CHAPITRE VII
Protection particuliére contre le feu
OUT plan, destiné à empêcher les ravages du feu, doit pourvoir
à la protection des maisons et de leur contenu, au moyen d'appareils ou systèmes extincteurs. Les qualités architecturales d'un édifice, qui ont pour élements fondamentaux la sécurité, ne garantissent pas la protection absolue contre le feu. C’est également vrai de dire que les plus sévères règlements de construction ne sauraient effectuer aucun changement radical ou immédiat dans l'état actuel des maisons et édifices. Quelles que soient leur défectuosités, il faut les protéger en leurs présentes conditions. Plus ces constructions sont défectueuses et plus pressante leur protection. Le fait qu’un édifice peut avoir été bâti avec des matériaux résistible. au feu ne le dispense pas des moyens de détection et d'extinction du feu; leur installation est au contraire un complément indispendable à la passivité de ces matériaux. 11 ne faut pas oublier que la destruction du contenu des maisons forme presque les deux tiers des dégâts causés par le feu au Canada, et que l’incombustibilité des matériaux qui entrent dans la construction d'une maison n'empêche pas l’ameublement de devenir la proie des flammes.
Si l'on découvrait tous les feux au moment où ils commencent, il est évident que leurs ravages ne seraient pas graves. La plupart des grands et désastreux incendies ont pu se propager, faute de moyen de les éteindre à leur origine, ou par la négligence à en faire usage, lorsqu'ils ont éclaté.* Au cours des années 1912-15, plus de 30 pour cent des pertes totales causées par le feu au Canada ont été l'œuvre de 297 feux. Chaque semaine les journaux publient des comptes rendus semblables au suivant:
"NEW GLAsGow, N.E., 19 septembre 1917.—Quelques minutes après sept heures ce matin, au moment où les ouvriers du grand établissement de la Eastern Steel Company, de Trenton, venaient
*Les feux qui ont détruit des édifices coûteux sont une preuve que l'on avait trop compté sur la protection des services d'incendie municipaux et qu'on n'avait pas pourvu les facilités locales pour éteindre les flammes À l'origine. Les exceptions qui justifient l'absence de ces auxiliaires sont rares, et le manque d'efficacité est encore plus rare.—Engineering News, mai 1917.
de se mettre à l'œuvre, un incendie éclata dans l'atelier. Les flamme. atteignirent immédiatement la résine. la gazoline, l'huile et les rebuts qui s'y trouvaient. L'édifice construit en acier et en ciment, et contenant les machines les plus perfectionnées pour le parachèvement des obus, a été complètement détruit. Les pompiers de New Glasgow et de Trenton réussirent à empêcher la propagation du feu en dehors de l'édifice où il éclata. Les dommages, que l'on évalue à $125,000, sont presque totalement couverts par les assurances.”
De tels feux peuvent éclater, mais leur propagation n'est pas excusable. Si un édifice est muni d'appareils extincteurs modernes, une perte de $100,000 ne devrait pas avoir lieu.
