‹ PestalozziChapitre 12 sur 201 · Môrikofer, Zûrcher Taschenbuch. 1859, pp · texte numérisé non relu

Môrikofer, Zûrcher Taschenbuch. 1859, pp

2. Jean Schulthess, d'une autre famille qu'Anna Schulthess, était le fils d'un riche banquier qui fournit plus tard à Pestalozzi des capitaux pour son entreprise agricole. (Môrikofer. Ibid., p. 113.)

3. Et non à Genève, comme le dit par erreur M. de Guimps (Histoire de Pestalozzi, p. 25).

pays de l'esclavage, avait dit Rousseau, l'homme doit se faire artisan; dans le pays de la liberté, il doit se faire laboureur1 ». Encouragé par Lavât er et J.-H. Fûssli, Pestalozzi demanda au célèbre agronome bernois Tschiffeli 2 de le recevoir pendant une année comme élève. Tschiffeli y consentit, et Pestalozzi se rendit auprès de lui à Kirchberg (octobre 1767), où il se mit à étudier avec ardeur la théorie des diverses cultures 3.

Durant son séjour à Kirchberg, il reçut la visite de sa fiancée. Celle-ci avait fait connaître à ses parents son projet d'union avec Pestalozzi; mais, loin de recevoir aucun encouragement, elle avait été vivement blâmée, surtout par sa mère. Elle vint voir Pestalozzi au cours d'un voyage qu'elle fit en compagnie de son frère Gaspard, se rendant à Neuchâtel. Il fut convenu que Pestalozzi, pour vaincre la résistance des parents Schulthess et les rassurer sur ses aptitudes pratiques, exposerait par écrit à sa fiancée le plan qu'il avait conçu et la manière dont il comptait le mettre à exécution. La lettre fut écrite, en effet, et Pestalozzi y développa ses théories agricoles et ses projets d'avenir avec un véritable enthousiasme, ce J'ai maintenant , disait-il, une profession qui nous offrira d'abondantes ressources. Tschiffeli s'enrichit réellement beaucoup

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