‹ Pestalozzi, étude biographiqueChapitre 200 sur 202 · Bandlin, Der Genius von Vater Pestalozzi, p · texte numérisé non relu

Bandlin, Der Genius von Vater Pestalozzi, p

3. Emmanuel Frôhlich, Erinnerung an Vater Pestalozzi (dans les Pàdagoglsche Blâtter de Kehr, 1881, p. 125).

4. Ces feuillets ont été conservés; quelques fragments en ont été publiés par Bandlin, Dev Genius von Vater Pestalozzi, pp. 339-3 iO.

yf

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aggrava son état. L'aiïection dont il souffrait nécessitait une intervention chirurgicale fréquente : le médecin proposa de le transporter de Neuhof à Brugg, afin de ravoir près de lui. Pestalozzi y consentit. Avant son départ, le 15 février 1827, jugeant sa fin prochaine, il dicta au pasteur de Birr ses dernières volontés. Voici les passages essentiels de ce testament :

Je suis tout près de la mort. J'aurais désiré vivre quelques mois de plus, pour mon œuvre et pour ma justification et celle de Schmid; mais je me suis résigné, et je meurs sans regret. Joseph Schmid prendra ma place et sera le père de mes enfants. Il continuera à veiller avec une affec* tion paternelle sur mon petit-fils, sur sa femme et leur enfant... Il a tout sacriflé pour moi, sans recevoir de moi autre chose que la nourriture et l'habillement. Je suis son débiteur et donnerais volontiers ma vie pour lui. Quoi que puissent dire contre lui ses ennemis et les miens, il est mon sauveur et le sauveur de ma maison. Là o^ il a manqué, il a manque par complaisance pour moi. Il a voulu, pour me complaire, réaliser Timpossible. Par Tordre et une sage économie, par le meilleur emploi possible des ressources disponibles, il a voulu payer les dettes de ma maison, et fonder encore une école de pauvres pour donner satisfaction à mes vœux. Il a accompli la première partie de celte tâche : il m'a sauvé financièrement; il a payé toutes les dettes de ma maison. Il n'a pu accomplir la seconde. Il n'a pu fonder Técole de pauvres, par ce motif, sans parler d'autres causes qui ont nui à l'entreprise, que beaucoup de souscriptions promises n'ont pas été payées. Schmid n'a point détruit soit l'un, soit l'autre de mes instituts d'Yverdon, comme le prétendent ses ennemis et les miens, qui ont répandu à ce sujet d'incroyables calomnies. Les hostilités qui m'ont été suscitées pendant les dernières années de mon séjour à Yverdon sont le motif qui m'a engagé à fermer mon institut; et c'est bien en pure perte que nos ennemis font tant de bruit à ce sujet, car cet institut ne répondait pas aux premières aspirations de ma vie. Je me suis retiré dans mon cher Neuhof, pour me consacrer désormais exclusivement à celles-ci. C'est à cette œuvre que je travaillais, et toutes

DERNIÈRES ANNÉES bE PEStÀLOZZI A NEUUOF. 431

les injures contre Schmid et contre moi, que les journaux ont si complaisamment accueillies, n'ont pu troubler ma tranquillité ni me détourner de mon travail. Il était déjà assez avancé, et j'osais espérer que nies livres élémentaires, lorsqu'ils auraient vu le jour, obtiendraient le suffrage des psychologues impartiaux, et conduiraient aux expériences que je désire si vivement voir tenter. Ce que je souhaitais n'est pas arrivé : mon travail reste inachevé. Je laisse à mes amis le soin de voir quel usage peut en être fait.

