VALEUR DE L'AMIANTE PRODUIT AU CANADA
Matière brute Matière brute expédiée des mines
Production canadienne
La concurrence avec le bois a restreint dans le passé l'utilisation de ces matériaux au Canada. La hausse du prix du bois d: construction et la préférence accordée par les compagnies d'assurance à la construction améliorée, ont cependant créé une demande qui diminue rapidement la différence des prix. Les prix en gros des matériaux de construction, tels que recueillis par le département du Travail, montrent une augmentation d'environ 60 pour cent du coût du bois en 1915, comparativement à celui de 1910. Pendant la même période, le prix de la brique a monté d'environ 48 pour cent, mais le prix du ciment a baissé de 46 pour cent.
Importance Un examen attentif de la force, de la durabilité et des épreuves des qualités structurales des matériaux résistibles au Rp feu, des formes d'application les plus convenables et de la dissémination des renseignements relatifs à leurs coûts et permanence aurait sans doute pour résultat un emploi plus général. Bien qu'il y ait au pays une grande quantité de renseignements, ils n'ont pas été compilés avec le soin et l'exactitude que le demande l'importance du sujet. La plupart des données que l'on peut se Procurer sont en la possession de particuliers commercialement intéressés à ces matériaux: elles ne sont par conséquent pas de nature à présenter les faits en leur réelle lumière, ni à justifier les saines conclusions qui devraient en découler, F, W. Fitzpatrick, officier exécutif de l'International Association of Building Commissioners, dit là-dessus ce qui suit:
nn ere rteerereeereseenanenmemmemeneens
* J'ai fait examiner par des experts en leurs laboratoires respectifs des parties de deux blocs d'un matériel fabriqué par deux concurrents, et, en chaque cas, il fut péremptoir:ment prouvé que l'artick d'un des fabricants était parfait et que celui de l'autre ne valait rien. Dans l'épreuve par le feu, un expert obtient exactement les résultats qu'il veut, Un expert employé par une compagnie est naturellement porté à favoriser les intérêts de cette compagnie, et ses opinions seront plus ou moins moulées en cette direction. En dépit des magnifiques laboratoires attachés aux établissements d'un grand nombre de fabricants, je ne puis m'empêcher de hocher la tête, lorsque je lis dans les annonces que les matériaux de tels ou tels fabricants sont sunérieurs à ceux de tous les autres. Ayez de l'argent et vous obtiendrez presque toutes les sortes d'épreuves que vous désirez."
Les prétentions exagérées des annonceurs de tuile à constructions, de métal étiré, de stuc et de béton armé, sont non seulement irraisonnables, mais ont donné lieu à des interprétations contradictoires des lois qui régissent la construction des maisons. Le béton armé convient mieux à certains types de maisons, pour d'autres la terra-cotta est préférable. 11 faut dire aussi qu'à certaines constructions la brique, ou une forme de métal étiré qrelconque et recouvert de plâtre est supérieure à l'un et à l’autre de ces matériau. Ce qui est vrai des divers genres de maisons l'est égalerrent des formes sous lesquelles les matériaux doivent être appliqués. Il existe plusieurs sortes de blocs de béton et de tuile, chacune se prêtant mieux à quelque usage particulier. On compte aussi beaucoup de métaux étirés, qui utilisent divers genres de plâtre, ayant chacun une aptitude particulière pour telle ou telle fin, que scules l'expérimentation et l'investigation peuvent démontrer. Si des règlements obligatoires sont indispensables au contrôle de la construction des maisons, il faudra qu'ils reposent sur des données exactes, formulées à la suite d'épreuves des matériaux et appareils, suivant des étalons uniformes et invariables.
Incchérence Le manque de données autoritaires, en ce qui condes règlements cerne les matériaux et les modes de construction, Re dires ressort clairement de l'incohérence et des contradictions qu'on relève n plusieurs règlements de construction au Canada. Par exemple, le règlement municipal de construction de Toronto mentionne les pressions suivantes que supporte sans danger la brique de maçonnerie par pied carré:
Briques cuites au four, posées sur mortier, 4 tonnes.
Briques ordinaires, posées sur mortier de ciment Portland, 6 tonnes.
En comparaison, les pressions nermises par pied carré sur le sol sont les suivantes:
Briques durcies, posées sur du mortier de chaux, 7 tonnes. Gravier et gros sable bien cimentés, 8 tonnes. Argile durcie et sérhée, 4 tonnes.
Sable, compact et bien cimenté, 4 tonnes.
Suivant ces règlements, le zravier ou le gros sable bien condensé est censé capable de supporter une pression plus forte que toutes les sortes de brique. et deux fois plus que les briques cuites au four et posées sur du mortier de chaux.
Les dispositions du règlement municipal ayant trait à la force des longerons sont telles qu'elles exigent une construction plus lourde que ce que l'on adopte en général. Par exemple, un longeron, conforme aux spécification de la Canadian Society of Civil Engineers, ne serait pas acceptée pour emploi dans la construction à Toronto: et le département de l'architecte de la ville ne considérera pas comme
sans danger un longeron pour pont construit par le département des travaux de la ville,
Les mêmes divergences d'opinions existen, en ce qui regarde
les poutres et les colonnes en bois. Une colonne de pin jaune à longues feuilles, de 12 x 12 pouces et de 14 pieds de hauteur ne peut, d'après le règlement municipal, porter plus de 52 tonnes; le département des travaux la considère sûre sous un poids de 65 tonnes. Les gouvernements du Dominion ou d'Ontario permettent à une pareille colonne de porter 68 tonnes, Boston ou Buffalo 61 tonnes, Chicago 64 et Baltimore 70.