Restriction de L'impossiblité dans laquelle sont placés les services — d'incendie, lorsqu'il s'agit d'éteindre les incendies d'incendie dans plusieurs grands édifices, prouve assez clairement qu'il est nécessaire d'installer des extincteurs perfectionnés en ces constructions. Dans les villes le mieux protégées au Canada, 60 pour cent des pertes proviennent du brûlage de grands établissements de commerce. Les moyens de combattre les feux, qui donnent
toujours des résultats satisfaisants, lorsqu'ils sont employés en temps, n'obtiennent qu'un succès partiel ou n'ont aucune efficacité, quand il s'agit de grands édifices avec pièces de grande étendue. Depuis que l’on a commencé à bâtir des édifices d’une grande hauteur, =: “lanchers d’une grande superficie, les pompiers les plus expéi - ont éprouvé d’insurmontables diffcultés, en dépit des appareu : Aus perfectionnés et des hommes les plus habiles.*
Les appareils modernes, dont disposent les pompiers, sont de peu de valeur, lorsque la hauteur d'un édifice excède 70 ou 80 pieds, et sont encore moins effica-?s, lorsque les salles d'un édifice sont d'une grande superficie. Le service des incendies de New York, que l'on reconnaît être le plus effectif qu’il y ait sur le continent américain, a trouvé qu'il était souvent impossible de combattre avantageusement ” : feux au-dessus du huitième étage d'un édifice en flammes. Lo.s de l'enquête qui a suivi la destruction de l'établissement Asch, en 1911, le pompier en chef Croker a déclaré que ses
hommes ne pouvaient pas atteindre effectivement un feu, à une hauteur de plus de 85 pieds du sol. Le chef Kenlon, a dit ce qui suit, à l'enquête devant la New York Citv Heights of Buildines Commission:
“On ne saurait combattre efficacement un feu qui a éclaté dans la partie d’un édifice: à vne hauteur de plus de 100 pieds au-dessus du niveau de la :ue. Il est impossible de mettre une plus forte pression que pour une telle hauteur sur le bec de la lance. Le: constructions qui excèdent 85 pieds en hauteur devraient tre pourvus de réservoirs et d'arroseurs automatiques.”
PR L'étendue d'un feu dépend beaucoup du temps qui découvrir le feu s'écoule entre la découverte et le commencement de dès qu'il éclate ; : c & :
l'extinction.* On peut dire que les pompiers canadiens salariés sont gén‘ralement sur les lieux pour combattre un feu, trois minutes et demie après l'appel; mais ce temps est même trop long. En l'année 1915, sur les 4,874 feux combattus par les pompiers municipaux, 49 pour cent furent ‘teints par l'usage d’un seul hydraute, et 8 pour cent seulement ont demandé deux ou plusieur: hydrautes ou pompes à pression. Ces chiffres montrent clairement que les boyaux à incendie n'ont qu'une faible part dans le travail d'extinction des feux et que les particuliers doivent compter de plus €. “ls sur eux-mêmes pour se protéger.
Types des La meilleure construction d'édifices et {a protection dispositifs la plus efficace devraient être renforcées par des de protection À FR ; appareils auxiliaires protecteurs. On comprend facilement que toutes les maisons des villages et districts ruraux, qui ne sont pas protégées par des services publics, devraient tre pourvues de quelques moyens efficaces pour se défendre contre le feu. L'installation d'appareils tels que arroseurs, réservoirs intérieurs, extincteurs chimiques et avertisseurs automatiques donnent un maximum de sécurité par (a) la découverte d’un feu dès qu'il éclate; (b) la mise à la disposition des occupants des moyens propres à combattre le feu; (c) l’aide donnée aux services d'incendie sans laquelle leurs efforts seraient plus or moins efficaces, et (d) l'empêchement de panique et les pertes de vies possibles dans les édifices où se trouvent plusieurs personnes.
*Puisque les minutes sont des heures, lorsqu'il s'agit de feu, les occupants d'une maison doivent-ils s'efforcer de se servir des appareils d'extinction fournis pour éteindre les flammes, ou laisseront-ils l'élément destructeur accomplir son
œuvre, puisque les pompier: Arvront bientôt faire leur apparition?—J. K. Freitag dans Fire Prevention and Prokction.
ent vail lus
Enumérés dans l'ordre de leur importance et valeur relative, les principaux appareils de protection sont les suivants:
1. Les arroseurs automatiques qui découvrent ct éteignent le feu.
Les avertisseurs automatiques qui découvrent mais n'éteignent pas le feu.
Les gardiens.
Les réservoirs d'eau intérieurs, les extincteurs chimiques, les hydrautes particuliers, les seaux pleins d'eau et les avertisseurs, qui tous dépendent d'opération manuelle.
Les services d'incendie privés.