Quelles que fussent la joie et l'ardeur avec lesquelles je travaillais à cette œuvre, mes ennemis ont enfin réussi à me les gâter. Le livre de Biber et la lettre de Fellenberg publiée dans le n° 10 de la Neue Zùrcher Zeitung * me provoquèrent à une réponse. Chose qui ne m'était pas arrivée depuis des années, je pris la plume moi-même ; mais mes forces me trahirent. J'espérais, ma réponse achevée, pouvoir dire à tous, amis et ennemis : « Me connaissez-vous mieux? » et obtenir justice pour moi et pour mon ami Schmid. La Providence en a décidé autrement, et je m'incline. Mais, comme je ne pourrai plus parler dans la tombe, je somme aujourdhui tous mes ennemis, ouverts ou cachés, nommément Fellenberg, qui, sous prétexte de me défendre, veut me faire passer pour un coquin ou un imbécile; Biber, qui, à l'inverse de Fellenberg, m'attaque en adversaire déclaré, mais dont j'aurais facilement paré les coups si l'arme n'avait échappé à ma main défaillante; Niederer, Krùsi et Nàf, qui me paraissent avoir mis Biber en avant — quoique celui-ci ne veuille pas en convenir — pour se donner l'avantage d'une apparence paciflque, bien qu'ils soient les auteurs de tous les scandales qui ont empoisonné les dernières années de ma vie; je les somme tous, sur mon lit de mort et au nom de la justice du ciel, de porter leurs accusations devant les tribunaux, et de faire faire par l'autorité compétente une enquête sévère sur tous les méfaits qu'ils imputent à Schmid et à moi. Schmid trouvera dans mes papiers toutes les pièces qui doivent servir à sa justification et à la mienne, et je l'autorise à en faire l'usage qu'il jugera nécessaire pour son honneur et pour le mien. Puisse ma cendre faire taire enfin la haine de mes ennemis, et mon suprême appel les engager

4. C'était une nouvelle attaque de Fellenberg, en janvier 1827.

à suivre avec calme et dignité la voie de la justice! Puisse la paix que je vais trouver donner aussi la paix à mes ennemis! En tout cas je leur pardonne. Je bénis mes amis, et j'espère qu'ils se souviendront avec affection de celui qui n'est plus, et qu'après sa mort ils continueront à consacrer leurs efforts à la réalisation des aspirations de sa vie *.

Transporté à Brugg dans un traîneau fermé, par une froide journée d'hiver, il fut installé dans une petite chambre de l'hôtel Ziirn rothen Haus^ au rez-de-chaussée ; il avait auprès de lui sa petite-fille par alliance, la plus jeune sœur de Schmid, et son petit-fils Gottlieb; Schmid, absent depuis le mois de septembre, était retenu à Paris. Le lendemain 46, il eut une crise très pénible et fut pris de délire; le 17 au matin, il expira ^

Deux jours après, on l'enterra dans le cimetière de Birr; la bière était portée par les instituteurs du voisinage ; quelques amis, parmi lesquels Nabholz, accouru d'Aarau % et les enfants de l'école du village, formaient tout le cortège. Pendant longtemps, la tombe de Pestalozzi fut ombragée par un simple rosier; en 1846, le

•1. Ce teslamenl a été publié par Schmid, Fellenberg's Klaf/e. pp. 59-G3.

'2. Les principaux documents relatifs aux derniers momenls de Pestalozzi sont une lettre de son secrétaire Steinmann à M"" Halder, née Schulthess, nièce de Pestalozzi; une lettre de (iotllieb Pestalozzi à cette même pjarènte ; et un rapport adressé par le vicaire Fisch, de Brugg, à VAmtsburgermeister Herzog. Ces trois pièces ont été imprimées dans le Korrespondenzblatt des Archivs der schweiserischen permanenien Schdaussiellung in Zurich^ année 1878, pp. 9-12.

3. Nabholz était depuis 1822 directeur de l'école normale d'instituteurs du canton d'Argovie. M. Morf (t. IV, p. 564) a publié une lettre de Nabholz à Niederer, du 20 février 1817, dans laquelle il déclare expressément que, de l'avis des personnes présentes aux funérailles, l'assignation lancée par la commission de l'orphelinat de Gais, et le pamphlet de Biber, ont été les causes directes de la mort de Pestalozzi.

gouvernement argovien fit ériger sur l'une des faces de la nouvelle école de Birr un monument funéraire, sous lequel repose aujourd'hui la dépouille de Tami des pauvres et des enfants.

La mort presque subite de Pestalozzi ne lui avait pas permis de mettre la dernière main aux divers ouvrages dont il avait annoncé la publication ; mais d'autres, tels' que la cinquième partie de Léonard et Gertrnde, étaient entièrement achevés. Ces manuscrits inédits n'ont pas vu le jour : Gottlieb Pestalozzi ayant voulu les envoyer, en 1842, à Joseph Schmid, qui s'était établi à Paris, la caisse qui les contenait se perdit en route sans qu'il ait été possible d'en retrouver les traces.