Le règlement prescrit aussi que les colonnes en acier des murs extérieurs devront être protégées sur leur face externe par une enveloppe de 10 pouces d'épaisseur, c'est-à-dire, de 9 pouces de brique et d'un pouce de ciment et de 4} pouces de brique plus un pouce de ciment sur la face inte--e, en dépii du fait que la chaleur d'un feu est bien plus intense à l'intérieur qu'à l'extérieur. D'un autre côté, on a spécifié qu'une enveloppe de 44 pouces suffit pour les longerons qui supportent les murs extérieurs, sauf qu'une épaisseur de deux pouces est spécifiée comme enveloppe minimum pour les rebords extérieurs de leurs oreilles. Le raccordement de ces longerons déplacerait le support latéral des colonnes murales et ferait tomber tout le mur. Si une enveloppe de 5} pouces est nécessaire pour protéger les colonnes, une protection de 44 pour les longerons est certainement insuffisante.
Par contre, le professeur C. R. Young* fait remarquer que San Francisco, après avoir reçu un rapport d'un comité spécial de l'American Society of Civil Engineers, exige seulement 2? pouces de brique posée sur du mortier de ciment pour protéger contre le feu tout le tour de pareilles colonnes. Chicago exige 4 pouces de brique à l'entour des colonnes extérieures et St. Louis 8 pouces seulement.
On a mentionné ces divergences dans le règlement municipal de Toronto, pour montrer qu'il est nécessaire d’uniformiser les étalons des matériaux de construction au Canada. On relève des absurdités pareilles, sinon pires, dans les règlements de construction des autres villes, qui donnent lieu à de nombreux griefs, tout en entraînant la dépense inutile de grandes sommes d'argent. A dire vrai, le manque de données pour y baser des règlements raisonnables recule le jour des étalons uniformes de construction au Canada. Il y a une différence d'environ quatre cent pour cent entre ce que l’on exige pour la même pression, dans la formule exprimée par diverses autorités, et suivie par les architectes pour calculer le renforcement de construction en plaques de béton uni. Si le chiffre minimum est exact, on gaspille une énorme quantité d'acier en suivant le chiffre maximum; et, d'un autre côté, si les chiffres maximums sont nécessaires à la sécurité des édifices, toutes les constructions qui ne s'y conforment pas devraient être condamnées. Le Dr. S. W. Stratton, du Bureau of Standards des Etats-Unis, décrit ce poirt de la manière suivante, en ce qui regarde la protection des colonnes d’acier contre le feu:
Effets économiques
“On dépense annuellement des millisns de dollars pour des édifices, dont l'intégrité dépend de la stabuiité des colonnes d'acier qui les supportent. One ne possède que peu de données scientifiques dont il soit possible de tirer des conclusions relativement à la protection nécessaire pour mettre ces colonnes à l'abri de tout danger en cas de feu. Les conditions exigées par les codes de construction diffèrent tant que quelques-uns exagèrent l'épaisseur de l'enveloppe, ce qui accroît beaucoup les dépenses de construction, ou bien d'autres codes se contentent d'une enveloppe trop mince, d'où un accroissement injustifiable de danger pour la stabilité de la structure en cas de feu.”
Plusieurs conditions, quoique admirables en théorie, sont irréalisables, à cause des dépenses qu'elles entraînent. Les règlements qui exigent un étalon trop rigide et ceux qui sont trop larges méritent condamnation, parce qu'ils atrophient tous les efforts d'amélioration.
*Les conditions structurales exigées par ie règlement de la construction, à Toronto, 1913. The Canadian Engineer, vol. XXIV, pp. 333-387.
assP[aus
aaissnod ua iuwanos u0}4 U9 Sauu0/0) Sap E| 9P SuAUON }uajN09 ‘Ney NP aJISUSQUI ed Sanpuoy ‘Sanbuiq Sep ‘anAe15 9}}20 SUEG
9puaaut XN91JSES9P UN,p 910414 Ej JUauUSIAap sJUe}SIS91 Snjd Sa xNa119jeu 597 N34 NQ 3AN34d43.1 Y 1LS3.N 3914103 INN
Ris ne A CT EE ACTE
| nos dites à à
TVérre die.
CLÉ ( CRTr"
ES 9 nn 5 © D = D S 0 9.0 M © SG À à © EC mes + DUNIEME un 2 g CT 9.0 5 à SDS GS 6 2 D O9 OU © ESS À D © À © D 0 O0 = 04
me ER
Le professeur C. R. Young, en discutant les conditions exigées par le règlement de construction de Toronto, dit ce qui suit:
“Le coût élevé de la construction à Toronto a pour cause les exigences trop rigoureuses du règlement municipal actuel. L'expérience a démontré que dans la construction en acier le coût total des édifices est de 3 à 10 pour cent plus élevé qu'il ne devrait l'être. Les constructions en béton armé coûtent au moins de 5 à 15 pour cent de plus que si elles étaient dessinées suivant un devis raisonnable et en même temps parfaitement sûr. Le gaspillage qui se fait dans les édifices à ignition lente est de 5 à 10 pour cent du coût total. À prendre en considération toutes les classes de constructions, on est parfaitement dans la vérité en disant que le gaspillage annuel en construction de maisons à Toronto est d'au moins $8750,000."
L'effet d'une telle sévérité en ce qui regarde les conditions de la construction est de restreindre le nomire des édifices de première classe. Mr. E. H. Darling, parlant devant la dernière conférence annuelle de la Canadian Clay Products Association, a dit: ‘Les conditions imposées en certains cas sont si exigeantes qu'elles créent un obstacle insurmontable, et favorisent la con.truction d’une classe inférieure d'édifices. Toute législation, qui exige un usage extravagant de quelques articles ou matériaux, accroît les frais de construction et restreint, au lieu de généraliser, la demande en faveur de tels édifices.” Une telle assertion est spécialement vraie, lorsqu'il s'agit de poser les conditions relatives à la résistance des matériaux au feu et au mode de construction; car ces sujets sont, pour la plupart des gens, purement incidentels par rapport aux questions plus importantes de la commodité et de l'apparence d'un édifice. C'est l'une des principales raisons contre l'adoption de règlements modèles tels que formulés par les assureurs.
