‹ Pertes par le feu au Canada [microforme]Chapitre 55 sur 87 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Etalonnage et épreuve des matériaux et appareils de construction

fé analyse minutieuse des articles endommagés par les feux,

qui attaquent les propriétés bâties au Canada, réserve faite des maisons en bois, montre que les murs et les toits y comptent d’environ 25 à 30 pour cent, et que les matériaux d'intérieur, portes en i bois, fenêtres et encadrements, planchers et cloisons combustibles, protection défectueuse et crépissage mural de qualité inférieure forment une proportion de 70 à 75 pour cent. Les soi-disant constructions à ‘l'épreuve du feu’ ou incombustibles subissent parfois des dégâts considérables; et, bien que la structure principale puisse offrir une grande résistance aux flammes, les boisures et les encadrements intérieurs sont presque toujours détruits. Ce qui précède nous fait comprendre qu'il faut connaître d'une manière exacte l'action du feu sur les matériaux de construction, pour éviter ou réduire les pertes causées par le feu. ®

Définition Nuls matériaux de construction en usage ne sont

de la résistance absolument à ‘l'épreuve du feu,’ ni doués de résis-

nes tance à cet élément au delà de certaines limites fixes.

Les épreuves faites au laboratoire et les grands sinistres des dernières 3 années l'ont péremptoirement prouvé. On lit dans le rapport d’un 4 comité spécial de l'American Society of Civil Engineers, intitulé: ‘Fire and Earthquake Damage to Buidings’ que ‘‘sans avoir de visu examiné tous les matériaux dont on fait usage pour construir- ‘es édifices, on ne saurait se rendre compte du degré de leur destru, tien par ur grand incendie.""*

L'expression à ‘i'épreuve du feu,’ très heureuse peut-être comme

: figure de mots, décrit un idéal que l'on cherche à réaliser plutôt qu’un 4 résultat déjà obtenu. Vu la fausse conception attachée à cette : expression, et la façon avec laquelle on a voulu faire croire que plusieurs matériaux de qualité inférieure sont ignifuges, on l’a remplacée par une autre plus rationnelle ‘résistible au feu.” Cette

“Transactions of the American Society of Civil Engineers, vol. LIX, p. 237.

expression admet divers degrés de résistance au feu et ne reconnaît à aucune matière la qualité d'être ignifuge ou indemne de tout dommage par le feu. C'est pour cela que l'International Fire Prevention Congress, réuni à Londres en 1903, après avoir approuvé cette distinction, adopta les résolutions suivantes:

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‘“‘Relativement aux étalons de résistance au feu, le congrès accepte ceux proposés par le British Fire Prevention Committee et décrète par la présente que les étalons universels de résistance au feu seront à l'avenir —

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