Il nous reste à indiquer brièvement comment s'acheva la carrière de Krùsi et de Niederer,«et de ceux que Pestalozzi avait crus destinés à continuer son œuvre après lui.

Krûsi, comme on l'a vu, avait quitté Yverdon dès 1822 pour prendre la direction de l'école cantonale d'Appenzell Rhodes-Extérieures, à Trogen. Onze ans plus tard, en 1833, il renonça à cet emploi pour fonder, avec le concours du canton, une école normale à Gais; il joignit à cet établissement une Realschule et une école déjeunes filles. Il consacra à la direction de ces divers établissements les dernières années de sa vie, et mourut en 1844 à l'âge de soixante-huit ans. Pendant quatre ans (1832-1835) il avait fait paraître, en collaboration avec Tobler, une publication périodique intitulée : Contributions aux moyens d'instruction populaire dans Vesprit de l'éducation humaine {Beitrdge zu den Mittcln der Volkserziehnng im Gciste der Mehschenbildung, Zurich et Trogen). Nous avons dit plus haut (p. 1 9o) qu'en 1829 il publia des extraits d'un manuscrit de Pestalozzi qui se trouvait entre ses mains, sous ce titre : Enseignements d'un père sous forme d'explications morales du vocabulaire ; testament du père Pestalozzi à ses élèves (Vaterlehren in sittlichen Wortdeutungen. Ein Vermàchtniss vom Vater Pestalozzi an seine Zdglinge; Trogen, Meyer et Zuber-

bûhler). Il a inséré en 1828 dans un journal pédagogique dirigé par J.-P. Rossel (Allgemeine Monatschrift fur Erziehung und Unterricht^ Aix-la-Chapelle) des souvenirs sur Pestalozzi (reproduits dans les Pestalozzrsche Bldtter de Niederer, qui contiennent encore plusieurs autres articles de lui). Il a laissé en outre deux écrits relatifs à Pestalozzi et à sa méthode; le premier est intitulé : Souvenirs de ma vie et de mon activité pédagogique, avaiit, pendant et après mon association avec Pestalozzi {Erinnerun'gen aus meinem pàdagogischen Leben und Wirken, vor meiner Vereinigung mit Pestalozzi, wdhrend derselben und seither; Stuttgart, Cast, 4840) ; le second a pour titre : Mes tentatives et mes expériences dans le domaine de Véduco" tion populaire (Meine Bestrebungen und Erfahi*ungen im Gebietc der Volkserziehung\ Gais, 1842).

Niederer, dès qu'il eut appris que Pestalozzi n'était plus, s'empressa de déclarer publiquement, en son nom et au nom de ses amis, que la querelle était désormais apaisée et que tous les collaborateurs de Pestalozzi ne voulaient plus voir en lui que l'homme d'autrefois. Pendant les années 1828 et 1829, il publia, dans la Monatschrift de Rossel, diverses études, ainsi que quelques manuscrits inédits de Pestalozzi; ces matériaux, joints à d'autres travaux de Krùsi, de Tobler et de Nageli, ont été réunis sous le titre de Pestalozzi' sche Blàtter. L'institut de jeunes filles dirigé par Niederer et sa femme n'avait pas cessé de prospérer; en 1837, Niederer le transporta à Genève. C'est dans celte ville qu'il mourut en 1843, à l'âge de soixante-cinq ans. Sa veuve continua à diriger l'institut de jeunes filles jusqu'à 1850, puis elle se retira à Zurich, où elle est morte en 1837, en léguant à la bibliothèque de la ville de Zurich les papiers de son mari, parmi lesquels se trouvaient de nombreux manuscrits de Pestalozzi, et en particulier toute la correspondance de celui-ci avec sa fiancée Anna Schulthess.

Joseph Schmid, qui se trouvait à Paris au moment de la mort de Pestalozzi, revint à Neuhof pour peu de temps, puis se fixa définitivement à Paris, où il fut attaché à l'institution Morin comme professeur; il donna des leçons de mathématiques dans d'autres établissements encore (par exemple à l'institution Bussy fils) et chez des particuliers. En 1832 et 1833, il conclut avec Emile de Girardin et Bontm}-^ des traités l'autorisant à publier une édition allemande du

