‹ Pestalozzi et l'éducation populaire moderneChapitre 37 sur 152 · Meine Lebenssckicksale, pp. 194-195. Voir p · texte numérisé non relu

Meine Lebenssckicksale, pp. 194-195. Voir p

aboutît à un procès en diffamation intenté par Niederer contre Pestalozzi et Schmid, qui furent acquittés. A son tour, Pestalozzi attaqua son adversaire pour un autre article injurieux, et l'opinion publique s'émut à un tel point, que le Conseil d'État ordonna au préfet d'Yverdon, M. du Thon, d'appeler les deux parties et de leur faire comprendre la nécessité de mettre fin à ce scandale. L'arbitrage fut accepté et signé par les belligérants le 31 décembre 1823.

Ces déplorables incidents avaient naturellement porté atteinte au prestige et a la prospérité de l'institut et hâté sa décadence. Le dernier coup lui fut porté par le renvoi de Schmid, que ses ennemis obtinrent du Conseil d'Etat, sous forme d'arrêté d'expulsion, rendu le 6 octobre 1824. Alors Pestalozzi résolut de quitter Yverdon et de transporter son orphelinat à Neuhof. C'était un rêve qu'il caressait depuis longtemps, et il comptait emmener avec lui comme personnel enseignant les élèves qu'il avait formés à l'orphelinat de Clindy et préparés aux fonctions d'instituteurs. Malheureusement, aucun ne voulut l'accompagner, et oubliant ce qu'ils devaient à leur bienfaiteur, ils le quittèrent pour aller tirer profit ailleurs de l'instruction qu'ils avaient reçue chez lui, alléguant « que c'était trop demander à leur reconnaissance, et qu'ils n'étaient pas tenus de se sacrifiera ce point pour lui * ». D'autre part, il ne restait plus rien de l'argent qu'avait rapporté à Pestalozzi la publication de ses œuvres. Il se trouva donc réduit à l'impuissance, et obligé de déclarer publiquement, le 17 mars 1824, qu'il lui était désormais impossible « de répondre aux espérances qu'il avait éveillées dans le cœur de tant de généreux philanthropes et amis de l'éducation par son projet de création d'un orphelinat * ». 11 se vit dans la nécessité de fermer l'institut, tombé en pleine décadence, et, le 2 mars 1825, il quittait Yverdon, accompagné de Schmid et de ses

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