EXTINCTEURS AUTOMATIQUES
Les statistiques montrent que les occupants de maisons ou les passants découvrent la plupart des feux. Pendant la nuit, lorsque les édifices et les établissements industriels ne sont pas occupés et que les passants sont devenus très rares, il n'est plus possible de compter sur eux. Il faudra donc les remplacer par quelques moyens indépendants de la coopération humaine, qui découvriront promptement le feu et le maïîtriseront à son point d'origine. L'arro. ur automatique est le seul, parmi tous les dispositifs, qui remphs:e toutes les conditions requises. 11 fonctionne automatiquement à l'endroit précis d'un feu, distribue le moins d'eau poss'le pour éteindre les flammes et fait parvenir un appel au point voulu. “Il et prêt à agir pendant 24 heures du jour et 365 jours par année. La fumée et les lieux cachés ne l'empêchent pas de fonctionner: il atteint un feu où un homme muni d’un boyau à incendie ne pourrait se rendre, et verse de l’eau dans des endroits en dehors de la portée des boyaux. L'arroseur automatique a révolutionné la science de combattre les incendies et a le plus contribué à mettre un frein aux dangers. *
Les statistiques montrent que 1,800 arroseurs automatiques ont été installés au Canada, et que le nombre s'accroît de 200 par année.f La General Fire Extinguisher Company déclare que dans
*E. V. French, vice-président de la Arkwright Mutual Fire Insurance Company.
ÎL’installation d'arroseurs a remarquablement augmenté en nombre dans les grands centres industriels et manufacturiers, surtout dans les localités où les compagnies New England Factory Mutual Insurance font affaires. Pour cette raison, es états de l'Est sont maintenant pourvus de plusieurs de ces appareils. Au Canada, a province d'Ontario devance beaucoup les autres sous le rapport du nombre de es systèmes.
Dr ET reprerreremenpsencenemneennenn
l'Amérique du Nord plus de 35,000,000 d'arroseurs protègent la vie de 2,000,000 de personnes et $6,000,000,000 de propriété contre le feu. On a calculé que, pendant les trente dernières années, les arroseurs ont empêché et éteint plus de 35,000 feux, épargné de la destruction plus de $700,000,000 de valeur en propriété, rendu possibles $800,000,000 d'épargnes d'assurance et sauvé beaucoup de vies.
Un arroseur automatique est un arrangement de tuyaux régulièrement distribués dans un édifice, pour verser de l’eau au moyen de valves, techniaucment appelées ‘jets,’ disposées de manière à ouvrir, lorsqu'une température indue se produit. La provision d'eau est constamment sous pression par un réservoir aérien, des réservoirs sous pression, des pompes ou des conduites principales de la ville. Les jets sont espacés sur les tuyaux distributeurs de manière à protéger chaque 80 ou 100 pieds carrés d'espace, et normalement fermés par un fusible qui fond à des températures variant de 165 à 360 degr. Fahr., suivant le caractère de l'édifice protégé. Un seul jet, avec 30 livres de pression par pouce carré distribue, sous forme d’une pluie fine, 30 gallons d'eau par minute et réussit généralement à éteindre rapidement un commencement d'incendie.
Principe d'opération
Les divers genres d’arroseurs en usage comprennent: (a) des systèmes de tuyaux pleins automatiques, dans lesquels l’eau est constamment maintenue sous pression et (b) des systèmes de tuyaux vides, dans lesquels l'eau est retenue en dehors par pression d'air. Ce système est mis en usage, lorsqu'il est impossible d'employer l'autre.*
Bien qu'il ne soit pas nécessaire de faire une description détaillée d’un arroseur automatique et de son
installation, il est bon d'énumérer cependant quelques-unes des conditions générales nécessaires. L'efficacité du système dépend: (1) du dessin de l'édifice; (2) de l’espacement des arroseurs; (3) de l'adaptation des jets à l'édifice; (4) de la capacité des tuyaux de distribution; (5) de la provision d’eau tant à la quantité qu'à la pression; (6) de l'installation adéquate des jets; et (7) du maintien du système sous une surveillance constante.
