Meine Lehensschicksale, p
2. Biber, Beitrag zur Biographie Heinrich Pestalozzi' s, pp. 284 et suiv.
150 francs. Pestalozzi se déclare prêt à payer. Les arbitres, considérant que durant ces quatre mois et demi Niederer a donné moins de leçons que précédemment, ne lui accordent que 75 francs ;
3° Niederer, qui avait accepté, en 1815, comme les autres maîtres de Finstitut, une diminution de moitié sur son traitement, réclame le payement de la moitié à laquelle il avait renoncé, soit 750 francs pour un an dix mois et demi. Les arbitres le déboutent de sa demande;
4^' Niederer, qui devait être logé et nourri à l'institut, a été logé et nourri au domicile conjugal à partir du 1^' juillet 1814; il réclame de ce chef, pour deux ans dix mois et demi, une indemnité de i 104 francs. Les arbitres le déboutent de sa demande;
50 y[me Niederer réclame son traitement comme maîtresse il l'institut des jeunes filles de 1809 à 1813, soit 1776 francs pour quatre ans dix mois et demi ; elle reconnaît avoir reçu 444 francs en divers acomptes : il lui est redû 1332 francs. Pestalozzi répond que, d'après ses livres, le compte de M™'' Niederer a été balancé le l^»" avril 1814, et qu'il ne doit plus rien. Les arbitres donnent raison à M^^ Niederer;
6*^ Pestalozzi réclame, en payement des leçons données à l'institut de M"»^ Niederer par les maîtres de son propre institut, de 1813 à 1816, une somme de 843 francs. M"»» fédérer reconnaît devoir cette somme ;
7° Pestalozzi réclame le loyer de deux pianos pendant dix-neuf mois et demi. M»»» Niederer dit ne s'être servie que d'un seul, et ne devoir que le loyer de celui-là. Les arbitres décident qu'elle doit payer le loyer des deux pianos ;
8° Pestalozzi réclame le loyer de huit lits, pendant dix ans neuf mois et demi. M'^o Niederer prétend que ces lits lui ont été vendus, et que le prix doit en être retenu sur ses appointements. Les arbitres donnent raison à Pestalozzi;
9° Pestalozzi réclame le prix de quatre nappes vendues à M™<* Niederer. Les arbitres le lui accordent :
{Qo i^me Niederer réclame de Pestalozzi le remboursement de diverses petites dépenses montant à 73 francs. Pestalozzi reconnaît devoir cette somme;
{{o ]y[i«c Miederer dit que Pestalozzi avait promis de prendre à sa charge une partie du prix de la pension d'une
l'institut dSverdoiN : dernière période (1817-^825). 413
jeune fille; elle réclame de ce chef (65 francs. Pestalozzi se déclare prêt à payer;
12° Enfin vient le point essentiel. Pestalozzi réclame sur rinstitut de jeunes filles tous les droits moraux, pédagogiques et financiers que lui garantit Tacte de cession de 1813* Les arbitres, considérant que certaines clauses de cette convention, notamment celle relative aux leçons que devaient donner les maîtres de l'institut des garçons, n'ont pas été observées par Pestalozzi, déclarent celui-ci déchu des droits qu'il revendique sur l'institut de M™« Niederer.
Au point de vue financier, le résultat de ce laborieux règlement de comptes était celui-ci : les époux Niederer restaient débiteurs envers Pestalozzi d*un solde de 244 francs, représentant la différence entre les sommes allouées par les arbitres à chacune des parties.
Une lettre de Pestalozzi à sa sœur, la dernière, sans date, doit trouver sa place ici : elle a été écrite vers la fin de 4824 ou au commencement de 1825. Nous y lisons ce qui suit :
Je suis en bonne santé, et extraordinairement robuste pour mon âge. Depuis la visite que m*ont faite tes chers enfants, la conduite de Niederer et compagnie à l'égard de Schmid a eu des conséquences de plus en plus nuisibles pour mon établissement, de sorte que je regarde l'institut des garçons comme n'existant à peu près plus; celui des jeunes tilles (dirigé par Marie Schmid) marche d'une façon satisfaisante: pour celui-là j'ai des ressources et de l'aide. Mais les choses en général vont de telle façon que je me suis enfin décidé à ne pas tenter plus longtemps l'impossible, et à me reposer une bonne fois; j'emploierai le temps qui me reste à terminer quelques travaux littéraires, qui me sont très bien payés; je veux commencer enfin à ne plus me sacrifier à l'ingratitude des étrangers, et consacrer à l'avantage des miens le peu que je puis encore produire. Le jeune ménage se trouve très bien à Neuhof ; nous y avons fait bàtirj et le domaine vaudrait aujourd'hui, si on voulait le vendre, le double de ce qu'il valait autrefois;. la jeune femme
semble faite exprès pour la vie de la campagne, et je suis heureux de voir notre Neuhof prospérer entre ses mains comme jamais il ne l'avait fait entre les miennes. Je suis content : Dieu a tout fait pour le mieux. Je travaille en ce moment à l'exposé de mes principes et au récit de mes destinées; je sais que tu auras du plaisir à le lire, je te l'enverrai dès qu'il sera imprimé. Schmid continuera mon œuvre après ma mort ; sa force est grande ; sa sœur aussi se consacrera dans sa sphère au but de ma vie; je puis donc en toute tranquillité voir approcher la fin de ma carrière K
Lorsque Pestalozzi se fut bien convaincu que le Conseil d'État vaudois ne se laisserait pas fléchir et que le décret d'expulsion prononcé contre Schmid était irrévocable, il annonça que lui-même était décidé à quitter Yverdon, et fit ses préparatifs de départ *.
Pompée, qui tenait de Joseph Schmid des renseignements particuliers, raconte que « dès qu'on apprit que, par suite des tracasseries qui lui étaient suscitées, Pestalozzi devait quitter Yverdon, il fut invité par M. Morin, chef d'une institution importante, et par M. Ordinaire, ancien recteur de l'académie de Besançon, à venir passer quelques mois à Paris pour s'occu-