POURCENTAGE DE L'EXCÉDENT DU COÛT DE CHAQUE TYPE SUR LA PLANCHE
Type 8—En bois revêtu à l'extérieur en brique de quatre pouces; surface intérieure doublée, lattée et plâtrée. Type 9—En bois revêtu à l'extérieur en brique de quatre pouces reposant directement sur les montants; surface intérieure doublée, lattée et plâtrée.
Des soumissions pour chaque type de maisons furent demandées à cinq entrepreneurs, et leurs prix sont les suivants:
|Revêtement
O1 C9 ND es
Excedent moyen
Planche] Bar-
deaux
Mur | Mur
creux | plein
en | en |
brique | brique 10 } 12
pouces | pouces
Revêtement | en | brique sur blocs creux
| Stuc sur bois
Revêtement en brique sur bois
Des recherches attentives par d'autres autorités bien connues supportent les chiffres compilés par Mr. Fiske. de la maison MacDonald and Joslin, Boston, dans Comparatire
Revêtement en brique sur montants
Arthur W. Joslin
Costs of Common Types of Wall Construction, donne l'augmentation estimative suivante du coût de dix types de maisons:
ER EEEEEZEZEZEZEZE———————
Excédent sur maisons en bois
Type de maisons
Pour les murs| Pour toute seulement la maison (d'habitation)
Maison eu bois couverte en bardeaux............... 3.2 pour cent] .3 pour cent Maison en bois revêtue en stuc..................... A A RS °C TE Maison en bois revêtue en brique................... LCR NT 2 EUR Brique ‘sand struck,’ 8 pouces..............,...... 40.3 ‘“ ‘“ |40 ‘* * Brique ‘water struck,’ 8 pouces............ ....... LE SO] 6 Er DCE Brique de face, 8 pouces. ......................... SEC SES EREL Brique ‘sand struck,’ 12 pouces. ................... BAD SG US" Brique extérieure ‘water struck’. 12 pouces. ......... 130.0 ‘ ‘“ 1130 ‘“ ‘ Brique de face, 12 pouces......................... FT SE 55 AT Blocs de terra cotta creux, 8 pouces................ COR CCS EX OS
Ces chiffres étaient basés sur les prix des matériaux en 1914 et montrent clairement que, pour les maisons d'habitation, le coût de la construction en matériaux incombustibles ne devrait pas excéder de 15 pour cent celle en matériaux combustibles. Mr. Joslin en arrivant à ses conclusions dit:
“Quand on fait entrer en ligne de compte l'augmentation de l'effet architectural et la diminution des frais d'entretien et l'assurance contre l'incendie,on se demande combien de temps continuerons nous encore à construire des maisons si inflammables et si répandues partout aujourd'hui.”
Cette prétention est soutenue par une grande firme de constructeurs spéculateurs:
“En tenant compte de l'économie réalisée sur l'assurance contre l'incendie, sur le chauffage et le peinturage, nous avons constaté qu'il n'y a pas de différence de coût, à la fin de quelques années, et nous construisons maintenari tout en brique. Lorsque nous voulons vendre une maison, nous retirons environ 81,000 de plus, si elle est en brique au lieu d'être en bois, parce qu'elle est plus belle, plus durable et plus économique. Une maison de brique est plus confortable qu'une maison en bois: elle est plus fraîche en été, réclame 33} pour cent moins de chauffage en hiver, d’après les expériences que nous avons faites.’
Il n’est pas facile d'établir des comparaisons entre les frais de construction de maisons autres que celles d'habitation, car il faut tenir compte des divergences qui existent entre la situation, le dessin et les devis, les matériaux et la main-d'œuvre: mais on peut
dire, d’une manière générale, qu'un édifice tout à fait incombustible ne coûte pas plus de 10 à 15 pour cent de plus qu'un autre dont les matériaux de construction sont inflammables. J1 sera possible de réduire cette différence à moins de 10 pour cent dans la construction des magasins et entrepôts. Des soumissions récentes, pour la construction de quatre édifices en béton et boisage uni, montrent que les constructions incombustibles coûtent seulement un peu plus par pied cube.* Le Professeur C. E. Young, de l’université de Toronto a dit que l'on peut ordinairement bâtir des édifices incombustibles moyennant un déboursé de 10 à 15 pour cent de plus que ceux à boisage uni, excepté dans la ville de Toronto, où les règlements de construction, qui sont sévères, entraînent une dépense de 15 à 20 pour cent de plus.f
D'après Mr. Walter F. Ballinger la construction en béton coûte de 10 à 15 pour cent de plus par pied carré de plancher que celle à boisage uni. Le coût serait approximativement ie même, si l'on pouvait éliminer la forme de travail dans la construction en béton. Si la localisation est avantageuse et les matériaux d'accès facile, la construction en béton n'est pas plus coûteuse que celle en boisage uni. “Le coût de la construction d'un édifice à charpente en acier avec revêtement de terra cotta est généralement de 25 pour cent de plus que celui d’un édifice en béton. Cette différence provient de ce que l’on n’emploie dans le béton armé qu'environ un tiers de l'acier requis dans un édifice à charpente en acier.”’t
Mr. J. P. H. Perry donne quatorze exemples de coûts comparatifs entre les coûts de la construction à boisage uni et les manufactures à l'épreuve du feu. L'’excédent moyen du coût du béton armé sur la construction à boisage uni est de 6.7 pour cent.
