‹ Pestalozzi, étude biographiqueChapitre 99 sur 202 · Morf, II, pp · texte numérisé non relu

Morf, II, pp

3. Ce mémoire a été publié pour la première fois en 1828 par Niederer dans ses Pestalozzi s<^he Hlufter, pp. 144-157, sous le litre de Pestalozzi's Selbstschilderiuiçi,

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Buss, Weiss, Neef, le personnel enseignant s'était accru de plusieurs nouveaux membres : Blendermann, jeune instituteur de Brome , envoyé à Burgdorf pour une année; Pfeiffer, musicien distingué, qui, venu à Burgdorf en 1801, y resta deux ans; le Vaudois Barraud, et le jeune théologien allemand Reichardt, qui donna, pendant quelque temps, les leçons de religion. Les commissaires vinrent à Burgdorf à plusieurs reprises, en mai et juin, et Ith rédigea un rapport très étendu qui porte la date du 9 juillet 1802 *. Ce rapport, fort bien fait, et entièrement favorable à Pestalozzi, est des plus intéressants à consulter; il offre, avec des détails sur la technique de renseignement pestalozzien, des considérations remarquables sur la portée de la réforme éducative inaugurée h Burgdorf. Le 19 août, Fiissli, devenu vice-landamman , transmit ce document au Conseil exécutif (nom que portait le pouvoir exécutif depuis l'entrée en vigueur de la nouvelle constitution votée par l'Assemblée des notables). Celui-ci en décida l'impression aux frais de l'État, mais il ne put s'occuper immédiatement de l'examen des conclusions formulées par les deux experts. Des intérêts bien plus pressants absorbaient son attention : la guerre civile venait d'éclater.

Bonaparte avait jugé que le meilleur moyen d'arriver à ses fins serait de réduire le gouvernement helvétique à l'impuissance en laissant libre jeu aux discordes civiles; il rappela les troupes françaises qui depuis quatre ans occupaient la Suisse. Aussitôt les ennemis du régime unitaire, poussés par l'Angleterre et la Russie, prirent les armes; l'insurrection s'étendit

1 . Amtlicher bencht ûber die Pestalozzische Ijihranstalt und die nene Lehrart derselben. Berne et Zurich, H. Gessner, 180?.

BURGDORF ET MUNCHENBUCHSEE (1801-1805). 189

bientôt à la majorité des cantons; le 19 septembre, le Conseil exécutif dut abandonner Berne et se réfugier à Lausanne. Quand le premier consul jugea que les choses étaient allées assez loin, il intervint (octobre) : il fit poser les armes aux insurgés, ramena le gouvernement helvétique à Berne, et, offrant sa médiation aux deux partis, il convoqua à Paris, pour le 45 novembre 1802, une réunion de délégués qu'on appela la Consulta helvétique ^

Pestalozzi n'avait pu rester indifférent aux graves événements qui s'accomplissaient autour de lui. Se jetant de nouveau dans l'arène politique,comme en 1798, il publia une brochure intitulée Opinions sur les questions sur lesquelles la législation de VHelvétie doit pHn* cipalement diriger son attention *. L'assemblée électorale du canton de Zurich, qui devait élire trois députés h la Consulta^ fit à Pestalozzi l'honneur de le choisir avec Usteri et Laharpe; il reçut également le mandat des districts de Burgdorf et de Kirchberg. Pestalozzi partit pour Paris le 30 octobre ^ ; pendant son absence, qui devait durer trois mois, la direction de l'institut resta aux mains de Krûsi et de Buss ; en outre M™* Pestalozzi vint s'insi aller à Burgdorf auprès de sa belle-fille.

Sur les soixante-trois membres de la Consulta, les deux tiers appartenaient, comme Pestalozzi, au parti unitaire; mais Bonaparte, qui n'avait réuni les délégués suisses que pour leur imposer ses volontés, ne se préoccupa nullement du sentiment de la majorité. Il laissa

i. Par analogie avec la Consulta italienne qui avait été réunie à Lyon l'année précédente.

2. Ansichten ûher die Gegenslânde auf welchc die Gesetzgebung Uelveliens ihr Augenmerk vorzûglich zu richten hal ; Berne, Henri (iessner, 1802. Le Musée pédagogique de Paris possède un cxem* plaire de cette brochure.

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