Des formules et conditions gértrales, telles que sect reconnues à présent dans la construction au Canada,
ont été promulguées de temps à autre par l'American Society for Testing Materials, l'American Society of Mechanical Engineers, l'Université de Columbia, le département de la cc..struction de New York, le National Board of Fire Underwriters, l'Associated Mutual Insurance Laboratories, le National Fire Protection Association of Canadian Fire Underwriters’ Association. Comme les devis publiés par ces associations sont généralement basés sur l'expérimentation faite aux Etats-Unis, on se demande alors s'ils peuvent être suivis en toute sûreté au Canada. En outre, puisque ce sont des étalons plutôt facultatifs qu'obligatoires, ils sont évidemment impuissants pour régulariser effectivement et uniformément l'usage des matériaux et méthodes de construction. Leur adoption est naturellement influencée par le coût local et l'avantage de se
À à Émis Embed 1e to
Et
D rer eremeereneererenegenmerennnne cvuss
procurer les matériaux et, lorsque de tels devis font partie des lois de construction, ils sont souvent interprétés de façon à favoriser un produit particulier quelconque, ou à imposer une restriction inutile sur l'usage de quelque autre.
Les conditions des assureurs telles que promulguées par le National Board of Fire Underwriters de New York, et adoptées par presque toutes les organisations d'assurance des Etats-Unis et du Canada sont très compréhensives, car elles s'étendent à tous les matériaux, devis et fournitures qui modifient notablement les dangers d'incendie.* Publiées sous le titre de ‘ Rules and Requirements,” pour les organisations d'assurance, leur adoption générale est officiellement recommandée par la National Fire Protection Association. Comme leur application par le public est requise pour obtenir les réductions des taux d'assurance, elles sont reconnues comme des étalons assez bien établis en pratique.
Au point de vue de la protection contre le feu, leur efficacité est hors de doute, le seul reproche à leur faire c'est qu’ils représviitent
*Les étalons suivants, publiés par le National Board of Fire Underwriters ont ee = par la plupart des organisations d'assurance des Etats-Unis et du anada:
Machines à gaz ac{tylène et entrepôts de carbure de calcium.
Générateurs à gaz de charbon.
Fils et appareils élec*riques (code électrique national).
Outillage et organisation des services d'incendie (particuliers).
Portes et volets de protection contre le feu.
Extincteurs (chimiques).
Boyaux à incendie (pour pompiers).
Boyaux à incendie (installations particulières).
Pompes à incendie (étalon particulier pour chaque type).
Construction résistible au feu.
Machine à gaz et à gasoline.
Machines, lampes et systèmes d'éclairage à essence.
Fourneaux à essence pour cuisson et chauffage.
Séchoirs à grain.
Réservoirs à gravité.
Raccords de boyaux à incendie et accessoires de hydrautes.
Remises à bovaux d'incendie pour cours de moulins.
Incubateurs et couveuses artificiels.
Systèmes de pression à pétrole.
Paratonnerre.
Systèmes d’avertisseurs municipaux.
Pellicules en nitrocellulose.
Récipients à pétrole (combustible).
Appareils de chauffage et de sovcure.
Construction et protection de remises à wagons de chemin de fer.
Systèmes de signaux.
Régulateurs de pompes à vapeur et pompes auxiliaires.
Règlements uniformes concernant les édifices à ignition lente, la construction de qualité inférieure, les dangers généraux, les pétroleries, la protection générale, les enclos d'escaliers et d’ascenseurs, les thermostats, etc.
Les valves, les boîtes d'indicateurs et les hydrautes particuliers. Les vitres treillagées et les chassis de fenêtres en métal, etc. NotE: D'autres étalons sont à l'étude.
invariablement des conditions idéales. et non pas des restrictions de perfection raisonnables. La négligence et l'indifférence, qui ont caractérisé dans le passé la plupart des artisans américains et canadiens, sout de bonnes raisons pour justifier la sévérité des règles établies. Cependant, il n'est pas désirable d'incorporer les étalons de la plus haute perfection dans la législation générale, car bien que leur adoption soit justifiable, les exiger serait imposer de trop lourdes dépenses au public.
Nécessité Les moyens d'éprouver la qualité des matériaux au fasse dure Canada sont aussi nécessaires que l'établissement les matériaux d'étalons définis. Actuellement, les architectes, les constructeurs et les fonctionnaires municipaux sont tenus d'accepter les déclarations des manufacturiers quant à la valeur relative de la plupart des nouveaux matériaux et devis. Lorsqu'il s'agit de formuler “es lois de construction municipales, ceux qui dirigent les travaux sont constamment assiégés par les représentants de divers produits, chacun armé de raisons convaincantes pour prouver que les siens devraient recevoir préférence, ou admission de leur valeur. Dans le pêle-mêle causé par une multitude de données, les conditions sont souvent rédigées et interprétées en faveur de la vente plutôt qu'en conformité des résultats de l'expérience.
Vu la difficulté d’éprouver les matériaux au Canada, il est rarement possible d'exiger les conditions concernant la qualité, dans les devis de construction. Mentionner par exemple une marque particulière de ciment ou de plâtre peut exclure la meilleure, ou spécifier simplement le mot ‘plâtre, peut aumettre ce qu'il y a de plus inférieur. On s'efforce parfois de doubler des matériaux qui ont été reconnus sat. faisants, en prescrivant une marque spécifique et en ajoutant les mots ou ‘équivalent’ —ce qui est absurde, puisqu'il est impossible de comparer sans les étalons définis ou les moyens propres à faire des épreuves.