Dans les quinze comparaisons, citées par Mr. Perry, des soumissions demandées pour les deux types, l'excédent du coût des édifices en acier et tuiles creuses sur celui des édifices en béton armé était de 6.4 pour cent.*
Si l’on excepte la question des presniers déboursés, les frais annuels d'entretien et de réparations des maisons en bois sont beaucoup plus élevés que ceux des maisons en brique. Les exemples suivants montrent les avantages des constructions à matériaux de qualité supérieure:
Coût de l'entretien
*Il ne faut pas oublier que les estimations du prix des constructions varient beaucoup. Lorsqu'il s'agit, par exemple, d'édifices de $100,000, il peut y avoir une différence de 830,000 entre la plus haute et la plus basse des soumissions.
Canadian Engineer, 26 fevrier 1914.
Mr. Walter F. Ballinger dans Proceedings of National Fire Protection Association, 1909
1. Maisons en bois, à 24 étages et sous-sol. Coût $10,000. Durée approximative, 20 ans.
Frais annuels avec intérêt à 4 pour rent................ $736.00 Réparations, peinturage, etc
Total par année...................... .. $986.00
2. Coût d'une maison en brique de mêmes dimensions, 811,500. Durée approximative, 40 ans.
Frais annuels avec intérêt à 4 pour cent................ $580.75 Réparations, peinturage, etc
LÉ 00 De DT OS 8680.75
Suivant un tel calcul, les frais annuels seraient de 8305.25, ou 45 pour cent de plus pour l'entretien d’une maison en bois que pour celui d’une maisu: en brique. De tels chiffres ne sont naturellement que des approximations, car il est impossible d'établir une proportion exacte des frais de construction et d'entretien, de la durée et du degré de détérioration. Ces facteurs dépendent entièrement de la nature de la construction, modifiée par la nature de l'occupation. Dans les maisons en charpente de bois revêtue de brique, la moyenne de la détérioration est de 13 à 2 pour cent par année, non compris les frais d'entretien. Le taux des frais est plus élevé dans les maisons en brique, il se monte quelquefois à 24 ou 3 pour cent. Par contre, 3 la détérioration moyenne d'un édifice à boisage uni est rarement ei supérieure à 13 pour cent, celle d'une maison incombustible } de 1 pour cent.f Ces chiffres justifient le prétention des experts lorsqu'ils disent qu'en tenant compte de tout, un édifice de première classe coûte moins qu’une construction en bois ou en brique de qualité inférieure.
La continuation de l'érection de tels édifices est certainement 1: une erreur, quand on se place au point de vue des affaires.
*Extrait d'un compte rendu intitulé: Comparative Cost and Maintenance of Various Types of Building Construction, des délibérations de la National Association of Cement Users, 1911.
Les calculs estimatifs de détérioration, par Tiffany, adoptés par le gouvernement des Etats-Unis, donnent les taux de détérioration suivanits:
Maisvn de brique, occupé par le propriétaire. ..............,,.1 à 1! par année ! Maison de brique, occupée par un locataire..." PSS OM Er Maison en bois, occupée par le propriétaire..." 7 RES CEE î Maison en bois, occupée par un locataire..." PET Re ;
Les calculs estimatifs, sur la détérioration des manufactures, par Matheson, contiennent des chiffres basés sur une étude approfondie des édifices à boisage uni, et qui montrent que le taux de déterioration des édifices incombustibles est d'environ un neuvième de 1.2 pour cent par année.
: F. W. Fitzpatrick, officier du conseil exécutif de la International Society. of State and Municipal Building Commissioners, prétend que la détérioration d’une construction incombustible est d'environ un neuvième de un pour cent.
Le rapport de la construction avec la sécurité de parois cher la vie de ceux qui habitent les maisons est évident
en soi. Le danger qui menace la vie humaine est influercé par (1) les matériaux employés à la construction; (2) le dessin; (3) les facilités de sortie, et (4) l'état phy.'que et mental des occupants.
Il va de soi que les matériaux employés devraient être incombustibles et agencés de manière à surmonter toute défectuosité ou faiblesse inhérente. Malheureusement, une maison, même construite de matériaux ignifuges et pourvue de tout ce qui est destiné à la rendre sans danger, peut être remplie de meubles ou fournitures inflammables, pouvant produire des gaz, de la fumée et de la chaleur en quantité suffisante pour détruire la vie des occupants. Cependant, les maisons bien aménagées et bâties avec des matériau. igni "ges, emprisonneront le feu au lieu d'origine.
La sécurité d'une maison dépend beaucoup du plan. Le maximum de séparation des sorties, l'isolement complet des escaliers, les murs coupe-feu requis, le degré et le caractère de la protection contre le feu, sont tous des détails importants. Pour réaliser de l'économie dans le plan, il faut que le but et l'usage de la maison soient bien définis. Ainsi, le degré de protection voulu, contre les dangers de l'extérieur, doit être assuré, et l'on en protège l'intérieur par des murs ou cloisons de division, des portes à incendie, et des appareils extincteurs.
