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DANGER D’ABAISSEMENT DU RENDEMENT GÉNÉRAL

10 À baissement probable du nombre d'heures total. — T1 est facile de comprendre que seules des entreprises ayant des activités très simples peuvent se prêter à des compensations mathématiques rigoureuses. Une équipe dans un atelier n’est pas organisée au hasard. Sans entrer dans le détail des

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réalités techniques on conçoit que si cinq individus sont affectés au service d’une machine, c’est généralement avec des tâches différentes et l’adjonction d’un sixième peut être une impossibilité totale. En fait, on recherchera plutôt, par une réorganisation du travail, une amélioration de l'outillage, à récupérer le temps perdu et il est fort douteux que l’on puisse embaucher du personnel nouveau dans toute la proportion où l’on aura réduit le travail des ouvriers anciens.

En fait, l'expérience semble prouver le bien-fondé de ces observations. C’est ce qui ressort de Pétude très complète que le Conseil de Direction de l’Union des Industries Métallurgiques et Minières a fait de la question lors de l’Assemblée Générale du 17 février 1938 et dont les principaux passages méritent d’être cités intégralement :

Parlant du chômage en général le rapport montre d'abord qu’il y à eu une certaine compensation entre le chômage total qui à effectivement diminué et le chômage partiel qui s’est ACCTU : |

«… Il n’est pas contestable qu’au cours de l’année 1937 | « le nombre des chômeurs secourus à été constamment « inférieur à ce qu’il était en 1936. Le maximum (23 jan- « vier) à été de 427.932 chômeurs, tandis qu’en 1936 (22 fé- « vrier) il s'était élevé à 489.639 chômeurs, soit en moins « 61.707, ou 12,6 p. 100. ANT

« Le chômage à également décru à une cadence plus « rapide que l’an dernier. Le minimum (25 septembre) à été « de 305.341 chômeurs, tandis qu’en 1936 (14 novembre), « il était de 406.444 chômeurs. La différence entre le maxi- « mum et le minimum à été ainsi de 122.591 en 1937, contre « 83.195 en 1936. |

« Maïs outre que le mouvement d'amélioration se mar-

quait dès 1936, le minimum à été atteint en 1937 beaucoup plus tôt qu’en 1936. À partir du 25 septembre, le chômage à augmenté de nouveau jusqu’à la fin de l’année, Au 18 décembre, il y avait en 1937, 351.129 chômeurs secourus contre 408.336 en 1936, ce qui représente une diminution par rapport à 1936 de 57.207 chômeurs, soit 14,2 p. 100 alors que la différence entre les minima des deux années était de 101.103, soit 24,9 p. 100. Depuis lors, ce mouvement n’a fait que s’accentuer, et à la date du 29 janvier 1938, la différence n’est plus que de 22.259, alors que nous notions l'an dernier qu’au 6 février 1937 le chômage était inférieur de 62.275 auchiffre de la semaine correspondante

de 1936.

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« Comme les années précédentes, le nombre des chômeurs secourus se partage environ par moitié entre la région parisienne et la province et le mouvement saisonnier est plus aceentué en province qu’à Paris.

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