Pestalozzi'Biatler, 1889, p
2. Et non en 1802, comme on le lit dans la Psychologie de Veffort de M. Alexis Bertrand, p. 140, par suite d'une faute d'impression. Cette erreur a été reproduite dans la Reime pédagogique du in février 1890 (artiole de M. G. Compayré), p. 123.
Fellenberg m'offre presque la réalisation de mon idéal * ». Quant à Pestalozzi, voici la note qu'il lui consacre : « Arrivé à Yverdon, mon premier soin a été de rendre visite au bon Pestalozzi, qui m'a reçu connme un ancien ami... Ce pauvre Pestalozzi paraît bien baissé. Je crois que son institut est fini; il est malheureux qu'il ne soit pas venu se fondre dans celui de M. de Fellenberg, comme la proposition eh était faite. . . M.'^Pestalozzi a voulu me reconduire jusqu'à ma voiture, accompagné de M. Schmid. Nous nous sommes embrassés et promis souvenir et correspondance *. » Malgré cette promesse, les relations paraissent en être restées là. Maine de Biran mourut deux ans après.
Nous avons dit (p. 199) comment deux instituteurs danois, Strôm et Torlitz, avaient été envoyés à Burgdorf en 1803 aux frais de leur gouvernement. A leur retour, une école fut ouverte à Copenhague à titre d'essai pour y expérimenter la méthode pestalozzienne, et placée d'abord sous la direction des deux instituteurs, puis sous celle de Torlitz seul. Un examen qui eut lieu au milieu de 1805 donna des résultats peu encourageants : on trouva que les élèves savaient sur le bout du doigt tout ce qui était contenu dans leurs manuels et leurs tableaux, mais qu'ils étaient complètement dépaysés dès qu'on faisait appel à leur intelligence d'une autre façon ; on en conclut que les procédés pestalozziens n'étaient qu'un simple mécanisme et ne favorisaient point, comme le prétendait leur inventeur, le développement des facultés. Il fut résolu toutefois de prolonger l'expérience; mais la plupart des élèves