Les principales issues sont (1) les ascenseurs, (2) les Issues appareils de sauvetage extérieurs, (3) les escaliers,
et (4) les murs coupe-feu. L'expérience a prouvé que les ascenseurs, sauf certains cas spécifiques, ne sont pas des moyens de sauvetage sûrs.
Des appareils de sauvetage en fer ont été installés à l'extérieur depuis plusieurs années; malgré leurs défectuosités et leur imperfection, ils sont maintenant bien connus partout. Leur présence à l'extérieur est un signe que les issues manquent à l’intérieur. On devrait les abolir partout, »xcepté dans les petits entrepôts et autres cas exceptionnels. Les appareils de sauvetage du type chute, ceux en tubes d'acier, avec hélice au lieu de marches, sont efficaces, si la seule entrée donne sur un étage, mais ils sont vite endommagés par ia rouille et deviennent inutiles.
La tour à l'épreuve de la fumée est devenue populaire depuis quelques années. C’est un escalier fermé dans lequel on ne peut pénétrer que par les balcons extérieurs; il n’a cependant pas plus de capacité qu'un autre escalier de la même dimension, et comme ses abords sont souvent exposés aux intempéries, et que son intérieur
est plus ou moins obscur, il ne sert guère aux usages ordinaires et il est négligé. Donc, tout l'espace occupé par les tours de sauvetage, en cas d'incendie, st une perte presque totale pour le propriétaire.
La capacité d'un escalier, si le temps n'est pas un facteur, est bornée seulement par son espace transversal, La situation est très différente, quand il s'agit d'un édifice à plusieurs étages, lorsque les occupants de chaque étage se précipitent vers les entrées de la tour. Si plus de personnes cherchent à entrer dans l'escalier à chaque étage et qu'il n'y a pas de place pour toutes entre un ttage et un autre, il y aura encombrement, de sorte que le mouvement descendant sera retardé et peut-être complètement arrêté. La contenance d’un escalier ordinaire, avec ouvertures à chaque étage, est de 12 personnes par étage avec 22 pouces de largeur par personne.
Elles sont de deux sortes: l'escalier à l'épreuve du ps feu et les murs coupe-feu; le premier est restreint et
ne suffit pas, quand il y a beaucoup de personnes dans un édifice; il est avantageux, lorsqu'il y a 8 étages ou moins, et que chaque étage ne renferme qu'un petit nombre de personnes. On a démontré par des exercises de sauvetage que certaines personnes sont épuisées, lorsqu'elles descendant plus de 7 étages et qu'elles montent 3 ou 4. Une fois excitées, certaines personnes se laissent choir; fatiguées, elles tombent et font tomber d’autres sur elles, et bientôt le passage est bouché. On a relevé plusieurs exemples où des empilages ont eu lieu bouchant complètement les escaliers: les corps étaient si pressés les uns contre les autres, qu'il a fallu beaucoup de temps et d'efforts aux agents de police et aux pompiers pour les séparer. Nous connaïissons au moins deux cas semblables, qui sont arrivés, lorsqu'on avait sonné une fausse alerte; il n’y avait cependant pas de raison pour créer une panique proprement dite. Si les édifices ont plus de 8 étages de hauteur, il faut recourir à d'autres moyens que les escaliers pour sauver les occupants.
La seule solution pratique est le mur coupe-feu bisectionnel. D'un autre côté, c'est la solution la moins dispendieuse du problème, si elle est appliquée d'une façon économique et intelligente. Mais on est préjugé contre pareils murs, une telle opposition provient d'un manque de connaissance de son applic:‘t ;5n contre le danger qui menace la vie.
Les assureurs ont cependant reconnu d:puis longtemps son mérite et ses avantages, pour la protection des immeubles. L'orsqu’un
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tel mur existe, les conditions des bâtiments sont tellement changées qu'il est souvent possible de réaliser de grandes économies sur les moyens de sauvetage. Cette économie contrebalance amplement, en général, le coût total du mur coupe-feu et réduit notablement aussi le coût le l'édifice. Il faut au moins un escalier et un escenseur de chaque côté du mur coupe-feu, et celui-ci devrait être percé de deux ouvertures aussi éloignées que possible l’une de l'autre, sur lesquelles il faudrait deux portes à l'épreuve du feu.
Il n'est guère probable qu'un incendie éclate en même temps de chaque côté de ce mur. Lorsqu'il en survient un dans une section de l'édifice, les personnes qui se trouvent en cette partie en sortent par les portes du mur coupe-feu, les ferment derrière elles et sont en toute sûreté. La moitié de l'édifice où le feu a commenc“ peut se vider en inoins d'une minute, s'il n'y a pas plus de 300 personnes sur chaque plancher; 150 passeraient ainsi par chacune des portes. Si l’on applique convenablement le principe du sauvetage horizontal, constitué par le mur coupe-feu dans les plans des nouveaux édifices, on s’assurera un moyen de sécurité sans grandes dépenses.
| Les maisons d'école sont tout aussi exposées à me devenir la proie des flammes que les autres: elles devraient donc être aussi bien construites et protégées. La statistique des feux, qui ont endommagé ou détruit de telles constructions au Canada, montre que chaque semaine, depuis quatre ans, on a signalé un feu dans une école publique ou dans un pensionnat. Les pertes causées par de tels feux se sont élevées à plus d’un million et quart de dollars. L'examen de ces maisons montre qu'il n’y a même pas une par cent qui soit de matériaux incombustibles, et que plus de soixante pour cent sont construites en bois.