Conditions générales
*On peut se procurer les règles les plus récentes concernant les systèmes d'arroseurs étalons, en s'adressant au National Board of Fire Underwriters, de New York, ou aux Associations à «ssurance ayant juridiction au Canada.
Chacune de ces conditions est expliquée ainsi qu'il suit:
1. Le type de maisons protégées n'altère pas LL ai sensiblement l'efficacité des arroseurs: l'installation
des ces apparcils de protection dans des maisons de la deuxième classe rend ces moyens de défense aussi effectifs, er. as de feu, que s'il s'agissait de constructions de la première classe, * Mais il faut, pour obtenir les meilleurs résultats possible, que les maisons soient construites sans espaces vides dans les murs et les planchers, et que les ouvertures verticales soient fermées.
2. Pour que les arroseurs puissent être efficaces, il re oi faut que la distance entre chaque jet soit réglée de
manière à couvrir toutes les parties d'un édifice. Si un jet ne se trouve pas à proximité de l'endroit où un feu prend naissance, la chaleur deviendra bientôt intense et es flammes se propageront et paralysercat l'effet des arroseurs. On sait par expérience que les arroseurs sont indispensables dans les endroits où il ne semble pas qu'il y ait danger. On devrait en installer à l'intérieur des lieux fermés, sous les plateformes et les bancs, et les effets de marchandise ou fourniture devraient être placés de manière à ne pas gêner la distribution de l'eau. L'espacement étalon est de 80 à 100 pieds carrés au plafond, de sorte qu'un jet se trouve à environ 5 pieds de toute place où un feu peut éclater.
Fusibilité des 3. Le fusible d'un jet du type ordinaire fond à une becs ou pommes température de 155 à 165 degrés Fahr. Dans les
née endroits où cette température peut être excédée,
comme, par exemple, dans les chambres de machines, ou à proximité des tuyaux-calorifères, on installe des arroseurs dont les fusibles fondent sous une température de 212 à 350 degrés.
os 4. La dimension des tuyaux employés dans les des tuyaux tuyaux d'arrosage suit une règle uniforme dans les dog Etats-Unis et le Canada. Le nombre des jets permis sur les diverses dimensions de tuyaux est ainsi qu'il suit:
*On a souvent prétendu que la protection par des arroseurs avait eu pour effet de nuire à l'amélioration des constructions. Les compagnies d'assurance réclament une prime beaucoup moins élevée pour les maisons munies d'arroseurs que pour les édifices à l'épreuve du feu. Cela provient sans doute du fait que la construction importe peu, si le feu est éteint à l'origine. Les ar-seurs protègent l'ameublement, ce que ne fait pas un édifice à l'épreuve du feu.
Dimension du tuyau Arroseurs permis
34 de pouce 1 1 = 2 114 5 3 1% “ 5 2 pouces 10 26 *‘ 20 3 + 36 3 & 36 314 55 6 : 200
La dimension du tuyau d'amente—ou tuyau vertical alimentant les tuyaux de distribution—-doit être telle que ce conduit pui:-e fournir de l'eau en abondance à tous les arroseurs de chaque étage. Lorsque le nombre d’'arroseurs d’un étage quelconque excède le maximum spécifié dans la liste, il faut installer deux ou plusieurs tuyaux verticaux de 6 pouces de diamètre.
5. L'eau pour le service d'arrosage peut cire Provision d'eau fournie par (a) un service de distribution public: b)
un réservoir privé; (c) un réservoir par gravité; (d) un réservoir par pression; (e) des pompes. Une installation modèle demande deux sources indépendantes d'approvisionnement, afin qu'il y en ai: toujours une prête à fonctionner immédiatement. Il importe qu'une de ces sources soit automatiaue et capable ie fournir de l’eau sous forte pression. La premièr : source d’approvisionnement dans les villes est fournie par les coniuites principales; la deuxième est généralement un réservoir d’où l’eau descend par gravité. Pour les édifices isolés de campagne, où l'approvisionnement public d'eau fait défaut, il faudrait un assemblage de réservoir par pression ou un réservoir par gravité et une pompe à vapeur.
