Meine Lebensschicksale. p
l'institut d'yverdon : première période (1805-1810), 283
même époque sur une personne dont la disposition d'esprit, la position et les relations rendirent nécessaire, de la part de Niederer, une communication confidentielle faite à moi. Notre séparation fut alors décidée. Je quittai Yverdon en juillet 1810, sans avoir fait connaître jusqu'à ce jour le véritable motif, non de ma séparation d'avec l'institut — celui-là ne resta pas ignoré, — mais de ma séparation d'avec Niederer *. »
M. Morf, grâce aux documents qui sont entre ses mains, a pu nous révéler enfin ce secret si bien gardé. Niederer et Scbmid s'étaient épris tous deux d'une institutrice attachée à l'institut de jeunes filles, Louise Segesser, de Lucerne. Niederer fut le préféré, et se fiança avec la jeune Lucernoise. Il ne resta d'autre alternative au rival rebuté que de s'éloigner d'Yverdon2.
Ce même été de 4810 vit encore partir plusieurs des maîtres les plus distingués de l'institut. Murait, acceptant un appel qui lui était adressé de Russie, avait quitté Yverdon en juin pour aller occuper à Saint-Pétersbourg le poste de pasteur de l'église protestante allemande. Hotmann rentra dans sa famille; un peu plus tard, il se rendit à Naples, où il devint