Biber, Beitrag etc., pp
2. Ibid., pp. 229-234. — 3. lbid., p. 236. — 4. lbid., p. 230
l'institut d'yverdon : dernière période (1817-1825). 361
son vieil ami une tentative de spoliation. Il expliquait que le règlement de compte du 1er avril 1814 — règlement fictif, la somme inscrite à l'avoir de Mme Niederer ayant été arbitrairement fixée, de façon à balancer son débit — avait eu pour but de garantir Mme Niederer contre les reproches de Mmc Pestalozzi, qui savait que son mari donnait constamment de l'argent sans l'inscrire, et qui aurait pu s'imaginer qu'on avait abusé de cette trop grande facilité. La lettre se terminait par une assurance d'affection paternelle, et une invitation à un rapprochement amical J .
Ce fut Mme Niederer qui répondit , en protestant contre le compte extrait des livres de l'institut, et en maintenant la rigoureuse exactitude de son propre compte. « Il ne s'agit pas ici, écrivait-elle, d'un misérable intérêt d'argent; si quelqu'un le pense, il s'avilit par une basse pensée. Non, monsieur Pestalozzi; ce dont il s'agit, c'est que ma conscience puisse ne pas vous accuser, pendant le reste de mes jours, d'avoir agi injustement envers moi, qu'elle puisse vous disculper de toute faute, afin que votre souvenir demeure pour moi respectable et sacré 2. »
La correspondance s'arrêta là. Aucune des deux parties ne fit une nouvelle tentative pour arriver à éclaircir un litige qu'il eût été bien facile de terminer à l'amiable; et ce fut seulement sept ans plus tard (1824) qu'un jugement arbitral devait trancher la question, comme nous le verrons plus loin.
En même temps que cette misérable querelle éclatait et allait s'envenimant, Niederer songeait à créer à
1. Biber, BeUrag etc., pp. 249-260; Schmid, Wahrheil etc., pp. 62-65.