Plusieurs des principaux architectes du Canada ont signalé les désavantages qu'éprouvent les architectes, les ingénieurs, les constructeurs et les autorités municipales, en l'absence d’un laboratoire ou bureau central d'épreuves.
Mr. W. W. Pearse, architecte et surintendant des travaux de Toronto dit:
“Ce département s'occupe maintenant de reviser les règlements de construction de la vil :; nous éprouvons de la difficulté à nous Procurer des données exactes sur les produits canadiens destinés à la Protection des maisons contre le feu. Il me semble qu'un bureau centre! serait nécessaire pour donner aux différentes autorités muni-
cipales des renseignements complets sur les propriétés de résistance au feu et la force de support des divers matériaux de construction. Ce département est souvent tenu de recourir aux sociétés d'assurance ou à des villes aux Etats-Unis. C'est là un état de choses qui demande réforme. Nous nous adressons maintenant aux laboratoires de l'université de Toronto, mais ils nous sont fermés, pendant la durée des cours.”
Les laboratoires des grandes universités, tels que ceux de McGill, Toronto et Queen, et le laboratoire d'épreuves de la division des Mines, font un excellent travail d'expérimentation en beaucoup de sujets, et sont avantageusement outillés (non pas peut-être complètement) pour examiner et éprouver les matériaux de construction et de protection rntre l'incendie.* Les architectes et les ingénieurs consultent fréquemment ces laboratoires et soumettent des matériaux à leur examen, mais en dehors des plus importantes villes, on ne semble pas tirer parti des avantages qu'ils possèdent.
Les étalons acceptés par le National Board of Fire Underwriters, de New York, auxquels on a déjà fait allusion, spécifient que tous les matériaux de construction et de protection contre l'incendie et les apparcils électriques doivent être soumis pour épreuve et approbation à l'Underwriters’ Laboratories, Inc., de Chicago.t Conformément à ces étalons, adoptés par les organisations d'assurance du Canada, il est indispensable que tous les matériaux et articles spécifiés devront être approuvés à Chicago, avant d'être acceptés par les compagrics d’assurance.
Laboratoires des assureurs
*La loi de la géologic et des mines de 1907, confère à la division des Mines la charge d'exécuter des recherches chimiques, mécaniques et métallurgiques. A l'origine le champ d'opération était borné à la capacité et à l'outillage. Depuis 1910, l'outillage a été beaucoup perfectionné. Le laboratoire de l'analvse des combustibles de gaz, naturels et autres, etc., fut installé en 1910; un autre fut établi en 1911 pour les épreuves métallurgiques. En 1912 furent installés les laboratoires de chimie, et en 1915 ils furent agrandis. On a également installé en 1915 un laboratoire de céramique, pourvu de l'outillage nécessaire pour soumettre à l'épreuve les argiles, les matériaux de construction en général, tels que ciment, béton, pierre à maçonnerie et sable à béton, fusion de métaux et fabrication du verre. Dans un rapport sur le travail exécuté au labo:atoire, le directeur, Dr. Eugène Haanel, dit qu'il est question d'élargir le champ d'opération des études techniques et de compléter l'équipement en vue d'effectuer d'autres travaux qui sont du ressort de la division des Mines.
Les listes des matériaux et autres articles approuvés sont publiées chaque semestre, ainsi qu'il suit:
(1) Les fils et fournitures électriques (conformément au code électrique national).
{2) Les appareils mécaniques--y compris les matériaux de construction et de protection contre le feu, et les appareils à gaz, huile et chimiques.
Les copies de ces listes sont fournies par l'Underwriters’ Laboratories, Inc, de Chicago, le National Board of Fire Underwriters, de New York, et la National Fire Protection Association, de Boston.
nce ion, nce qui )r'aant
A défaut d'aucune autre autorité reconnue, plusieurs municipalitiés demandent aussi une approbation semblable, de sorte que les Underwriters’ Laboratories, Inc. décident, d'une manière générale, quels matériaux et articles devront être employés au Canada.
Pour apprécier correctement le travail des Underwriters' Laboratories, Inc., et le but et le caractère de leur travail, il faut passer en revue les méthodes qu'ils empioient. Le compte rendu suivant, fait par Mr. W. H. Merrill, décrit les objets et la procédure des laboratoires:
“L'association connue sous le nom de Underwriters Laboratories, Incorporated, corporation qni a été chartrée en 190!, par l'état de l'Illinois, est autorisée à établir et à maintenir des laboratoires pour examiner et éprouver des accessoires et matériaux, et passer contrat avec les propriétaires et les manufacturiers de ces articles, quant a leur recommandation aux organisations d'assurance.
La plus grande partie des fonds requis a été fournie par le National Board of Fire Underwriters, sous la direction duquel s'effectue le travail.
Les sièges principaux et les stations d'épreuves sont situés à 207 East Ohio Street, Chicago. L'office de New York est aménagé pour examiner et éprouver toutes les garnitures électriques de la même manière que les examens affectués au bureau principal et à la station d'épreuves à Chicago.
Des sommaires des rapports de cette association sont publiés sur des cartons et classés suivant leur caractère, et les rayons où sont déposés ces cartons sont gardés dans les bureaux principaux de cette association, à plusieurs des offices généraux des compagnies d'assurance, par quelques autres compagnies d'assurance, et aux offices locaux de l'association dans les grandes villes.
Les fondateurs de l'association des Underwriters' Laboratories, Inc., se sont proposé de se procurer la plus impartiale opinion sur les mérites ou les défauts des articles, systèmes, machines ou matériaux, en vue de la protection des personnes et des immeubles contre le feu et les accidents, de diriger le travail et de le faire examiner, afin d'obtenir précision et uniformité. L'association a si bien atteint son obj** “ue la plupart des assureurs aux Etats-Unis et au Canada, plusieurs états et autorités municipales, chefs d'ateliers, beaucoup d'architectes, propriétaires et occupants de maisons, acceptent ou exigent un rapport de ces laboratoires relativement aux systèmes et matériaux qui sont destinés à servir de protection contre le feu et les accidents.
