Ein Wort iiber dm gegenwàrtigen Zustand meiner pâdagogi
Le mélange d'enfants de condition différente, dit Pestalozzi dans cet opuscule, bien loin de produire aucun effet fâcheux, exerce une heureuse influence sur les uns et les autres : les élèves de l'école dite de pauvres ne montrent aucune jalousie à l'égard de leurs camarades plus fortunés de l'institut proprement dit. et ceux-ci leur témoignent une franche et cordiale amitié. La possibilité de les réunir tous dans une même maison d'éducation, et d'y faire régner un véritable esprit de famille, est désormais démontrée. « Dieu soit loué! mon établissement, tel qu'il existe depuis un an et demi, m'a ramené sur la voie de la nature et de la vie de famille, sur la voie des premiers efforts de ma jeunesse. Dieu soit loué ! j'ai pu me rapprocher ainsi du but de toute véritable éducation... Je ne prétends pas lavoir atteint, mais j'y tends de toutes mes forces. Le seul bonheur de mes vieux jours est l'espoir que la maison d'éducation que je laisserai sera édifiée sur le modèle de la pure vie de famille et de son activité pleine de liberté et de grâce. » L'enseignement mutuel continuait à faire grand bruit en Angleterre et en France : Pestalozzi y fait une courte allusion, en expliquant que, chez lui aussi, les élèves les plus avancés instruisent leurs camarades plus jeunes :
Notre méthode d'enseignement élémentaire, dit-il, fournit la preuve que des élèves convenablement préparés peuvent déjà, comme enfants, enseigner avec succès à d'autres enfants ce qu'ils ont appris eux-mêmes, et qu'ils pourront par conséquent l'enseigner bien mieux encore lorsqu'ils seront devenus pères et mères. Nous croyons aussi, sous ce rapport, pouvoir fournir un utile secours aux hommes
schen Bestrebungen und ûber die neue Organisation meiner Anstalt; Zurich, Orell, Fiïssli et Cie, 1820. Cette brochure se trouve au Musée pédagogique de Paris.