p. 351, au tome XVI des Œuvres, éd. Seyllartli
2. En apostrophant la France, Pestalozzi l'appelle « Patrie » (Fa^e?'land) : « Vaterland, Deine Grundsûtze gegen fremde Staaten sind unrecht »; et plus loin : « Das ist Wahrheit, Vaterland », etc. {Ibid., pp. 370-372.)
nombre. Voilà le péril qu'il s'agit de conjurer... Législateurs, il faut mettre un terme aux licences que la majorité se croit permises envers la minorité ; ou bien il arrivera que la minorité, plus rusée et plus riche, saura bientôt remettre à la chaîne cette majorité désordonnée dans laquelle elle ne voit toujours que ses esclaves échappés ^ ::> Il engage en même temps la France à ne pas menacer les nations voisines, à renoncer à la propagande révolutionnaire : les peuples d'Europe ne sont pas mûrs pour le régime démocratique, et les réformes dont ils ont besoin pourront leur être données par leurs gouvernements actuels, sans bouleversement et sans violences. En terminant, il se tourne vers € le premier des princes allemands », et lui demande un grand acte de sagesse et de patriotisme : € Empereur d'Allemagne, si jamais un peuple mérita d'obtenir, par la garantie légale de ses droits, un plus haut degré de bien-être et de force politique, c'est le peuple allemand. C'est un peuple honnête, content de peu, aimant l'ordre et la justice; l'anarchie est contre son naturel ; il ne demande rien que la sécurité de son foyer et la paix de sa chaumière -. » Le livre s'achève par une vision. Le génie de l'Allemagne apparaît aux princes assemblés : il éclaire leurs yeux, il les fait rougir de leurs fautes; à sa voix, les princes promettent de ne chercher que la vérité, de restaurer les antiques vertus allemandes, de rendre à leurs peuples leurs anciens droits. « Je vis alors les princes d'Allemagne unis avec leurs peuples, et j'entendis la voix du génie qui s'écriait : La patrie est sauvée! Mon cœur battit... et je m'éveillai de mon ^êve^ »