydriatique, je voyais donc seulement une petite partie de la capsule.

(4) Annales d'oculistique, t. XCV, p. 12.

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On peut peut-être admettre que la fréquence de ces points est encore plus grande que le pourcentage indiqué plus haut. On est donc forcé de considérer la présence de points de pigment d'origine non iritique sur la capsule antérieure comme un fait normal, et cela d'autant plus qu une revision de mon petit matériel statistique au point de vue des états de réfraction, eic., n'a pas révélé de rapports avec des anomalies quelconques. Ce n'est qu'une décroissance de la fréquence à l’âge avancé qui paraissait pouvoir être constatée puisque le pourcentage se maintenait jusqu à 60 ans au-dessus de 30 0/0, tandis qu'il tomba dans les septième, huitième et neuvième décades à respectivement 26,5-,24,9-.29,9 0/0. Gräce à l'obligeance du médecin-directeur. le D' Stiech, de Nuremberg, je pus examiner les pensionnaires de notre hospice du Saint- Esprit comme représentants d'individus très âgés.

À l’âge avancé je constatais plus souvent d’autres points de grandeur et de dispositions semblables mais sans pigmentation visible, points quil n'était pas rare il est vrai de rencontrer chez des jeunes gens surtout en cas d'iris bleu, et qui semblent devoir être mis sur la mème ligne que les points pigmentés... J'insisterai encore sur le fait qu'avec une fréquence inattendue, c'est-à-dire chez 4 o/o de tous les examinés, de menus filaments pupillaires s’étendaient dans le champ de la pupille, filaments qui n'étaient que rarement visibles macroscopiquement ou à l’aide d'une loupe faible et qui de temps à autre portaient de petits points de pigment.

Le but de ma communication d'aujourd'hui est d'appeler l'attention sur les points pigmentés séparés qui n’ont pas été suffisamment reconnus jüsqu'àa présent, et cela en ayant recours à une petite démonstration de malades que M. le Professeur Leber a bien voulu mettre à ma disposition; à cette occasion parmi cinq individus confiés à mon exa-

jen rencontr ais irois porteurs de points pigmentés; et |E temps d'appeler aussi l'attention sur l'usage de la aplaténique de Hartnack (Examen de l’épithélium

q a cornée, troubles les plus fins de la cristalloïde anté-

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