Reiae nach der Schweiz
36 VIE ET ŒUVRE PRATIQUE DE PESTALOZZl
parte, se rendre à Paris pour délibérer sur la nouvelle constitution helvétique, Pestalozzi avait espéré que son voyage lui servirait à faire connaître sa méthode en France. Mais, bien que le ministre Chaptal eût été mis au courant de ses efforts, il ne rencontra guère que de l'indifférence. On raconte même qu'il tenta d'obtenir une audience du premier Consul, et que celui-ci aurait répondu « qu'il ne pouvait s'occuper de VABC ». Mieux encore, le Journal de Paris le traita de charlatan. Découragé, il revint à Burgdorf sans avoir attendu la fin des travaux de la Consulta : « J'ai été aussi à Paris », disait-il souvent plus tard, « maië je n'y ai rien vu ». Le seul profit qu'il tira de son voyage fut de gagner à son œuvre Jean de Murait, de Zurich, jeune théologien très distingué qu'il avait rencontré à Paris, et qui devint son collaborateur à Burgdorf, en 1803. La même année entrèrent aussi de nouveaux maîtres à l'institut, parmi lesquels le pasteur Jean Niederer, qui devait bientôt y prendre une place si importante. C'est en 1803 également que parurent enfin les livres élémentaires de Pestalozzi, c'est-à-dire : 1* VABC de l'intuition ou ensei^ gnement intuitif des rapports de mesure^; 2° ï Enseignement intuitif des rapports numériques^ \ 3° le Livre des Mères ' .
Le nouveau gouvernement bernois ayant eu besoin du château de Burgdorf pour loger le préfet, Pestalozzi, qui était d'ailleurs suspect à cause de ses idées libérales, fut invité à transférer son institut à Miinchenbuchsee, à deux lieues de Berne, dans l'ancien couvent des Johan-
1. ABC der Anschauung oder Anschauungslehre der MaasverhàUnisse. Voir p. 17'*.