OEuvres, éd. Seyffarth, t. XIII, pp
2. A en croire un biographe de Tobler (dans la Geschichte de?' schweizerischen Volksschuie du Dr Hunziker, t. II, p. 126), le doyen Heim, Tobler aurait quitté l'institut parce que « la situation y était devenue intenable pour lui ». Ce qui est certain, c'est que Tobler était d'un caractère à ne pas se plaire longtemps au même endroit. Après avoir quitté Yverdon, il vécut successivement à Bâle, à Mulhouse, puis à Glaris comme professeur à l'école cantonale, à Arbon et à Saint-Gall comme directeur d'un institut; dans ses dernières années, il se retira à Nyon, où il mourut en 1843.
3. Hopf alla fonder à Bàle un institut pestalozzien, où il eut pour collaborateur Schmeller, qui venait de quitter l'Espagne (voir plus haut, p. 237). Il devint ensuite (1813) professeur au collège de Burgdorf, et mourut dans cette ville en 1830.
4. Barraud se rendit à Bergerac pour y diriger l'école pestalozzienne que Maine de Biran fonda cette année même. (Voir plus haut, p. 243.)
comme professeur. Des documents récemment publiés par M. Morf l font voir qu'à deux reprises, en mai et en août 1808, Pestalozzi se vit dans l'obligation d'adresser à Niederer et à quelques autres des reproches assez vifs; il se plaignait en particulier qu'à l'institut de jeunes filles toutes les branches d'enseignement, excepté les mathématiques, fussent négligées par les maîtres qui en avaient la charge. En septembre, Niederer annonça à Pestalozzi qu'il avait pris, ainsi que quelques-uns de ses amis (dont Krûsi), la résolution de quitter l'institut : il reconnaissait, disait-il, qu'il était hors d'état de rendre le genre de services qu'on réclamait de lui; et, d'autre part, il constatait avec chagrin qu'on n'appréciait pas l'importance de la mission qu'il s'était spécialement assignée, celle d'être le théoricien et le philosophe de la méthode. Mais Pestalozzi ne voulut pas laisser partir Niederer ni Krûsi, et il y eut un raccommodement. Les difficultés relatives à l'institut des jeunes filles furent aplanies grâce à l'arrivée d'une institutrice distinguée, M110 Kasthofer 2, qui, à l'appel de Pestalozzi, vint à Yverdon en décembre 1808, et prit' la direction pédagogique de l'institut de jeunes filles en avril de l'année suivante.
Des collaborateurs nouveaux étaient venus se joindre