Même Lebensschicksale, p
3. Le texte de ce traité est donné par M. Morf, t. III, pp. 52-53.
4. Joseph Schmid était né en 1786 à Au, village du Vorarlberg. Fils d'un paysan, il avait en Suisse un oncle commerçant, qui se chargea de son éducation, le destinant à lui succéder un jour. Cet oncle le plaça en 1801 dans l'institut de Pestalozzi. où ,1e jeune élève fit des progrès rapides, surtout dans les mathématiques, « Je trouvai en Pestalozzi un second père, raconte Schmid lui-même. Bientôt mon plus ardent désir fut de pouvoir demeurer auprès de lui, et, avec le consentement de mon père et de mon oncle, je résolus de consacrer ma vie à l'éducation. Au bout de deux ans, j'étais en état d'enseigner les éléments des mathématiques à mes condisciples et à des adultes. » (WahrheU and Irrthain, 1822, p. 2.)
BURGDORF ET MÛNCHENBUCHSEE (-4801-1805). 207
élèves de l'institut promus au rang de maîtres; Buss et Barraud iraient à Yverdon fonder le nouvel institut.
Mme Pestalozzi se trouva donc de nouveau séparée de son mari; elle reprit sa vie d'autrefois, partageant son temps entre Neuhof, Hallwyl et Zurich. Quant à la jeune veuve de Jacques Pestalozzi, elle se remaria en août 1804 avec Laurent Guster d'Altstâtten *, et s'installa à Neuhof avec son nouvel époux.
Le déménagement cle l'institut de Burgdorf à Mûnchenbuchsee eut lieu dans les derniers jours de juin. On trouve des détails sur les incidents de ce déplacement dans les récits d'un visiteur allemand, von Turk, qui arriva à Burgdorf précisément à ce moment-là 2.
Au milieu d'août, Pestalozzi partit pour Yverdon avec Barraud. Le château n'étant pas encore habitable, il loua provisoirement un petit appartement en ville; la semaine suivante, Buss amena cle Mûnchenbuchsee quelques élèves, qui formèrent le premier noyau de Finstitut d'Yverdon 3. La municipalité avait offert à Pestalozzi un banquet de bienvenue, et lui avait témoigné (( toute la satisfaction que la commune éprouvait
1. C'était, dit M'ne Pestalozzi dans son journal, « un fort honnête homme, d'un caractère tranquille, et ayant de la fortune ». Mais à côté de cette appréciation, et comme correctif, M. Morf cite un passage d'une lettre écrite par Mme Pestalozzi à son mari, le 3 avril 1805, à l'occasion de la perte d'un de ses frères, Léonard, qui était mort à Neuhof : « Guster s'est montré plein de sollicitude et d'affection. Il a certainement du bon, quoique ce soit un bien singulier personnage (ein so wunderlicher Heiliger). Hélas! qui n'a pas ses petits côtés, qui ne songe pas à son intérêt particulier! Personne que toi, mon ami! Si du moins l'on t'en savait gré! » (Morf, III, p. 87.)