Comme on ne peut pas obliger les abonnés réguliers aux laboratoires à fournir les fonds, nécessaires pour couvrir les dépenses occasionnées par les épreuves effectuées au profit de gens qui ne contribuent pas financièrement aux dépenses encourues par l'assocation, un arrangement a été fait, en vertu dequei un manufacturier où un propriétaire, qui désire obtenir des laboratoires un examen et un rapport d'un article, système ou matière quelconque, est le
it or PE NN
bienvenu, sur versement d'une somn, l':rgent comme garantie de sa bonne foi et moyennant l'acquit des frais d'opération, une fois l'épreuve terminée. Pour assurer le postulant qu'il ne sera pas tenu de payer un montant supérieur à celui auquel il s'attend, une limite de frais a été fixée. Par ce moyen et à peu de frais, une personne peut obtenir l'opinion des autorités reconnues sur toutes les propriétés d'appareils et matériaux par rapport à leur efficacité de protection contre le feu ou les accidents. La srnmme des honoraires est proportionnelle à la nature et à la quantité de travail d'examen et d'épreuve. Le coût du travail d'expérimentation est presque le même pour chaque classe de matériaux, que ce soit des échantillons de qualité supérieure ou inférieure. Ainsi l'obligation de payer les honoraires ne dépend pas des résultats, favorables ou défavorables.
L'échelle des frais, adoptée pour les diverses branches du travail, est arrangée en la manière suivante:
Honoraires Dépenses totales ne
préliminaires devant pas excéder Groupe A........... $100.00 $250.00 Groupe B........... 50.00 100.00 Groupe C........... 25.00 75.00 Groupe D........... 10.00 50.00 Groupe: EE: 5.00 25.00
Groupe F—En ce groupe sont classés le travail expérimental et les recherches pour les articles appareils non soumis à un étalon. Les honoraires sont de $100 et les comptes rendus du travail mensuels.
Quand l'approbation des appareils ou matériaux est prête pour la publication, l'opinion favorable, promulguée en la manière décrite ci-dessus, est suivie d’une des trois formes d'examen des effets vendus en conformité de l'approbation.
Le service d'un nouvel examen, pour lequel le fabricant consent à payer, pendant la continuation de l'approbation, certains honoraires annuels (variant de 85.00 à 830.00), pour permettre aux Laboratoires de défrayer le recueil des échantillons sur les marchés ou chez le fabricant, afin de faire des examens et Les épreuves des appareils une ou plusieurs fois par année. Les défectuosités, s’il en existe, après le nouvel examen, sont corrigées par le fabricant dans les produits subséquents.
La seconde forme d'examen est le service d'inspection que l'administration des Laboratoires considère supérieur au service du nouvel examen. On s'en sert, autant que possible, quan le service du marquage, décrit plus loin, n'est pas applicable. Le service d'inspection comprend des examens et épreuves réguliers et fréquents des produits aux manufactures par les ingénieurs des Laboratoires, et la correction par le fabricant des défauts trouvés dans l'application des étalons d’éfficacité, qui ne sont pas conformes aux échantillons approuvés en premier lieu, ni aux examens supplémentaires aux Laboratoires d'échantillons achetés sur le marché ou reçus des inspecteurs et de ceux qui en font usage, ce qui donne l'occasion de reviser le travail d'inspection de la manufacture et de déterminer la valeur de service du produit.
ntal non t de uels, Jour crite idus
sent ono- Orachez reils iste, les
que vice a le
Le s et des ivés mes plé- * où nne
t de
Les frais du service d'inspection sont adressés mensuellement en chaque cas aux fabricants.
La troisième forme d'examen est le service du marquage. L'administration des Laboratoires considère celle-ci comme la plus satisfaisante des trois méthodes: elle est pratiquée de plus en plus chaque année. Le service du marquage consiste à inspecter les appareils et matériaux aux manufactures par les ingénieurs des Laboratoires, qui marquent les effets étalons au moyen d'étampes, transferts ou Ctiquettes, afin qu'ils puissent être reconnus partout où ils se trouvent; et en outre à examiner et éprouver systématiquement aux Laboratoires les marchandises étampées achetées sur les marchés ou reçues des inspecteurs et de ceux qui en font usage, à contremarquer ainsi l'efficacité du travail d'inspection de la manufacture et à déterminer la valeur de service d'1 produit.
Pour un certain nombre c'industries ce service comprend maintenant l'inspection du produit à la manufacture, |» révision des épreuves des matériaux achetés sur les marchés, la fixation de la valeur de service par de nouvelles épreuves des échantillons qui ont déjà été mis en usage, pour relever les défectuosités constatées dans les produits. Ces élaborations sont à l'avantage de tous ceux qui v sont concernés et ne sont possibles que par un système d'étampage ou de marquage.
Le coût de ce service est défrayé par les droits imposés pour le marquage, qui varient suivant la nature et l'étendue de l'inspection exigée. Mais quels que soient les frais, ils ne sont pas de nature à modifier le prix de vente des articles étampés.
C'est la Canadian Fire Underwriters Association, dont les bureaux sont situés à Toronto et Montréal, qui s'occupe presque exclusivement de ces travaux au Canada. Il y a trois ans, nous avons établi un office à Londres, Angleterre, en réponse aux recommandations contenues dans un rapport du British Trade Commissioner au Canada, présenté au bureau de l'Amirauté. A présent nous avons une requête présentée au Secrétaire d'Etat à Ottawa, en vue d'organiser au Canada une association dite Undervwriters’ Laboratories, Inc.”
