‹ Pestalozzi et l'éducation populaire moderneChapitre 36 sur 152 · Meine Lebensachicksale^ p · texte numérisé non relu

Meine Lebensachicksale^ p

prononcé à F occasion de son soixante-douzième anniversaire de naissance, le 12 janvier 1818 *.

Pestalozzi choisit pour établir son orphelinat le village de Glindy, situé à dix minutes d'Yverdon, et Tinaugura le 13 septembre 1818, avec douze orphelins, garçons et filles, qui devaient être élevés ce comme enfants pauvres et préparés à Texist^nce qui convient aux pauvres », c*est-îi-dire « être détournés de toute tentation de bien-être, de jouissances inutiles et de désirs difficiles à satisfaire dans la pauvreté * ». Les élèves devaient rester cinq ans dans Forphelinat et se préparer à la carrière de l'enseignement. L'établissement vit le nombre de ses pensionnaires s'accroître en peu de temps jusqu'à trente, mais Pestalozzi eut le tort d'en changer la destination première en acceptant des élèves payants, notamment de jeunes Anglais. On se trouva ainsi entraîné peu à peu à ajouter aux matières d'enseignement le français et le latin, de sorte que l'orphelinat perdit de plus en plus son caractère primitif pour devenir un établissement similaire à celui d'Yverdon et que Pestalozzi luimême trouva tout naturel, en 1820, de réunir les élèves de l'école à ceux de l'institut, dans le château occupé par celui-ci. Les filles furent installées dans le local du second étage.

La municipalité d'Yverdon se montra peu satisfaite de cette fusion des deux établissements, et, sur une démarche du groupe Niederer, Kriisi et Naf, refusa à Pestalozzi la prolongation de la concession du château, qu'il avait déjà obtenue pour une période de cinq années après son décès « en faveur des personnes qu'il aurait désignées pour lui succéder », et qu'il sollicitait de nouveau pour quinze ou vingt années.

Les hostilités avec Niederer avaient pris un caractère de plus en plus aigu. Une série de polémiques injurieuses

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