OBSERVATION III
Corrins : The capsulo pupillary membrane, with some varieties of its persistence. (/{lustrated) in : The R. London. Ophialmic hospital Reports, juillet 4888, p. 195.
Cas VI. — Joseph S..., 54 ans, se plaignait d'une diminution de la vision récermiment survenue, il fumait une demi once de tabac par jour, avait eu une brülure du 1° degré 30 ans auparavant, mais jamais aucune inflammation n'avait atteint ses veux.
O. D. : 6/18 CENT ù ss non améliorée par les verres.
Oubrt6jo Trouble du corps vitré.
Ses yeux portaient de plus une autre particularité, qui, je
pense, est due à la persistance d’une portion de la membrane vasculaire pupillaire qui est ordinairement rare. Dans ses yeux, cette partie de l'iris qui m'avait paru être la « couronne » qui marque la jonction du grand cercle de l'iris avec le petit cercle est grandement exagérée, dépassant le petit cercle et formant une marge irrégulièrement festonnée, à la pupille. Au premier abord, elle avait l'apparence de syné-
PR
chies multiples se rendant en dehors de la pupille, mais la motilité de l'iris et la complète dilatation avec l’atropine détruisirent cette croyance. C’est le seul exemple de cette variété que j'ai vu.
OBsERVATION IV.
Van Dauyse : Membrane pupillaire persistante libre à droite, filaments pupillaires et plaque centrale adhérente à la capsule à gauche. Annales d'Oculistique, L. XCV. p. 12. 1886.
M..., 60 ans, entrepreneur.
L’anomalie s’observe sur les deux yeux. Elle est surtout prononcée à droite. Il s’agit d’un voile blanchâtre tendu au devant d’une partie de l'ouverture pupillaire et du petit cercle de l'iris, ce dernier est nettement visible sauf à sa partie supérieure, cachée par le voile en question. Dans sa partie intra-pupillaire, ce voile a la forme d’un sablier dont la partie étranglée, légèrement pigmentée, correspond au milieu de la pupille, fort mince et délicat, il est de couleur blanche, légèrement grisàtre... Les bandelettes d'origine de la membrane existent bien au delà du petit cercle de l'iris, ce qui est l'exception dans les anomalies de l'espèce. Elles partent de la partie supérieure de l'iris, à mi-distance entre sa périphérie et le petit cercle, et présentent le même aspect que le tissu bleu gris normal sous-jacent : elles se confondent pour constituer une membrane aplatie tendue au devant du bord pupillaire, sans contracter d’adhérences avee lui...
Le bord pupillaire est libre de toute adhérence avec la membrane anormale. Cette dernière n’est pas-non plus adhérente à la cristalloïde antérieure. La chambre antérieure à une profondeur normale.
Au pôle postérieur du cristallin n'existe aucun reste de
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la capsule vasculaire ; aucune opacité de la cristalloïde postérieure ni du corps vitré. Rétine normale.
A l’œil gauche existe la même anomalie mais moins accusée. La membrane pupillaire n’est représentée ici que par une mince plaque centrale et par des filaments qui presque tous prenent leur origine vers le petit cercle de l'iris. La disposition de ces fibres est généralement radiaire et elles se confondent vers leur origine avec les fibres iriennes dont elles ont l'aspect dans leur portion extra-pupillaire. Au moins dans sa moitié inférieure, le petit cercle irien est constitué par un anneau proéminent dans lequel viennent aboutir des fibres radiaires partant de la zone moyenne de l'iris. Détachées en quelque sorte du plan sous-jacent, elles sont extrêmement saillantes. De l'anneau en question, au-dessous et au voisinage du diamètre horizontal de l'iris, se détachent tant à droite qu'à gauche deux filaments gris bleuâtres. Le filament externe est le résultat de la réunion à angle aigu, en dehors du bord pupillaire, de plusieurs filaments délicats.
Dans sa moitié supérieure le petit cercle n’est pas constitué par un rebord saïllant, comme dans sa partie inférieure. Quatre groupes de filaments plus ou moins distants se réunissent en un arc de cercle qui. dans le degré de contraction pupillaire où la figure a été dessinée, se trouve placée au niveau du bord supérieur de l'ouverture irienne. Cet arc grisâtre, renflé à ses deux extrémités, n’est nullement adhérent à ce niveau, pas plus que les deux filaments considérés tantôt. Du renflement nasal de l’arc partent quatre ou cinq fils extrêmement ténus, du renflement temporal en surgissent deux autres qui aboutissent comme le groupe précédent, comme les deux filaments inférieurs à l’un des angles d’une plaque centrale quadrilatère, transparente et mince.
Cette plaque centrale est d’une délicatesse extrême, on peut la comparer à la toile d’une araignée non tendue, reve-