Quoique les épreuves de l'association des Under- Critiques writers’ Laboratories, Inc., soient effectuées par des
techniciens expérimentés, qui font autorité, on a parfois beaucoup critiqué la constitution, le contrôle et les méthodes des Laboratoires. Ces critiques ont porté principalement sur les points suivants:
(1) Les compagnies d'assurance dictent virtuellement par l'intermédiaire des Underwriters’ Laboratories, Inc., quels matériaux de construction, appareils et moyens de protection devront être employés sur le continent américain.
(2) Les fabricants de matériaux ou d'appareils non approuvés conformément aux meilleurs étalons des Underwriters Laboratories ne peuvent écouler leurs produits.
Eee espere enererotemreereremanmennentnees
(3) Les manufacturiers du Canada sont tenus de soumettre leurs produits à une corporation particulière des Etats-Unis, pour recevoir approbation, avant de les mettre sur les marchés canadiens. Les fabricants anglais éprouvent même de plus grandes difficultés : vendre les marchandises au Canada, car le contrôle acquis par les Laboratoires de Chicago peut être invoqué contre les matériaux et accessoires qui ne sont pas de fabrication américaine, *
Mr. Powell Evans, organisateur de la First American Fire Prevention Convention, qui eut lieu a Philadelphie, en 1913, membre de la National Fire Protection Association, et représentant ces manufacturiers des Etats-Unis, s'exprime ainsi qu'il suit, en parlant des opérations des Underwriters’ Laboratories:
‘‘Supposons qu'un fabricant d'appareils électriques veuille mettre en vente un comrautateur, il ne pourra guère le vendre, à moins de le faire ‘approuver’ par les compagnies d'assurance avant juridiction sur tout le pays. Lorsque le fabricant commence à chercher ce qu'il doit faire pour acquérir l'approbation, on lui dit de soumettre son appareil aux Underwriters Laboratories, Inc., à Chicago. Cet appareil sera analysé et éprouvé en ces laboratoires. Si les ingénieurs et les administrateurs du laboratoire en font un rapport favorable, ils le soumettent à leur conseil composé d'hommes qui, à l'exception d'un ou deux sont premièrement engagés dans les affaires d'assurance.f
*Parmi les milliers de fabricants de matériaux et d'appareils approuvés (listes cdl'avril et de juillet 1917), on compte seulement 47 maisons canadiennes qui manufacturent des articles étampés, et de ce nombre 11 sont des succursales de r anutacturiers américains. Les compagnies canadiennes fabriquant des matérioux approuvés se décomptent ainsi: becs d'arroseurs, 1; extincteurs chimiques, 3; boyaux À incendie, 4; portes pare-feu, contrevents, châssis de fenêtres et ferronnerie, 20; horloges, 1; générateurs d'acétylène, 1, réservoirs à gazoline, 1; fils, appareils et accessoires électriques, 16.
tLe Conseil de l'association appelée The Underwriters Laboratories, Inc., se compose de: F. E. Cabot, secrétaire, membre du Boston Board of Fire Underwriters, Boston; Gorham Dana, gérant du Underwriters Bureau of Ne: England Boston; tCol. B. W. Dunn, inspecteur en chef, Bureau des Explosifs, New Yorx, C. M. Goddard, secrétaire du New England Insurance Exchan,e, Boston; If. H Glidden, Board of Underwriters, Chicago, A. W. Hadrill, Caradian Fire Underwriters Assn., Montreal; E. B. Hatch, The Union, Chicago: H. €. Henley, St. Louis Fire Prevention Bureau, St. Louis; C. A. Hexamer, secrétzire de la Philadiphia Fire Underwriters Assn., Philadelphia; W. E. Mallalieu, gérant du National Board of Fire Underwriters, New York; W. H. Merrill, gérant des Underwriters Laboratories Inc., Chicago; E. F. Mohrhardt, secrétaire du Board of Fire Un writers of the Pacific, San Francisco: E. A. Northey, gérant du New Enslind Bureau of United States Inspection, Boston; H. L. Phillips, gérant de la Factor Insurance Association, Hartford; R. G. Potter, rétaire de l'Underwriters A:-0ciation of the State of New York, Syracuse; W. O. Robb, New York Fire Îns. Exchange; W. C. Robinson, ingénieur en chef des Underwriters Laboratories Inc. Chicago; T. B. Sellers, gérant de l'Ohio Insnection Bureau, Columbus; W. A. Stoner, gérant du Underwriters Bureau of the Middle and Southern States, New York. } J. T. Stewart, membre du New York Board of Fire Underwriters, New York; {Dr S. W. Stratton, directeur du Bureau of Standards, Washington: Louis Wiederhold, secrétaire de l'Underwriters Assn. of tte Middle Department, Philadelohia.
Les personnes dont le nom est précédé d'un (f) ne sont par concernées dans les affaires d'assurance.
“Ce contrôle ne s'arrête pas à l'épreuve de l'unité physique. C'est une sorte d'obligation pour le postulant d'exposer à ces laboratoires l'état de ses affaires, financièrement et commercialement, et de suivre leurs règlements dans la production des avpareils approuvés. Les Underwriters’ Laboratories, Inc., contrôlent grandement la production future de tous les appareils et produits ‘approuvés" par l'application du service de ‘marquage’ à toutes les pièces de production par entente, gara ue destinée à faire comprendre au public que tout ce qui est ainsi marqué ou étampé a été inspecté et trouvé conforme à l'étalon de son prototype. Toute difficulté que peuvent éprouver les manufacturiers, dans la conduite du service de marquage," est soumise à l'arbitrage.