La protection contre le feu des 28,000 écoles publiques du Canada, où plus de 1,500,000 enfants passent la plus grande partie de leur temps, n’a reçu que peu d’attention en dehors des cités et des villes dont les règlements en régissent le mode de construction.
Les citoyens favorisent, en général, la prorection efficace des écoles contre le feu, mais lorsqu'il s’agit d'une maison en particulier, le public de la localité adopte presque invariablement le type de construction qui coûte le moins cher. Heureusement que jusqu’à présent les pertes de vies dans les écoles n’ont pas été très nombreuses: mais les citoyens ne devraient pas attendre un ou plusieurs désastres avant d'exiger que ces maisons soient à l'épreuve du feu.
Le manque d'intérêt chez ceux qui sont le plus intéressés se révèle dans les règlements provinciaux en vigueur. On peut les résumer brièvement ainsi
Règlements Provinciaux
au'il suit:
NouveLLe-Ecosse—La province n'a pas adopté de règlements spécifique gouvernant la construction des écoles, mais, les plans doivent être généralement approuvés par l'inspecteur. Les plans des académies de comtés sont sanctionnés par le surintendant de l'éducation et l'approbation de l'inspecteur.
Il est statué que les portes de chaque église, maison d'école, théâtre ou salle publique, devront s'ouvrir sur le dehors, sous peine d'une amende maximum de 850; mais le surintendant de l'éducation dit que dans tous les districts ruraux et dans plusieurs des cités et villes, la violation de ces lois est plus commune que leur observance. Les maisons d'école de campagne sont toutes en bois et d'un seul étage.
Nouveau-BRUNSWICK—I] n'existe pas de règlements gouvernant la construction des maisons d'école; mais certaines règles, formulées en conformité de la Loi des écoles, pourvoient au confort des élèves et déterminent le minimum d'espace, de lumière et de ventilation. Le département de l'éducation fournit les plans des petites écoles qui doivent être approuvés par l'inspecteur.
ILE pu PRINCE-EpouarD— Nulle loi ne régit la construction maisons d'école; les règlements actuels ne touchent qu'au ‘rt et à la ventilation. Presque toutes les écoles, excepté à “lottetown et Summerside, sont construites en bois. En ces x villes, les maisons sont en brique et sont régies par les règlements municipaux.
QuÉBEC—Toutes les maisons d'école de la province doivent être construites conformément aux plans approuvés par le surintendant de l'instruction publique. Une fois terminées, elles doivent être approuvées par l'inspecteur. La loi prescrit des appareils de protection et des issues dans les institutions publiques; elle exige des exercices de sauvetage et des instructions sur la manière d'employer les appareils de protection, dans les écoles et les collèges.
ONTARIO—Les règlements du département de l'éducation régissent la construction, l'éclairage et la ventilation des écoles. Les règlements ayant trait aux feux sont les suivants:
“L'école devra être construite en bons matériaux et, si possible, incombustibles. Les cloisons seront en brique et monteront du sous-sol au toit.
“Le plafond du sous-sol sera revêtu de feuilles de tôle ou d'autres matériaux aurables et ignifuges.
“Tous les planchers devront être doubles, le supérieur en bois dur de bonne qualité. Les planchers supérieurs des maisons de plus d'un étage seront rendus sourds par du mortier, feutre ou autres matériaux.
‘Les maisons qui ont plus d'un étage en hauteur seront pourvues d'appareils de sauvetage en fer parfaitement sûrs, et de moyens faciles de sortir en cas de feu, + “mir pour les élèves et toujours entretenus en bon état. Tous les escaliers et les appareils de sauvetage à l'usage des élèves seront de largeur suffisante et rrotégés par des treillages de sûreté propres à protéger les élèves de tout âge qui s'en serviront. Tous les matériaux des escaliers seront ignif uges."
Le département de l'éducation fournit des plans et devis
modèles pour les maisons en brique ou en bois. Il faut que tous les plans soient approuvés par l'inspecteur d'école.
MaxiToBa—Nul règlement défini en ce qui concerne la construction des maisons d'école, cependant le Bureau aviseur du département de l'éducation est autorisé à frmuler de tels règlements. Mais tous les plans des maisons d'écoie doivent être soumis
à l'approbation du département de l'éducation, mais cette formalité n'a d'autre objet que d'assurer le département que l'on a prévu à un bon système d'éclairage et de ventilation.
SASKATCHEWAN—Les statuts de la province ne contiennent aucune loi régissant la construction des maisons d'école, mais la Loi des écoles autorise le département de l'Education à € ‘er ues maisons convenables. Les maisons d'école rurales sont ora.nairement en bois; mais les urbaines sont en brique et se conforment aux règlements municipaux.
