‹ PestalozziChapitre 15 sur 201 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

7. Il écrit au père de sa fiancée : « Je puis, en toute conscience, vous donner les nouvelles les plus satisfaisantes des heureuses perspectives qui s'ouvrent pour mon entreprise. J'ai acheté quinze arpents de bonnes terres au prix de 250 florins. Vous pouvez être assuré que mon amie ne se trouvera, sous aucun rapport, placée dans une situation désagréable. » (Môrikofer, ibid., p. 111.)

8. « J'ai loué pour 40 florins une maison avec grange, écurie et jardin. » (Lettre de Pestalozzi à Anna Schulthess, Môrikofer, ibid., p. 111.) Sur la famille Frôhlich, voir le Dr Hunziker, Geschichte der schweizerischen Volksschale. II, p. 83.

entre son fils et son beau père, le pasteur de Hôngg, qui était malade et qui mourut en 1769 1. Pestalozzi acheta successivement plusieurs parcelles de terrain, et finit par se trouver en possession d'un domaine d'une centaine d'arpents. Ces terres étaient de mauvaise qualité; mais Pestalozzi estimait qu'elles se prêteraient fort bien à la culture de la garance, et d'ailleurs il se croyait assuré de pouvoir les améliorer, grâce à ses connaissances agronomiques de fraîche date. Il a raconté dans son autobiographie, avec sa facilité à se donner le change à lui-même sur les faits les mieux établis, qu'il avait réalisé ces acquisitions dans les meilleures conditions possibles , au prix moyen de 10 florins l'arpent 2. Or on a retrouvé les actes de vente d'un certain nombre de parcelles, formant ensemble 58 arpents, qui ont été payées par Pestalozzi au prix moyen de 50 florins 1/2 l'arpent3. Il était tombé dès le début entre les mains d'un intrigant de village, nommé Marki, qui abusa de son inexpérience, et lui fit faire des marchés de dupe *.

Les parents d'Anna Schulthess se montrèrent jusqu'au bout opposés au mariage; c'est en vain que

1. La servante Babeli était encore à ce moment auprès de Mme Pestalozzi. Dans ses lettres à son fiancé, Anna Schulthess parle d'elle plusieurs fois. Elle écrit entre autres : « J'ai causé plus d'une heure avec Babeli. C'est étonnant combien cette personne est soigneuse en toutes choses, et comme elle dirige tout avec bon sens. Nous sommes allées ensemble faire une visite au grand-papa. » (Môrikofer, Zùrcher Taschenbuch, 1859, p, 115.)

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