“L'étalon des ‘Underwriters' (association de ce nom telle que décrite plus haut) est exigé par la plupart des assureurs, comme base pour fixer leurs primes; les appareils et autres dispositifs non étalonnés sont rejetés ou soumis à une pénalité de prime. Ce contrôle est approuvé virtuellement par toute l'assurance, autrement il n'atteindrait pas son but. Le système est hautement pratique et etfectif: les résultats ont montré qu'il a puissamment contribué au progrès des mesures préventives et protectrices contre le feu. Cependant, comme tout autre système humain, il a donné lieu à quelques erreurs et abus corrigibles, car il est de sa nature peu compris, et les autorités des laboratoires sont toutes fusionnées dans un petit cercle intime d'hommes qui se rattachent avant tout plus ou moins directement aux intérêts des assurances. Jusqu'à présent ce n'était qu'un despotisme commercial—coulant en général, mais néanmoins entaché de despotisme-—qui est aussi plus où moins partial, Ce contrôle est la vie de tout le système d'assurance: les assureurs l'appliquent fidèlement et continuellement: il compren virtuellement et matériell: ent toute propriété bâtie et son contenu dans les Etats-Unis et le Canada--sans que les propriétaires comprennent le fait et sans règlement gouvernemental d'aucune sorte-—national, local ou d'état.”
Les difficultés et désavantages éprouvés par les manufacturiers canadiens et anglais, obligés de soumettre leurs produits à un tribunal des Etats-Unis, avant de pouvoir les mettre sur les marchés du Canada, ont fait l'objet d'un rapport au British Board of Trade en 1913, par C. Hamilton Wickes, commissai anglais du commerce au Canada. Les conclusions de l'enquête furent les suivantes:
“Le travail d'expérimentation affectué par les Laboratoires, leur méthode de rapports et de m irquage des articles approuvés, sont avantageux non seulement aux compagnies d'assurance contre le feu, mais aussi au manufacturier américain qui fait affaires aux Etats-Unis. Je suis sous l'impression que les Laboratoires ne cherchent pas à mettre des obstacles à l'utilisation des produits étrangers. Il faut néanmoins convenir que c'est insupportable pour les manufacturiers anglais et canadiens d'être tenus de fournir des échantillons et des renseignements sur leurs marchandises à une Corporation étrangère, pour être approuvés ou rejetés, avant que ces
producteurs puissent être autorisés À poursuivre leurs opérations commerciales dans une portion de l'Empire britannique, c'est-à-dire au Canada.
Les Laboratoires sont dirigés par des ingénieurs consultants ct autres, experts en diverses branches du travail, et l'on peut croire qu'ils sont très consciencieux en ce qui regarde leurs fonctions ct leur appréciation lorsqu'il s'agit d'effets de fabrication américaine. Mais, lorsqu'il faut éprouver et expérimenter des articles de provenance anglaise ou européenne, conçus différemment et fabriqués suivant des étalons autres que ceux approuvés par le National Fire Protection Association, sous la direction de laquelle les Laboratoires effectuent leur travail, le personnel des techniciens, ignorant la qualité de ces articles, est souvent obligé de différer son autorisation. Le fabricant anglais est naturellement mécontent et s'indigne d'autant plus qu'il sent que sa marchandise est acceptée dans toutes les autres parties du monde. Je crois que nous devrions reconnaître la justesse de leur réclamation, à moins d'admettre que l'ingénieur des Etats-Unis soit le dépositaire de toute la science du monde, en ce qui regarde chaque classe d'objets, appareils, dispositifs, etc. inventés ou seront inventés et propres à prévenir les incendies ou à protéger contre les flammes la propriété bâtie.”
Comme suite à ce qui précède, les Underwriters’ Laboratories établirent une succursale à Londres, Angleterre, pour éprouver k effets de fabrication anglaise. Plus récemment, et sur réception de plaintes de la part des manufacturiers américains, quant aux droits que s'est attribués une corporation particulière, en vertu desquel: elle établit des étalons que protègent parfois des fonctionnaires publics, et approuve ou condamne arbitrairei ent les matériaux ct appareils de grande utilité, des arrangements ont été faits en vertu desquels le United States Bureau of Standards a été revêtu de l'autorité de reviser tout sujet de différend. Le Bureau est aussi représenté dans l'Underwriters’ Council, qui dirige la ligne de conduite des Laboratoires. Le Dr. S. W. Stratton, directeur du bureau des étalons explique ainsi comment sont réglés ces appels:
“Notre méthode pour disposer de ces appels consiste à nommer un comité de trois ou de cinq membres, choisis parmi notre personnel des experts en science et génie civil. Ce comité peut tenir de: audiences publiques, si la chose est jugée nécessaire, recueille ces témoignages indépendants, prépare ou effectue des travaux spéciaux d'expérimentation, lorsque la chose est censée nécessaire.
“L'arrangement pour cette coopération n'est nullement légal, mais une entente purement volontaire. Nous espérons cependant qu'il résoudra plusieurs causes de plaintes, en rendant possible un appel contre les décisions d'un laboratoire particulier, qui sont souvent d'une grande portée pour l'intérêt public ou peuvent affecter sérieusement les intérêts des manufacturiers.”’
ions dire
s et "oire s et line, projués Fire res t la ion.
igne utes tre ieur , en MC Ju à
En dépit de certains désavantages inséparables du contrôle et de l'opération des Underwriters’ Laboratories, on est redevable aux compagnies d'assurance d'avoir inauguré et maintenu le travail. Les autres corps publics ou ‘ ; particuliers n'ont fait que peu ou point d'efforts pour établir les moyens propres à déterminer la qualité des matériaux ou appareils, où à définir ct applique: des étalons de sécurité contre le feu, Les conditions postes pas Îles Underwriters constituent la seule puissante influence aux Etats- Unis; le Canada s'est proposé de réduire les dégà's provenant des incendies, en améliorant le genre de construction, l'aménagement et la protection des maisons. L'excellence du travail ainsi accompli par l'entreprise privée est digne d'encouragement, afin que son but et son utilité publique puissent être généralisés. Les compagnies d'assurance canadiennes semblent avoir suivi cette voie, comme on peut en juger par la déclaration de Mr, W. B. Meikle, gérant général des compagnies d'assurance dénommées Western Assurance et British America Assurance: ‘“‘Les compagnies d'assurance contre l'incendie font en réalité—et à leurs propres dépens—ce que nous croyons être la tâche du gouvernement ou d'autres corps publics, Les compagnies seront cont£ntes de se retirer, lorsque le travail sera effectué par un corps public.”