ALBERT\—La province n'a adopté aucun règlement défini en ce qui regarde la construction des maisons d'école, mais les statuts prescrivent que lorsqu'on emprunte de l'argent pour bâtir une maison d'école, la durée des obligations ne devra être que de dix ans dans le cas d’une maison en bois, et de vingt ans, si la maison est en brique. La loi interdit l'emprunt de fonds garantis par obligations, sans l'autorisation du département de l'Education, et le département s'est généralement prévalu de cette autorité pour exiger la construction de bonnes maisons d'école.
Des plans et devis étalons ont été préparés pour les écoles et le département tient à ce qu'ils soient suivis. Le département recommande aussi aux villages la construction d'écoles à deux salles
conformément au plan étalon pour cette classe d'écoles. A Part ces exceptions, tout architecte peut préparer des plans et devis, mais ceux-ci doivent être revêtus de l'approbation de l'architecte provincial.
CoLOMBIE-BRITANNIQUE— Nulle loi ne régit la construction des maisons d'école. Ma \-rsqu'une subvention provinciale est accordée aux districts d'écoles urbaines, le département de l'Education se réserve le droit d'examiner les plans des maisons d'école et de les modifier si la chose est nécessaire. Les commissaires des écoles urbaines s'adressent à leurs propres architectes. Le gouvernement bâtit à ses frais la première maison d'école dans les campagnes; l'architecte provincial en prépare les plans et devis.
Il y a trois types de maisons d'école: maisons en
bois, en bois revêtu de brique, en matériaux ignifuges.
(a) Les maisons d'école en bois ne devraient être tolérées que dans les campagnes, ni avoir plus d'un étage. La valeur foncière n’est pas suffisante pour justifier le danger de bâtir à plus d'un étage. Si l'on se sert de fournaises pour réchauffer ces maisons, il faut qu'elles soient tout à fait à la vue. Les fournaises À air chaud ou à eau chaude devraient être installées dans le sous-sol ou dans un compartiment séparé, avec murs et plafonds en matériaux ignifuges ou incombustibles, les ouvertures ayant été complètement protégées.
(b) Les écoles avec murs en maçonnerie et à solives en bois devraient être réservées aux petites villes et aux faubourgs peu populeux et n'avoir pas plus de deux étages en hauteur. Dans le plan on devr ‘* surtout tenir compte des escaiiers, corridors et sorties. Lors in édifice n'a que deux étages en hauteur, ces points sont muine alors de première importance.
Tous les escaliers et corridors devraient être de :natériaux ignifuges, et la chambre de la chaudière, sinon tout le sous-sol, devrait être complètement isolée du reste de ]1 maison. Les appareils de sauvetage, les pièces servant «entrepôts et les armoires ou placards rarement en usage, sont les principales causes des incendies. Ces div ‘ses choses sont généralement reléguées dans le sous-sol; il s'ensuit qu'il faut isoler cette partie de la maison.
(c) Peu de villes et de villages disposent de l’argent nécessaire Pour construire des maisons À matériaux incombustibles qui sont très coûteux; ils ne sont pas non plus assujétis par des demandes de
nouvelles maisons ni tenus ainsi de fournir de meilleures constructions. Vu ces raisons et d'autres, on continuera la construct’ in de maisons ordinaires en bois et en brique, et c'est pour de telles maisons que les recommandations sont le plus nécessaires. Le plan de la maison et la protection des ouvertures verticales sont plus importants que le type de construction ou le choix des matériaux, car ces deux facteurs affectent la protection de la vie des occupants.
Depuis cinq ans. les théâtres de vues animées sont Recon do devenus une des principales places de récréation.
On calcule que plus de 500,000 personnes y entrent chaque jour; il importe donc de prendre toutes les précautions possibie: pour en assurer la sécurité. Ce sont généralement des femmes et des enfants qui les fréquentent, et le danger serait très grave, advenant une panique.
Les recherches concernant la construction de paieils théâtres ont démontré que plus de 29 pour cent de ceux qui existent au Canada sont en bois. En 92 cas, des familles sont loges au-dessus, et n'ont d'autres issues que les escaliers, s'il écluve un incendie. Les chiffres suivants ont été fournis par des autorités locales.
