‹ Persistance De La Membrane Pupillaire Et Pigmentation Congénitale De La Cristalloïde AntérieureChapitre 20 sur 25 · VOTE · texte numérisé non relu

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nue sur elle-même. C'est du moins l'aspect qu'elle a. à l'examen avec la loupe de Brücke. Contrairement à la cuticule du côté droit elle, est adhérente à la capsule antérieure. Outre les filaments pupillaires. dont le point de départ se trouve vers Le petit cercle irien, et qui passent librement au dessus du bord pupillaire (arc convexe en avant lorsque La pupiile se côntracte fortement) il en est trois qui. situés dans ia moitié inférieure de la pupille, rejoignent la plaque centrale, mais dont le point d'origine se trouve sur la capsule antérieure où ils s'implantent en un point pigmenté.

Les deux yeux sont hypermétropes.

O. D. + 4,5 D. V — 5/0 à distance avec + 5 D. lit Snellen I.

O. C. + 3.5 D. même acuité avec -- 5 D. lit Snellen 0,50.

OBSERVATION V (communiquée par M. le docteur Ostwalt).

Membranes pupillaires persistantes, corps étranger de Ia cornée.

.H.., Paul, 29 ans, 9, rue du Chemin-de-Fer, Saint-Denis.

Corps étranger entré dans la cornée il y a deux jours. Extraction. À l'œil gauche, résidus de la membrane pupillaire ; il dit voir trouble de cet œil.

Les tractus capsulo-pupillaires se présentent, sous forme de brides membraneuses assez larges réunissant le petit cerele artériel de l'iris à la cristalloïide antérieure. IL existe deux de ces brides. siégeant aux deux extrémités du diamètre vertical de la pupille. Elles s'insèrent à la cristalloïide sur des dépôts gris blanchätres siégeant non loin du bord pupillaire.

L'emploi de l'homatropine montre qu'il n'existe aucune adhérence entre les membranes et la portion sphinctérienne,

ainsi que le bord pupillaire de l'iris, qui se dilate bien et très

régulièrement.

Cela démontre, ainsi que l'insertion des racines qui s'opère très exactement au petit cercle artériel de l'iris. qu'il s’agit bien de deux brides dues à la persistance de la membrane püpillaire; et non de synéchies postérieures comme il pouvait sembler au premier abord.

Osservarion Vi (communiquée par M. le docteur Ostwalt).

Tractus capsulo-pupillaire.

D... Armand, 38, rue des Saints-Pères.

La vue est trouble sur les deux yeux surtout le soir. Sensibilité exagérée à la lumière. Voit mieux de loin.

Hypermétropie.

V = des deux côtés 5/4 presque, avec + 1 D. mieux.

Ophtalmoscopiquement : + 1 D. (accommode) normal.

À droite quelques petits points brunäâtres sur la cristalloïde antérieure ; un fil mince sortant du foyer situé dans le secieur inféro-temporal de la pupille. traverse horizontalement la région pupillaire, se fixe à un second foyer siégeant dans le secteur-inféro nasal pour aboutir au petit cercle artériel de l'iris à IV h. (figuration horaire).

La racine d'implantation est plus volumineuse que le fil qui traverse la pupille, elle ne contracte aucune adhérence avec le bord pupillaire ni avec la région sphinctérienne de l'iris dont les mouvements restent libres. L’adhérence dans le segment inféro-temporal est entourée par des points pigmentés.

Restes de la membrane pupillaire.

Ogservarion VII (communiquée par M. le docteur Ostwalt).

Tractus pupillaire.

B..., Marie, 38 ans. (Conjonctivite chronique. Asthénopie).

Ophtalmoscopiquement. Petit staphylôme très léger en bas.

A l'éclairage oblique résidus de la membrane pupillaire à gauche. Petits points pigmentés sur la cristalloïde antérieure droite.

Ophtalmomètre. O. D. : méridien horizontal 33 D., méridien vertical 34 D.

O. G. : méridien horizontal 33 D., méridien vertical 34 2,3 D.

Va O. D. 5/8 à 5/6.

O. G. 5/8 très mal.

A l'œil droit un seul petit point marron siégeant au sommet de la cristalloïde.

A l'œil gauche coexistent un point de pigment siégeant dans le segment inféro-temporal et un tractus pupillaire ainsi constitué : Un fil excessivement mince nécessitant l'emploi de l'éclairage oblique avec forte loupe cornéenne,. traverse le champ pupillaire selon un diamètre oblique et adhère à la cristalloïde dans sa plus grande partie. Les racines d’implantation s’insèrent au petit cercle artériel de l'iris l’une supéro-nasale à X h. l’autre inféro-temporale à IV h. Les racines sont plus pigmentées que le fil intermédiaire sinueux, elles ne contractent aucune adhérence, soit avec l'iris, soit avec le bord pupillaire.

sert Los

OgsEervaTIoN VIII

Colobowe de l’œil, membrane pupillaire persistante, polycorie.

Rumchewitch : Zn centralblatt für Praktische Augenheilkunde, mai 1882, p. 138-142.

1° Homme de 21 ans. Cornées allongées dans leur partie inférieure; colobome des deux iris... opacités cristalliniennes.

Champ visuel rétréci concentriquement, outre la lacune correspondant au colobome.

Au-devant de chaque iris, existe une couronne ovalaire, en forme de fer à cheval, formée par un reliquat de la membrane pupillaire embryonnaire. Elle n’est réellement isolée que dans sa partie inférieure au-devant de la pupille. Les deux branches de ce fer à cheval se fixent sur la partie inférieure de la cristalloïde antérieure, et de nombreux filaments rayonnent de cette espèce de cercle vers la périphérie; donnant lieu au-devant de la partie inférieure du colobome de l'iris à un lacis qui constitue la polycorie.

2° Restes pupillaires de la membrane pupillaire embryonnaire.

Homme de 27 ans. Sur la capsule antérieure existe à droite une plaque proéminente (1, 5 mm. de saillie, 5 mm. de longueur). Il en part 3 filaments qui se dirigent en divergeant, en bas, sans adhérer à la capsule et se terminent à des dentelures situées au-devant de l'iris, l’un des filaments le plus externe se subdivisant en 4 branches plus ténues.

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