L'eau fournie aux systèmes d’arroseurs par le service de distribution public, devrait pouvoir donner une pression d'au moins 25 livres aux arroseurs les plus élevés. On ne devrait jamais se servir de compteurs d’eau ni de valves régulatrices de la pression, car de tels dispositifs ont pour effet de gêner le passage de l'eau et de diminuer le volume du débit.
Les réservoirs par gravité devraient être installés de façon à ce que le fond soit au moins à 20 pieds au-dessus de la plus haute installation d'arroseurs. Les assureurs considèrent que 10,009 gallons est la quantité minimum des réservoirs par gravité et demandent qu'elle soit portée à au moins 20,000 gallons, sauf dans les
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petits édifices. Etant donné un débit de 20 gallons par minute, une telle quantité alimentera 40 arroseurs pendant 25 minutes. Lorsqu'il s'agit d'édifices dont les matériaux de construction sont très combustibles, et que le service de distribution urbain est hors
de portée, le réservoir devrait avoir une contenance de 25,000 à 100, 000 gallons.
Les réservoirs à pression devraient contenir au moins 4,500 gallons. Lorsqu'ils sont remplis aux deux tiers d'eau, on devrait y maintenir une pression d'au moins 15 livre
s pour les arroseurs les plus élevés.
Les pompes à incendie, actionnées à la vapeur, si elles sont du type et d'une installation voulus, forment le mode le plus sûr pour alimenter les arroseurs automatiques. La pomye étalon est munie d'un double conduit de 500 à 1,500 gallons de capacité, propre à fonctionner promptement. On se sert quelquefois de pompes rotatives pour les fabriques situées à la campagne, où il existe des forces hydrauliques, mais comme elles ne fonctionnent pas toujours d'une manière satisfaisante, elles ne sont Pas recommandables. Le développement et l'utilisation de l'énergie électrique, dans les différentes parties du Canada, ont eu pour effet de créer une grande demande de pompes électriques Pour protection contre le feu. Les plus généralement répandues sont celles du type rotatif centrifuge: la plupart ont bien fonctionné: mais elles dépendent naturellement de la source d'énergie que leur communique un premier moteur.
Dans les villes protégées par des services municipaux, tous les systèmes d’arroseurs, devraient être pourvus d'un branchement extérieur, auquel les pompiers attacheront, en cas de feu, un boyau relié à la pompe à incendie. Les arroseurs automatiques sont beaucoup plus efficaces que les boyaux à incendie pour atteindre la place où un feu a 6 laté, surtout lorsqu'il s'agit d'édifices d'accès difficile pour les pompiers. Une quantité minimum d'eau, de 100,000 gallons devrait être fournie à une pompe, quel qu'en soit le type, pour chaque 1,000 gallons de capacité.
Les statistiques, concernant le fonctionnement des diverses sources d'eau, montrent que la Piupart des feux, éteints par les arroseurs, avaient pris naissance dans des édifices fournis d'eau par les conduites principales des services de distribution publics.
Comme de grandes et nombreuses .ertes ont été Arrangement <; FER ssibilité d'atteindre tes le des valves Occastonnées par l'impossibilité d'atteindre les valves intérieures, fermées pour réparations, au temps du feu, plusieurs autorités préfèrent les installations dont les valves
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sont placées à l'extérieur sur le conduit principal. Dans les édifices dont le contenu est susceptible d'être endommagé par l'eau, tels que les magasins à rayons, les conduits sont toujours munis de valves de tête pour contrôler chaque plancher.