TABLEAU No. 19—THÉÂTRES DE VUES ANIMÉES AU CANADA mme | Logements Cités de villr:o Théâtres Théâtres au-dessus
en brique en bois des théâtres
Plus de 10,000 de population 26 De 5,000 à 10,000 population. . ..…. nee 59 15 5,000 population Fe 4
L'existence ”‘ .: si grand nombre de théätres en bois paraît inconcevat'e, quid on sait à quel danger ils sont exposés par le feu; mais le fait se passe d'explication. Quand les vues animées étaient à leur origine, les promoteurs doutaient plus ou moin. des profits qui en dériveraient; ils ne voulurent pas risquer de grandes sommes d'argent en des constructions coûteuses. Plusieurs théâtres furent donc bâtis à la hâte et à peu de frais, et souvent les précautions les plus élé-nentaires furent négligées. Maintenant la construction
est régie par des lois, complétées par des règlements municipaux, qui sont mises en vigueur partout, afin de pr: téger la vie du public.*
La plupart des manufactures modernes au Canada Manufactures sont amplement protégées conire le feu et pourvues
des moyens de sauvetage nécessaires pour les personnes qui y s3nt employées. Les dispositions des différentes lois provinciales des manufactures ont con: ‘bué à perfectionner les anciens établissements. Le principal danger consiste en ce que certains édifices, destinés à une spécialité d'industrie, sont maintenant occupés par une autre tout à fait différente. Plusieurs édifices construits pour loger des bureaux et pour un certain nombre d'occupants, ont été convertis en entrepôts et finalement en manufactures. Il est virtuellement impossible d'y ménager des sorties qui garantiront la sécurité des occupants. Mr. H. J. F. Porter de New York, qui a fait 1. : étude spéciale des précautions nécessaires pour la protection de i: vie des employés dans les manufactures, demande que toutes soient affectées par permis spécial à des occupations spécifiques, et que toutes soient essayées pour rapidité de sortie, avant leur mise en usage. Il énonce re qui suit:
“Les édifices des manufactures sont des sources de grands dangers pour leurs occupants, tant par leur construction que par
l'empêchement d'une sortie rapide, par suite de la mauvaise disposition des machines, fournitures et appareils, et le petit nombre, la dimension et le caractère des issues. Depuis quelque temps, on a beaucoup recommandé l'usage général des constructions incombustibles, et les exercises de sauvetage par les occupants de pareils édifices, afin de savo'r si, en cas de danger ils pourrais t er sort
facilement. Par ‘facilement’ on entend trois minu on sait que le monde ne cherche pas à rester plus longtemps, .: ce serait dangereux de prolonger le temps. Pour protéger les oc.upants, en cas d'éventualités, il faut faire une des deux chose; suivantes: (a) il devrait y avoir deux escaliers dans l'édifice, de sorte que si l'un est obstrué par les flammes ou la frrmée, l'autr. peut être utilisé et le nombre des occupants réduit sur chaque plancher pour ne pas
QE Loi des théâtres, chap. 25, 1911-12. Modifie par le chap. 2, COLOMBIE-BRITANNIQUE.—Loi des vues animées, chap. 75, 1914. Modifiée
par le chap. 62, 1915 et chap. 31, 1916.
MaNiTosa.—Loi des vues animées S.R., chap. 132, 1913. Modifite par le chap. 42 ,1915.
Nouveau-BRuNswICK.—Loi des théâtres et cinématographes, ch». 13, 1912. Modifiée par le chap. 38, 1916.
NouveLLe-Ecosse.—Loi des théâtres et cinématographes, chap. 9, 1915. Modifiée par le chap. 31, 1916.
ONTARIO.—Loi des théâtres et cinématographes S.R., chap. 236, 1914. Modifiée par le chap. 20, 1915.
QuÉBEC.—Loi concernant la sécurité publique dans les édifices publics. S.R,. art, 3749-3783, Modifiée par le chap. 34, 1911, chap. 40, 1914 et chap. 58, 1915.
SASKATCHEWAN.—Loi des théâtres et cinématographe . chap. 28, 1913.
encombrer l'espace restreint de la partie qui se trouve entre les deux planchers; ou (b) le nombre des escaliers devrait être augmenté de manière qu'il y ait deux escaliers séparés et indépendants de chaque étage jusqu’au rez de chaussée qui aurait aussi sa propre sortie de l'édifice. Les occupants peuvent alors se servir de celui qui n'est pas intercepté par le feu et continuer à descendre et à sortir par le bas sans nuire à ceux d'aucun autre étage. Les exercices de sauvetage en ces conditions réussissent plus ou moins bien. De tels chagements dans les anciens édifices sont dispendieux, car il faut installer deux escaliers de chaque plancher au sol, afin que si l’un est intercepté par un feu l’autre peut être employé. En outre, les exercices de sauvetage sont dispendieux, car ils sont la cause non seulement d’une perte de temps, mais la montée et la descente des escaliers réduit notablement la somme de travail des employés. Un mur coupe-feu, qui sépare un édifice en deux sections, élimine la nécessité des appareils de sauvetage extérieurs, le doublement des escaliers et les exercices de sauvetage. Ce principe de sauvetage horizontal présente une méthode satisfaisante de protéger les ocrupants à peu de frais. On devrait l'introduire dans les anciens édifices et interdire les appareils de sauvetage verticaux. Les lois devraient (a) défendre aux architectes et aux constructeurs de dessiner des édifices qui ne pourraient être vidés en trois minutes après un signal donné; (b) obliger les autorités municipales à faire des exercices de sortie en chaque édifice, afin de savoir si l'édifice peut être évacué en trois minutes. Si la chose est impossible, il faudra des changements. Les autorités devront, dans la suite, répéter les mêmes exercices, de temps à autre, afin que les conditions premières soient maintenues.”
