‹ Pestalozzi, étude biographiqueChapitre 145 sur 202 · TT · texte numérisé non relu

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Après le départ de K. von Raumer et de son ami Przystanowski, Schmid, se sentant isolé et voyant qu'il ne pouvait amener Pestalozzi à sacrifier l'institut d'Yverdon à des idées que celui-ci trouvait trop absolues, prit le parti de s'éloigner aussi. Ainsi se dénoua, d'une façon bien imprévue, le conflit qui durait depuis plusieurs années. Deux ans plus tôt, c'était Niederer qui offrait sa démission ; et Pestalozzi, bien que déjà à ce moment la domination que le théologien appenzellois prétendait exercer dans les questions de doctrine lui fût à charge, refusa de se séparer de lui ; maintenant c'est Schmid, le disciple préféré, qui condamne l'institut et son organisation, et veut rappeler Pestalozzi à son ancien idéal de l'école populaire; Pestalozzi lui donne raison au fond, mais il se sent enchaîné à son entreprise d'Yverdon par des liens qu'il ne peut rompre, et laisse partir Schmid ^

Il y eut à ce départ de Joseph Schmid une autre cause encore que le différend qui avait éclaté entre lui et la majorité de ses collègues. Cette seconde cause était restée mystérieuse. Pestalozzi la mentionne en ces termes : « Une circonstance qui ne regarde que Niederer et lui amena son départ de ma maison * ». Niederer ne s'est jamais expliqué à ce sujet. Quant à Schmid, il s'est borné à cette brève et incomplète indication : « L'attention de Niederer s'était portée à cette

1. « Si je n'avais que quarante ans, disait Pestalozzi, je partirais aussi pour aller entreprendre quelque chose que je pusse exécuter; mais j'ai déjà recommencé trop souvent pour qu'enfin mes forces ne soient pas épuisées. » (Heussler, dans les Vortrâge gehalten bei der Pestalozzi-Feier, p. 6.) Dans Meine Lebensschicksale (p. 40), il dit à ce sujet : « Mon cœur était déchiré de le voir se séparer de moi, car je l'aimais comme mon âme. Mais je ne pouvais rien y faire. »

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