‹ Pestalozzi, étude biographiqueChapitre 54 sur 202 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

Un très curieux document publié dans les Pestalozzi- Blàtter * appartient à cette époque et mérite une mention ici. Se trouvant dans une société avec plusieurs pasteurs, Pestalozzi avait osé dire que <Kle christianisme était lui-même une espèce de sans-culottisme t> ; le lendemain, il adressa à l'un de ses interlocuteurs de la veille une note destinée à expliquer sa pensée. Dans cette note, où il prend pour lui-même, avec intention, le titre de « citoyen français », il déclare réprouver le « sans-culottisme politique » et ses violences; mais il ajoute que les premiers chrétiens ont vécu dans un ce sans-culottisme moral » ; le véritable esprit de Jésus consiste dans Tennoblissement de notre nature par le détachement des biens matériels et par le triomphe de la charité sur l'égoïsme. C'est ce « sans-culottisme moral » que prêche Pestalozzi ; il y voit Tunique remède aux maux de la société, et « le seul vrai moyen d'extirper radicalement l'esprit du sans-culottisme politique ».

Telles étaient les idées politiques de Pestalozzi en 1793. Quant à ses idées philosophiques, nous les connaîtrons bientôt par un autre ouvrage, qu'il méditait depuis plusieurs années déjà -, et auquel il travailla presque exclusivement pendant trois ans, « avec des efforts incroyables ^ », de 1794 à 1797.

Dans l'automne de 1793, il s'était rendu à Richtersweil, sur les bords du lac de Zurich, dans la maison de son oncle, le D' Hotze. Il y passa tout l'hiver de 1793 à 1794. Pendant ce séjour à Richtersweil, il fit la connaissance de Fichte *, qui habitait alors Zurich,

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