Les institutions établies pour la protection des occupants sont souvent dépourvues des moyens de sauvegarde contre l'incendie. Bien que les hôpitaux et asiles, récemment construits au Canada, soient des édifices à matériaux ignifuges, il y a lieu d’y faire des améliorations tout comme dans les anciens. On semble avoir oublié, dans le plan des institutions, que l'édifice, tout en étant incombustible, est meublé et garni de fournitures inflammables en quantité suffisante pour alimenter un grand feu. En d’autres édifices, les défauts de construction, tels que les escaliers non protégés, les corridors ouverts et les portes étroites sont choses ordinaires. Des appareils de sauvetage extérieurs sont installés sur tous les édifices qui sont surveillés par le gouvernement provincial, mais en plusieurs institutions leur valeur est très douteuse. Si les malades infirmes ne sont pas aidés, il leur est impossible d'atteindre les appareils de sauvetage extérieurs. En certaines institutions, telles que celles où sont logés des aliénés, il faut que les portes de sortie soient toujours fermées à clef, surtout celles qui ouvrent sur les issues de sauvetage. Pour remédier aux défauts capitaux de la situation, on recommande que
Institutions publiques
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chaque hôpital, asile ou institution publique séparent en deux parties chaque édifice par un mur coupe - feu incombustible. Advenant un feu d'un côté, des avertisseurs automatiques donneront le signal à tous ceux qui sont en cette partie, afin qu'ils
passent dans l’autre par les portes, sans courir le danger des appareils verticaux.
Les architectes et les entrepreneurs peuvent faire Her ER beaucoup pour éliminer les dégâts dûs à l'incendie.
Autrefois, on s'est plaint que les constructeurs n'ont pas donné assez d'attention aux mesures préventives. Safety Engineering, juin 1917, décrit en la manière suivante la responsabilité des architectes:
“L'architecte est tenu de spérifier, conseiller et demander des constructions ignifuges. Les pertes énormes par le feu en Amérique sont loin d'être un crédit pour les architectes de ce pays. Ce sont des créateurs de conditions dangereuses. On déplore la perte d'environ 9,000 personnes par année. Que peuvent dire les architectes en face de ces faits? Les plans sont soumis à l'approbation de l'architecte. Il devrait ne jamais approuver aucune construction qui peut devenir la cause d’une terrible perte de vies. Si les architectes voulaient être consciencieux, les pertes annuelles par le feu seraient considérablement réduites. Les constructeurs, d'un autre côté, peuvent rendre de grands services À un pays et faire disparaitre l'impression qui semble attribuer à cette profession la cause première des énormes pertes qui sont causées par le feu.”
Malheureusement, les architectes ont préféré mettre en première ligne l'esthétique, la commodité et le coût, et reléguer au second plan les moyens de protection contre l'incendie. D'un autre côté, quelques partisans des mesures préventives à outrance sont tombés dans un autre extrême, en ne voyant dans un édifice aucune valeur, à moins qu'il ne soit conforme à toutes les exigences de ces mesures. Les architectes et les constructeurs ont visé aux grands espaces, aux escaliers grandioses, aux décors tapageurs, sans tenir compte du fait que ces fanferluches sont lourdement taxées par les assureurs, puisque ce sont des amorces d'incendie. On pourrait citer de nombreux exemples pour Prouver que les constructeurs n'ont pas éliminé les dangers, que des agents d'assurance auraient pu leur signaler aussi facilement avant qu'après la construction d’un édifice. Donc, il faut conclure qu'il n'y a eu jusqu'ici aucune entente entre les architectes et ceux qui cherchent à prévenir les dangers d'incendie. Mais la situation semble s'améliorer rapidement; inutile de chercher longtemps la cause. La destruction de maisons par le feu est devenue si générale que les frais d'assurance constituent une des dépenses qui augmentent grandement le coût des constructions: l'architecte est tenu d'y faire attention dans l'intérêt de son client,
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Le Canada ne devrait employer que des personnes dûment qualifiées, quant à la technique, pour tracer des plans d'édifices et les mettre à exécution. Les soi-disant architectes et les constructeurs spéculent sur les dangers pour la vie de leurs concitoyens. Très peu de ceux qui engagent des architectes possèdent les connaissances voulues, pour juger de leurs qualifications techniques, après une entrevue. Ces qualités se révèlent par les effets, et l'employeur paie souvent cher leur mise à l'épreuve. On a souvent discuté la question de licencier les architectes aux Etats-Unis et au Canada; mais jusqu'à présent la campagne n'a pas été un succès. En quelques-uns des états, par exemple, dans l'Illinois, une loi spéciale oblige les architectes à se pourvoir d’une licence ou certificat de qualification et de se faire enregistrer, après avoir subi un examen devant un bureau institué à cette fin.*
Architectes licenciés
Taxation Un moyen propre à améliorer la construction au municipale Canada serait la réforme de la taxe municipale. des constructions Actuellement on ne tient pas compte du fait que l'on hausse l'évaluation d’une propriété de 20 à 30 pour cent en y construisant une maison de première classe au lieu d'une tout à fait inférieure. Les compagnies d'assurance accordent une réduction de tarif, lorsqu'il s’agit d'une bonne construction et d'améliorations. Il est donc parfaitement logique que les municipalités suivent un tel exemple dans l’imposition de la taxe immobilière.f Puisque les municipalités sont tenues d'entretenir des services coûteux pour se protéger contre l'incendie, par suite de la défectuosité et de l'ininflammabilité des maisons, cette taxe, en toute justice pour la population, devrait être plus équitablement imposée Engineering and Contracting du 25 avril 1917, public ce qui suit à ce sujet:
“On regarde si généralement la protection contre l'incendie comme une fonction municipale que peu d'hommes d’affaires se sont posé cette question: Quelle économie réaliserait-on, si tous les appareils et les services d'incendie d'une ville étaient confiés à des compagnies d'assurance? Qu'en résulterait-il, d'un autre côté, si ces compagnies étaient autorisées à percevoir les frais de protection contre l'incendie, sous forme d’une partie des primes qu'il faut payer pour être assuré contre le feu?