On semble reconnaître au Canada qu'il est désirable que le gouvernement prenne les moyens voulus pour éprouver les matériaux de construction et établir des étalons stables. Les architectes, les ingénieurs et les autorités municipales reconnaissent qu'il est impossible d'arriver à des conclusions dignes de foi, si les Cpreuves ne sont pas effectuées par une organisation bien outillée, telle que seul le gouvernement peut maintenir. La Canadian Society of Civil Engineers a représenté maintes fois au gouvernement fédéral la nécessité d'établir un laboratoire national, mais elle ne semble pas avoir réussi, Un comité special de la société a fait le rapport suivant en 1914:
“Comme c'est le gouvernement qui doit établir le laboratoire gouvernemental, nous n'avons pas autre chose À faire que de le solliciter à se mettre à l'œuvre dans l'intérêt même du public. On a demandé au ministre des Travaux Publics de spécifier dans son budget une somme à cette fin. A l'appui de la demande, on lui a fait remarquer que les renseignements acquis par les laboratoires, à l'usage de tous les services gouvernementaux, intéressés aux matériaux de construction canadiens, seraient d'une grande valeur pratique et scientifique, et que, si le gouvernement suivait sous ce rapport l'exemple des autres pays, il reléverait le prestige du Canada en marchant de pair, avec les autres pays, dans la voie du progrès. Le ministre des Travaux Publics a répondu qu'il était disposé à
faire tout en son pouvoir pour répondre à la demande.’ Le sousninistre des Travaux Publics s'est montré lui-même favorable au projet. Notre comité, comprenant que l'établissement d’un laboratoire tel que susmentionné dépend uniquement de la décision du gouvernement, a recommandé au Conseil de revenir à la charge, en communiquant souvent avec le ministre des Travaux Publics, tout en attirant son attention sur l'importance d'un tel service pour le pays, que seul Ie gouvernement peut outiller et maintenir, et que, la chose une fois établie, un comité devrait être nommé, pour aider le gouvernement suus tous les rapports, s’il était prêt à coopérer avec notre Société nationale.”
Se des Aux Etats-Unis, tous les sujets se rattachant aux étalons des étalons physiques relèvent du Bureau des étalon: Etats-Unis : F : ; J
qui fait partie du département du commerce. Ce bureau s'occupe de mettre à l'épreuve toutes les classes de matériaux et ses décisions sont finales. Le Dr. E. B. Rosa, physicien en chef, a décrit comme suit le champ d'action de ce bureau:
“Le Bureau des étalons des Etats-Unis est la plus grande institution d'étalonnage qui existe au monde, son outillage et son champ d'action sont uniques. Les épreuves officielles pour les gouvernements du pays et des états et des institutions sont effectuées gratuitement, mais des honoraires sont réclamés pour les études particulières. La somme d’un tel travail se borne aux épreuves que ne peuvent entreprendre d’une manière satisfaisante les particuliers. On évite, en conséquence, de rivaliser avec les ingénieurs consultants et les autres laboratoires. Par contre, on cherche à aider les ingtnieurs en leurs entreprises individuelles, en publiant les méthodes et les résultats des recherches. Le bureau éprouve tous les instruments employés par le gouvernement fédéral, les matériaux pour le département de l'architecte chargé de l'inspection, les articles de commerce pour le service des douanes, les fournitures pour l'imprimerie du gouvernement et le service des postes, ainsi que les appareils électriques pour tous les départements du gouvernement. Il spécifie les étalons des poids, mesures, volumes, masses, quantités électriques magnétisme, chaleur, lumière et autres grandeurs, fournit les échan tillons étalons des minerais, des métaux et alliages pour les chimistes, les compas d'épaisseur, les pyromètres, les calorimètres et les autres instruments de mesurage de chaleur pour les savants, les manufacturiers et les ingénieurs. On entreprend des études pratiques des matériaux de construction, des rails en acier et du matériel des wagons, des armatures de ponts, des thermo-isolateurs pour les compartiments frigorifiques, la résistance des matériaux à l'action du feu, les appareils et articles d'électricité, l'action électrolitique sur les services de distribution de gaz et d'eau, les questions &k génie civil qui se rapportent à la règlementation des utilités publiques et d’autres nombreux problèmes d'un caractère scientifique. Ce bureau se livre aussi À de grands travaux avant trait aux municipalités et aux commissions du service public.”
Au Canada, le gouvernement du Dominion, qui est l'un des principaux consommateurs de matériaux, et particulièrement intéressé aux progrès matériels du pays, devrait pouvoir être en mesure de faire de ces épreuves, afin de déterminer les qualités physiques des matériaux et! ?daptabilité à divers usages spécifiques. Les données sci :ïtifiques acquis par de telles études résoudraient définitivement lusisurs questions importantes, qui ont donné lieu à des divergence d'pinion, et scrviraient de base à la réglementation de la constructic &e mii-ons au Canada. On ne conseille pas au gouvernement du Dominion d'imposer aux autorités locales les résultats de ses investigations; mais il est hors de doute que de telles données et les étalons qui seraient adoptés et publiés par des autorités si compétentes en assureraient une grande approbation. Cependant, pour éviter des difficultés, ces études pourraient être entreprises ostensiblement en vue d'adopter des étalons pour les entreprises du gouvernement, à l'instar du Bureau des étalons des Etats-Unis. De telles données seraient alors acceptées voluntairement, légalisées et suivies par les gouvernements locaux ou provinciaux.