DERNIÈRES ANNÉES DE PESTÀLOZZI A NEUHOF. 43S

Journal des connaissances utiles et à\i Musée des familles; mais cette entreprise n'eut pas de succès, et dut être interrompue au bout de quatre ans. Parmi les personnes avec lesquelles Joseph Schmid s'était lié à Paris, nous citerons la princesse Galitzine, née Ismaïloff, qu'il aida dans la publication d'un ouvrage intitulé Analyse de la force, la famille de Villamil, à Passy, et le directeur de l'école Turgot, Pompée, auquel il fournit des documents pour son mémoire sur Pestalozzi. En i 846, à l'occasion des fêtes données en Allemagne et en Suisse pour le centenaire de la naissance de Pestalozzi, Schmid fit paraître un prospectus en langue allemande annonçant l'ouverture d'une souscription à une nouvelle édition des œuvres choisies du grand éducateur. L'année suivante, il écrivit une brochure intitulée Pestalozzi und sein Neuhof (imprimée en allemand chez Paul Renouard, rue Garancière, à Paris, et mise en vente chez l'éditeur Schulthess, à Zurich) ; il y exposait un plan pour la création d'une école normale modèle à Neuhof; il annonçait en même temps la prochaine publication (qui n'eut pas lieu) d'un second volume encore inédit des Lebensschicksale de Pestalozzi, destiné à faire la lumière, au moyen de documents authentiques, sur les faits qui avaient amené la ruine de l'institut d'Yverdon. Enfin, en 1848, Schmid publia une brochure en français, intitulée Introduction des mathématiques dans Vinstruction populaire (Paris, Lacrampe fils); il y annonçait l'intention de donner une nouvelle édition allemande des œuvres de Pestalozzi, ainsi qu'une traduction française des manuels consacrés à l'enseignement élémentaire des mathématiques. Aucun de ces divers projets ne fut réalisé. Joseph Schmid est mort à Paris le 14 février 1851, à Tâgede soixante-cinq ans.

L'aînée des sœurs de Schmid, Marie, qui avait rempli pendant de longues années les fonctions de maîtresse à l'institut d'Yverdon, et qui devint plus tard M'»^^ Reidel, se brouilla avec son frère après la mort de Pestalozzi, et ne se réconcilia jamais avec lui.

Gottlieb Pestalozzi continua pendant quelques années, après la mort de son grand-père, à habiter le domaine de famille avec son épouse, Catherine Schmid. Plus tard, il vendit Neuhof et se fixa à Zurich; il est mort dans cette ville en 1863. Son fils, le colonel Karl Pestalozzi, professeur

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à FÉcole polytechnique de Zurich, né à Neuhof en* 1825, est aujourd'hui Tunique descendant du grand philanthrope dont il porte le nom.

Le domaine de Neuhof avait été vendu par Gottlieb Pestalozzi à M. Jâger-Guster, de Brugg. Il passa ensuite aux mains d'un agriculteur de Birr, M. Seeberger, qui le revendit en 1864 à M. Vogt, de Râmigen. En 1858, un incendie a détruit la maison d'habitation construite par Pestalozzi en 1770, ainsi que la grange à laquelle avait été annexé en 1774 Tatelier des enfants. Le bâtiment dont Pestalozzi avait commencé la construction pour y installer une école de pauvres a été achevé par son petit-fils : c'est aujourd'ui une ferme, qu'habite le propriétaire du domaine *.

1. Morf, I, pp. 108 et 125, notes. Le propriétaire actuel de Neuhof est M. Schneider (Hérisson, Pestalozzi élève de J.-J. Rotisseau, p. 13, note 3).

A. — Éditions des ouvrages de Pestalozzi.

Nous avons, au cours de ce volume, indiqué le titre de tous les écrits de Pestalozzi dans leur ordre chronologique, et mentionné la première édition de chacun d'eux, leurs réimpressions du vivant de Fauteur, ainsi que leurs traductions françaises; il nous reste à énumérer les autres éditions totales ou partielles qui en ont été faites.

La première édition des œuvres complètes de Pestalozzi est celle de Cotta {PestalozzVs sdmmtliche Schriflen, Stuttgart et Tubingue, 15 vol. in-8), qui a paru de 1819 à 1826. Elle laisse beaucoup à désirer sous le rapport de la correction du texte. Plusieurs écrits de Pestalozzi n'y ont pas trouvé place. Quelques-uns de ses ouvrages les plus importants ont subi des modifications considérables. Léonard et Gertrude, en particulier, a été complètement remanié : le roman occupe les quatre premiers volumes de l'édition; mais ces quatre volumes correspondent seulement aux trois premières parties de l'ouvrage ; la quatrième partie a été entièrement laissée de côté.

Kriisi a donné deux éditions de Léonard et Gertrude, en rétablissant le texte des éditions originales de 1781, 1783, 1785 et 1787 : la première en 1831 (Trogen, 4 vol.), la seconde, ne comprenant que les deux premières parties, en 1844 (Zurich, Meyer et Zcller, un vol., avec des dessins à la

jplume, par H. Bendel) ; une réimpression de cette dernière édition a été faite à Zurich en 1857.

M. Fr. Mann a publié dans la Bibliothek pàdagogischer Classiker de H. Beyer, à Langensalza, un choix des principales uîuvres de Pestalozzi : J,-H. Pestalozzi's aitsgewdiUte Werke, mit Pestalozz€s Biographie; 4 vol. in-32, 1871. Un second tirage de cette édition a été fait en 1878, en quatre volumes in-8. L'édition de M. Mann comprend les ouvrages suivants : Léonard et Gertrude ; la Soirée d'un solitaire ; des extraits du Schweizerhlatt; la Lettre sur le séjour à Stanz\ Comment Gertrude instruit ses enfants ; Opinions et expériences concernant Vidée de l'instruction élémentaire; Discours prononcé à Lenzbourg en 4809 ; Discours de Pestalozzi à sa maison, 1808, 1809, 1810, 1811, 1812, 1818; le Chant du Cygne. Les textes donnés par Mann sont ceux des éditions originales.

M. L.-W. Seyffarth, alors recteur et vicaire à Luckenwalde (depuis pasteur à Liegnitz), a publié, de 1869 à 1873, la seule édition complète des œuvres de Pestalozzi qui ait été donnée depuis celle de Cotta : PestalozzVs sammtliche Werke, gesichtet, vervolhtàndigt und mit erldutemden Einleitunyen versehen von L.-W. Seyffarth, Rector und Hilfsprediger zu Luckenwalde; Brandebourg, Adolf Mûller; 18 vol. in-16. Cette édition donne en seize volumes et deux volumes supplémentaires tous les ouvrages de Pestalozzi que M. Seyffarth a pu se procurer; elle est beaucoup plus complète que celle de Cotta, et le texte est conforme aux éditions originales, excepté pour Léonard et Gertrude : M. Seyffarth a cru malheureusement devoir adopter, pour cet ouvrage, le texte remanié des quatre premiers volumes de l'édition Cotta, qui sont devenus, dans son édition, les première, deuxième, troisième et quatrième parties du roman; et il y a ajouté, sous le titre de cinquième partie, la quatrième partie telle qu'elle a été publiée en 1787, que l'édition Cotta avait omise.

Enfin, la commission du Musée pestalozzien de Zurich a fait paraître, à l'occasion du centenaire de la publication de Léonard et Gertrude, une nouvelle édition de cet ouvrage, en 2 vol. in-8 : Lienhard und Gertrud, erster und zweiter Theit, neu herausgegehen zum Jubildum der Original- Ausgabe vom Jahr il8i ; Zurich, F. Schulthess, 1881 ; — Dntter und vierter Theil, neu hei^ausgegeben als Fortsctzung der Jubilàum-AuS'

RENSEIGNEMENTS BIBLIOGRAPHIQUES. -iSO

gabe des ersten und zioeiten Theils, von der Kommission fur das Pestalozzi'Stùhchen; Zurich, F. Schulthess, 1884. Cette éditioQ est accompagnée de deux études sur « l'histoire de la composition de Léonard et Gertrude », par le D'" 0. Hunziker. La même commission a publié en 1886 (Zurich, F. Schjilthess) une édition critique des Nachforschungen ûber den Gang der Natur in der Entwicklung des MenschengeschlecMs, qui prend pour base le texte de 1797, et donne en note les variantes de 1821.

B. — Ouvrages formant les sources originales a consulter

POUR LA biographie ET l'œUVRE DE PeSTALOZZI.

Nous aurions pu dresser une liste très considérable d'ouvrages relatifs à Pestalozzi ; mais nous n'avons pas cru qu'un catalogue de ce genre eût ici une utilité réelle. Nous nous sommes contenté d'indiquer ci-dessous les titres des écrits qui forment, avec les œuvres de Pestalozzi lui-même, les sources originales auxquelles il convient de puiser pour l'étude des questions relatives à la biographie du célèbre éducateur et à ses doctrines.

L'ordre suivi est l'ordre chronologique.

Les lettres M. P., placées entre parenthèses à la suite du titre d'un ouvrage, indiquent qu'il se trouve à la bibliothèque du Musée pédagogique de Paris. Cet établissement possède l'une des collections les plus complètes d'écrits relatifs à Pestalozzi, provenant, pour une large part, de la bibliothèque de M. Rapet, acquise par le Musée en 1880.

I)er Erinnerer, journal publié à Zurich en 1765 et 1766. • IsAAC Iselin, Ëphemenden der Menschheit, journal public à Bâle de 1776 à 1782.

R. ScHLNz, Brief an einen Freund ùber Pestalozzi; 12 avril 1783. Imprimé pour la première fois dans les Verhandlungen der helvetischen Gesellschaft zu Schinznach im Jahre /527, pp. 23-31. Réimprimé dans les Pestalozzi-Bldtter de Zurich, année 1881, pp. 42-47.

Schnell, Bezirksstatthalter in Burgdorf, an seinen Freund K. ûber PestalozzVs Lehranstalt. Berne, Gessner, 1800. Le texte de cette brochure, devenue très rare, a été réimprimé dans les Pestalozzi-Bldtter de Zurich, année 1888.

Hehbart, Pestalozzis Idée eines ABC der Arischauung untersucht iind ivissenschaftlich ausgefùhrt. Gôttingen, Rôwer, 1802. (M. P.)

Id., Ueber Pestalozzi*s neueste Schrift : « Wie Gertrud ihre Kindet* lehrt ». Article dans la revue allemande Irène, 1802. Imprimé à part en une brochure, 1802. (M. P.)

Ith, Amtlicher Berkht ùber die Pestalozzische Lehranstalt und die neue Lehrart derselben. Berne et Zurich, H. Gessner,

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Hempel, Pestalozzis Menschenlehre aus seinen « Nachforschungen u, s, w, » gezogen und katechetisch-dialogisch bearbeitet, Leipzig, Steinacker, 1803. (M. P.)

HiMLYy Versuch einer Einleitung in die Grundsàtze des pestalozzVschen Elementar-Unterrichts, Berlin, Haude et Spener,

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Herbart, lleber den Standpunkt der Beurtheilung der Pestalozzi' schen Unterrichtsmethode, Brème, 1804. (M. P.) Réira-

KËNSEICNEMËNÎS filBLlOGRAPHIQUËS. 4f4l

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uënseignëmënts biulioghaphiquës. 443

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Bremi, Ueber die Schrift : « PcstalozzVs Unternehmung im Verhàltniss zur Zeitkultur », frùher genannt « Bas Pestalozzische Institut an das Publikum ». Erste Abiheilung, enthaltend die Beleuchtung der Beschuldigungen des H. J. Niederers gegen den Verfasser. Zurich, David Blirkli, 1812. (M. P.) — La seconde partie de Touvrage n'a pas été publiée.

JuLLiEN DE Paris, Précis de Vinstitut d'éducation d'Yverdun^ organisé et dirigé par Pestalozzi. Milan, imprimerie royale, 1812. (M. P).

1d., Esprit de la méthode d'éducation de Pestalozzi, Milan, imprimerie royale, 2 vol., 1812. (M. P.) — Nouvelle édition sous le titre d'Exposé de la méthode d'éducation de Pestalozzi, Paris, Hachette, 1 vol., 1842. (M. P.)

Vcrhandlungen der schweizerischen Gesellschaft fur Erzichung; 1808-1812.

Plamann, BeitiHige zur Vertheidigung dei' Pestalozzischen Méthode. Leipzig, Rein. 1*^^ Heft, 1812. 2^''^ Heft, 181o. (M. P.)

Ladomus, Ueber Pestalozzi' s Grund-Idee der Erzlchung und ùber dessen Méthode. Heidelberg, Mohr et Zimmer, 1813. (M. P.)

M'"'' GuizoT, N»** 24, 25, 26 et 27 du « Journal adressé par

une femme à son mari sur l'éducation de ses deux filles », dans les Annales de V éducation, t. V, Paris, 1813. (M. P.)

NiEGELi, Erklârung an Hottinger als Anklàger dei' Freund^ Pestalozzi's. Zurich, 1813.

NiEDKRER, Schliessliche Rechtfertigung des Pestalozzischen Instituts gegen seine Verlàumder, Nehst Pestalozzi's Erklârung aus dcm zweitcn Bande der Schrift « PestalozzVs Erziehungsuntemehmung im Verhultniss zur Zeitkidtur » bcsonders abgcdruckt. Yverdon, 1813. (M. P.)

G. -M. Raymond, Lettre sur C établissement d'éducation d^Yverdun, fondé et dirige par }L Pestalozzi, 1814, sans nom de lieu. (M. P.)

M^^DE Stacl, De r Allemagne, 1814. (M. P.) Le chapitre xix de la première partie, intitulé « Des institutions particulières d'éducation et de bienFaisance », est consacré presque eu entier à Peslalozzi et à l'institut d'Yverdon.

Abs, Pcstalozzis Anstrengungen fur Menschenbildung gcschichtlich dargestellt. Halberstadt, Bureau fiir Literatur und Kunst, 181o. (M. P.)

[Synge], a biographical sketch of the struggles of Pestalozzi to establish his System; compilcd and translated chiefly from his own Works, by an Msh travellcr, Dublin, 1815.

[1d.], a sketch of the systcm of intuitive calculation of Peslalozzi, Dublin, 1815.

Henning, Mitthcilungen ûber Pestalozzi's Eigenthùmlichkeit, Leben und Erzxehungsanstalten. Publié dans le journal de Haruisch, de?' Schulrath an der Oder, années 1816 et 1817. Réimprimé par extraits (Jans les Pcstalozzi-Blàtter, année 1885.

[Synge], On the description offorms and their relations, aftcr the principles of Pestalozzi. Dublin, 1817.

Fellenberg, Einige Wortc ûber Pestalozzi. Aarau, Sauerliindcr, 1818.

Kaiisi, A coup-d'œil on the gênerai means of éducation^ folloived by a notice of a new institution for young boys, Yverdon, 1818. (M. P.)

Joseph Schmid, Rede gehalten am 72. Geburtstage Pestalozzi's. Zurich, 1818.

Joseph Schmid, Wahrheit und Irrthum in Pcstalozzis Lebensschicksalen, durch Thatsachen dargelegt. Yverdon (Heidelberg), juillet 1822. (M. P.)

J . Meyer , Wie Herr Joseph Schmid die Pestalozzi schc

Anstalt leitet, Ein Seitenstùck zu dem Bûche : « Wie Gertrud ihre Kinder lehrt ». Stuttgart, Metzier, 1822. (M. P.)

Id., Aux amis de Ptstalozzi. Réponse aux injures et fausses allégations publiées par le sieur Joseph Schmid, chargé de la direction de Vlnstitut Pestalozzi^ dans le supplément à une brochure intitulée : Vérité et Erreur, etc. Paris, David, juin 1823. (M. P.)

Verhandlungen der helvetischen Gesellschaft in Langcnthal im Jahr 1826, Zurich, Fr. Schulthess, sans date. (M. P.)

Verhandlungen der helvetischen Gesellschaft in Schinznach im Jahre 4821. Ibid.

BiBER, Beitrag zur Biographie Heinrich Pestalozzi's und zur Beleuchtung seiner neuesten Schrift : « Meine Lebensschicksale u. s. f. », nach dessen eigenen Brie f en und Schriften bearbeitet, und mit anderiveitigen Urkundcn belegt. Saint-Gall, Wegelin et Ràtzer, 1827. (M. P.)

Dd Thon (M™« Adèle), Notice sur Pestalozzi. Genève, Cherbuliez, 1827. (M. P.)

Ch. Monnard, Notice sur Pestalozzi, insérée dans la Revue encyclopédique, t. XXXVI, p. 295. Paris, 1827.

Joseph Schmid, Fellenberg's Klage gegen Pestalozzi, gewùrdigt und beleuchtet durch von diesem hintciHassene Schrift en. Karlsruhe, Macklot, 1827. (M. P.)

NiEDERER, Pestalozzi* sche Blàtter fur Menschen- und Volksbildung, oder Beitrdge zur Kenntniss Pestalozzi's als Menschenbildners und zur Refôrderung seiner Entwickelungs- und Unterrichtsiveise . Ouvrage formé de la réimpression de divers articles de Niederer, Krûsi, Tobler et Nâgeli, ainsi que de manuscrits inédits de Pestalozzi, publiés d'abord dans YAllgemeine Monatschrift fur Erziehung und Unterricht de J.-P. Rossel, paraissant à Aix-la-Chapelle. 11 comprend un volume portant la date de 1828, et le commencement d'un second volume resté inachevé. (M. P.)

J.-H. FicHTE, Fichte's Leben und literarischer Brieftvechsel. Sulzbach, 1830.

Krïisi et Tobler, Beitrage zu den Mitteln der Volkserziehung im Geiste der Menschenbildung . Publication périodique qui parut durant quatre années. Zurich et Trogen, 1832-1835. .

ZscHOKKE, Erinnerungen an H. Pestalozzi, dans le Prometheus fur Recht und Licht, 1'^ partie, pp. 245-261. Aarau, 1832.

[Fellenberg I , Heinrich Pestaloizfs bis dahin unedirte

Briefe und tetzte Schicksale, Berne, Jenni, 1834, publié sans nom d'auteur. (M. P.)

Heussler, Pestalozzi's Leistungen im Erziehungs fâche. Baie, Schweighauser, 1838. (M. P.)

Ramsauer, Kurze Skizze meines pàdagogischen Lebens. Mit hesondercr Berùcksichtigung auf Pestalozzi und seine Anstalten. Oldenbourg, Schulze, 1838. (M. P.)

Krusi, Erinnerungen ans meinem pàdagogischen Lehen imd Wirken^ vor meinej* Vereinigung mit Pestalozzi y wàhrend derselben und seither. Fin Freundesivort an die Seminariskn des dritten Lehrkurses bei ihrer Schulpmfiing am 49. August 4839, Stuttgart, Cast, 1840. (M. P.)

A. NicoLovius, Denkschrift auf G, H. L. Nicolovius, Bonn, Weber, 1841. La « communication sur Pestalozzi faite à la Société littéraire d'Eutin en 1804 », qui se trouve dans ce volume, pp. 140-148, a été réimprimée dans les Pestalozzi- Bliittei' de Zurich, année 1885.

Krûsi, Meine Bestrebungen und Erfahrungen im Gebiete der Volkserziehung . Gais, 1842. (M. P.)

NiEDERER, Brie/fe von 4797-4803 an seinen Freund Tobkr. Genève, 1845.

AcKERMANN, Erinnerungcn aus meinem Leben bei Pestalozzi. Franct'ort-sur-le-Mein, Jiiger, 1846. (M. P.)

Bandlin, Der Genius von Vater Pestalozzi. Zurich, Hôhr, 1846. (M. P.)

Blochmann, Heinrich Pestalozzi, luge aus dem Bilde seines Lebens und Wirkens nach Selbstzeugnissen, Anschauungen und Mlttheilungen. Leipzig, Brockhaus, 1846. (M. P.)

Emanuel Frohlich, Ennnerung an Vater Pestalozzi. Inséré en 1846 dans l'ouvrage de Bandlin, Der Genius von Vater Pestalozzi. Publié à part, d'après une copie manuscrite, par le I)'' J. Keller, dans les Pddagogische Blâtter de Kehr, 1881, no 3. (M. P.)

Ramsauer et Zahn, Pestalozzi-Bldtter, erstes Heft. Elberfeld etMeurs, 1846. — Ce recueil n'a eu qu'un seul numéro; il contient un écrit de Ramsauer intitulé Memorabilien. (M. P.)

Vortrdge gehalten bei der Pestalozzi-Feier am 42, Jenner 4S46 in Basel; recueil contenant : Heussler, J.-H, Pestalozzi; i. Lehhann, Pestalozzi und seine Gehùlfen, etc. BAIe, Schweighauser, 1846. (M. P.)

Joseph Schmid, Pestalozzi und sein Neuhof, Zurich, Schult-

hess; imprimé à Paris chez Renouard , rue Garancière, 1847. (M. P.)

Lange, Erinnerungen ans meinem Schiilleben , Potsdam, Riegel, 1855. (M. P.)

MoRiKOFER, Heinrich Pestalozzi tind Anna Schulthess; étude publiée dans le Zùrcher Taschenbiich de 1859. Zurich, Orell, Fûssli et C'^ (M. P.)

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