“Si l’on agissait ainsi, il est certain que l'on ne continuerait pas longtemps à bâtir des ‘amorces à incendie’ dans les villes. On taxe
*La loi susmentionnée est intitulée ‘An Act to Provide for the Licensing of Architects and Regulating the Practice of Architecture as a Profession in the State of Illinois.” Sanctionnée par l'Assemblée générale, le 3 juin 1897 et modifiée en 1899, 1905 et 1911.
De nombreuses améliorations seraient effectuées, si les méthodes avengles de taxation, qui grèvent les améliorations, punissent le bons citoyens et laissent indemnes les moins désirables. Toronto Saturday Night, le 12 mai 1917.
maintenant les édifices incombustibles pour protéger ces ‘amorces.' Cette anomalie provient du fait que les services d'incendie d'une ville sont maintenus par la taxe générale imposée sur les propriétés de la ville. Un édifice à l'épreuve du feu ayant une valeur intrinsèque supérieure à un autre qui ne l'est pas, est plus lourdement taxée pour le maintien des services d'incendie. Nous avons donc ainsi l’absurdité économique de tels services soutenus presque totale-
ment par les taxes imposées sur des propriétés qui réclament le moins, leur protection.
“Si les conditions étaient renversées ce qui arriverait si les compagnies d'assurance s'occupaient de la protection contre le feu, l'accroissement des dépenses provenant de la propagation des constructions combustibles les aurait bientôt éliminées."
Les proportions des services d'incendie et les dépenses supplémentaires d'eau qui en sont la conséquence, ne sont pas basées sur la possibilité d'un incendie dans un édifice de première classe, mais sur un maximum de choses nécessaires pour empêcher des conflagrations telles que les assureurs croient possibles dans presque toutes les villes du Canada. Une réforme dans le mode de taxation placerait le fardeau de l'entretien de cette protection sur ceux qui la rendent nécessaire, et en soulagerait ceux qui sont animés de l'esprit public et qui ont assez le sens des affaires pour bâtir de manière à se dispenser de ces services.*
nes L: contrôle législatif de la construction des maisons nn ir de toute nature est le seul et durable remède aux conditions qui existent au Canada. Les arrêtés des
municipalités des grandes villes ont déjà produit de bons résultats, mais il y a beaucoup à faire encore, avant qu'il y ait véritable progrès. Les mesures préventives locales n'ont d’autres valeur que celle qui leur est accordée par le sentiment local. On dit souvent que les restrictions imposées sur les édifices profitent aux architectes et aux constructeurs, ou à quelques intéressés en particulier. Non seulement les bonnes lois sont combattues, mais les propriétaires d'édifices sont souvent aidés par leurs architectes, qui devraient être les premiers à favoriser les règlements de protection. On use de tous les moyens pour éviter la lettre de la loi. On construit des murs moins épais, on gagne en hauteur, les ouvertures des murs et les passages verticaux ne sont point protégés, et l’on cherche toutes sortes de voies détournées pour réduire le coût des édifices. Les architectes et les propriétaires exercent une pression néfaste sur les membres du conseil municipal; ceux-ci ne se fontguère de scrupule d'imposer leurs vues au département de la construction et d'accorder
"La ville de Cologne accorde une réduction de taxes à celui qui construit un meilleur type de maison que ne le demande la loi.
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des ‘permis spéciaux’ pour la construction d'un édifice ou maison quelconque, sans tenir compte des règlements. Des centaines d'édifices ont été construits dans les villes du Canada par ‘permis spécial’ et sont un défi irrécusable aux règlements locaux.
Dernièrement le conseil et le comité des propriétés de la ville de Toronto ont voulu forcer la main à l'architecte de la ville en accordant un permis à un théâtre de vues animées, contrairement aux dispositions du règlement municipal, qui portent qu'un théâtre ayant place pour 500 personnes ou plus Soit être incombustible. En ce cas l'avocat de la ville, le pompier en chef et le chapitre de architectes de Toronto se rangèrent du côté de l'architecte de la ville qui cherchait à se cramponner au règlement. On trouve presque partout des exemples frappants de violation ds règlements qui régissent la hauteur des édifices. (On modifie aussi parfois les règlements en des séances secrètes, afin de favoriser quelques gens influents. Un architecte de ville et un inspecteur d’édifices sont ordinairement qualifiés pour surveiller la mise en vigueur des règlements concernant les constructions, mais s'ils cherchent à suivre la ligne droite, ils se heurtent à un échevin dont l'autorité repose sur l'accident de quelques votes.