‹ Pestalozzi, étude biographiqueChapitre 26 sur 202 · S8 PESTALOZZI · texte numérisé non relu

S8 PESTALOZZI

cane), s'est adressé à son fidèle sujet le baron Amer von Ârnheim (le Junk&i* de Léonard et Gertrude) pour lui demander un mémoire sur cette matière ; il reproduit la lettre imaginaire du duc ; la réponse d'Amer, qui traite in extenso la question, occupe cinq numéros du Schweizerblatt {n"^ 19-23) ; le tout est intitulé Opinion d'Amer sur la législation criminelle [Arners Gutachten ûber Criminalgesetzgehung)^ et est dédié à Af. F., g von W.,.8t .n (Fellenberg de Wildenstein). Le duc Léopold de Toscane fut plus tard, et durant plusieurs années, en correspondance suivie avec Pestalozzi * ; mais la mention faite de son nom dans le Schweizerblatt indique que dès ce moment il était entré en relations avec l'auteur de Léonard et Gertrude. Plusieurs articles sont consacrés à la mémoire d'Iselin, qui mourut le 15 juillet 1782 à Tâge de cinquantequatre ans, et en qui Pestalozzi perdit, selon son expression, un véritable père; on y trouve des détails biographiques intéressants, non sur Iselin, mais sur Pestalozzi lui-même. Signalons aussi les pages où l'écrivain raconte la façon dont il élève son fils, alors âgé de douze ans.

C'est le moment de résumer les idées de Pestalozzi sur l'éducation, telles qu'on les trouve exprimées dans ses écrits de cette époque.

Le problème qu'il s'était posé, et qu'il avait cherché à résoudre dans sa tentative de Neuhof, était celui-ci : Comment peut-on tirer le peuple des campagnes de l'ignorance et de la misère? Et il répondait : Par une éducation qui associera le travail manuel à l'acquisition des connaissances élémentaires. La première chose

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