‹ Pestalozzi, étude biographiqueChapitre 158 sur 202 · J8 PESTALOZZI · texte numérisé non relu

J8 PESTALOZZI

œuvre pleine de nobles sentiments, mais où la décadence intellectuelle commence à se faire sentir.

Lorsque Schmid arriva à ïverdon, il trouva Pestalozzi fort indisposé contre Niederer; la présence de ^mc Pestalozzi et de Lisabelh avait contribué à rendre la situation plus tendue. « M"'*' Pestalozzi, raconte Schmid, me demanda sans détours, le jour même de mon arrivée, si je venais pour Niederer ou pour son mari. Ma réponse fut simple. Mais je lui montrai la nécessité d'endurer et de se taire *. »

Reçu par Niederer en allié et en frère, Schmid proposa et fit accepter des réformes salutaires. 11 possédait l'art, inconnu à Niederer, de diriger Pestalozzi et de triompher de son entêtement en ménageant sa susceptibilité et en lui laissant croire qu'il décidait et gouvernait lui-même. Sur l'initiative de Schmid, un certain nombre de maîtres inutiles furent renvoyés (il y avait à ce moment-là vingt -deux maîtres pour soixante-dix huit élèves, dont seize n'étaient que des demi pensionnaires -); le traitement de ceux des. maîtres restants qui recevaient plus de trente louis fut réduit de moitié, à partir du 1" juillet, et le nombre des leçons que chacun d'eux avait à donner fut augmenté; on fit rentrer des créances arriérées, on supprima des dépenses inutiles; l'imprimerie qui avait été installée au château dut enfin disparaître. Une régularité inconnue auparavant fut introduite dans la marche de l'établissement. Pestalozzi, heureux de se sentir secouru et protégé par une main énergique, approuvait tout ce que voulait Schmid ; et si indispensables étaient les mesures sévères prises par celui-ci contre les

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