Deux considérations importantes rendent nécessaires des valves automatiques d'avertissement, pour faire savoir que le système d'arrosage est en opération: (1) les arroseurs sont incapables de suffire à tous les cas d'incendie; d'autres appareils supplémentaires sont indispensables pour finir le travail d'extinction; (2) les jets s'ouvrent automatiquement, mais ne se ferment pas d'eux-mêmes; il s'ensuit que l'eau continue à couler, jusqu’à ce que toute là quantité soit épuisée, ou que les valves de commande aient été fermées à la main.*
Les tuyaux d'arrosage à sec sont généralement installés dans les édifices où les tuyaux remplis d’eau gèleraient. Dans le système à sec, les tuyaux de distribution sont remplis d'air comprimé suffisant pour ouvrir les valves placées dans les tuyaux d'amenée verticaux. Cette valve arrête l’eau jusqu'à ce que la pression de l'air soit réduite rar l'ouverture du jet \rroseur, qui fonctionne alors comme dans l. «vstème des tuyaux pleins d'eau. Le système des arroseurs à sec ct recommandé que pour les cas où l’autre systèn.e est impossible. La valve à air comprimé s'ajuste difficilement et demande une attention spéciale pendant l'hiver. L'air contenu dans les tuyaux de distribution est sujet à se condenser, s’il n'est pas absolument sec, et peut causer de grandes difficultés. D'un autre côté le temps qui se passe entre l'ouverture du jet et l'écoulement de l'eau—unce o deux minutes—permet au feu de prendre une grande extension.
7. La valeur de la protection que donne un système d'arroseurs dépend du maintien de son efficacité. Les statistiques, qui se rapportent aux feux ayant éclaté dans les édifices pourvus d’arroseurs, montrent conclusivement que les plus grandes pertes sont dues au fait que le système n’a pas fonctionné d’une manière effective au moment du danger, faute d’une surveillance attentive de son maintien en bon état. Le tableau suivant qui est un relevé des statistiques, compiles par la National Fire Protection Association, est une analyse de toutes les opérations défectueuses des systèmes d'arroseurs aux Etats-Unis et au Canada, de 1897 à 1917.
Importance de la surveillance
*L'assurance contre le ‘coulage des arroseurs' ou contre l'écoulement accidentel s'applique à presque tous les édifices arrosés, mais les compagnies d'assurance exigent des valves d'avertissement.
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ANALYSE DU FONCTIONNEMENT DÉFECTUEUX DES ARROSEURS A INCENDIE, AUX ETATS-UNis Er CANADA, 1807 1017
No. de | Pour | feux | cent
ES — | Eau manquant dans les arroseurs. ...,,,,.,,...,......... .| 230 27.0 Parties non arrosées et jet défectueux... ......... .| 19€ 22.9 Approvisionnement d'eau défectueux RATER ram as 84 9.9 Mauvais fonctionnement dû à la congélation..." RECRUE |: 2.1 Lenteur d'opération des systèmes à sec re 18 #3 Opération lente ou défectueuse des jets éprouvés ER SUN CES 1.8
Construction d'édifices défectueuse, lieux cachés, ouvertures! as LU NES PE PR AS .| 39 4.6 Obstruction à la distribution. . .........,....... 53 6.2
Danger de la part des occupants, trop grands pour la moyenne QUE OQUIDRMeNE ne raie nt dti es co Doi LUS 4.6 Rupture de systèmes en mauvais état... A 4.1 Conflagration ou feu de voisinage. ...,......... re 64 7.4 Die tira té CORTE SEE ER Er CR RATES Ne a SRI | 34 | 4,0 PO ia à sin TS R d a rate oo cn tr UT ES
Les points qui demandent une attention particulière dans le maintien de l'efficacité d'un système d'arroseurs sont les suivants:
(a). Les valves de commande doivent être tenues ouvertes. C'est là une nécessité absolue, car tout édifice, d'où l'eau est exclue des arroseurs, n'est pas protégé. Et cependant on a constaté que plus de 27 pour cent des manques de fonctionnement avaient pour cause la fermeture des valves et une négligence coupable, comme le montre le tableau suivant: