Ibicl., p
4. Wahrheit und Irrthum in Pestalozzi s Lebensschicksalen, durch Thatsachen dargelegt; Iferten, im Julius 1822.
5. Une lettre de l'élève Heussi, citée par M. Dûhr (Dr Jakob Eeussi, Erînnerungen etc., p. 15), contient sur ce Meyer une anecdote qui montre qu'il était un maître peu consciencieux, et qu'il fut renvoyé parce qu'il maltraitait les élèves^
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Schmid dirige l'institut de Pestalozzi, 'pour faire pendant au livre « Comment Gertrude instruit ses enfants 1 » .
L'apparition de Wahrheit und Irrthum fournit à Nieclerer l'occasion d'une diversion : il dénonça cette brochure au parquet, et fit intenter à son adversaire une poursuite correctionnelle pour publication d'un écrit diffamatoire. Ces poursuites eurent lieu avec tout l'appareil d'usage : une perquisition fut faite au château d'Yverdon; les exemplaires de la brochure furent saisis, et Schmid et Pestalozzi durent comparaître devant le tribunal correctionnel, l'un comme auteur de l'écrit incriminé, l'autre comme complice. Ils demandèrent au tribunal de décider d'abord que la brochure, écrite en allemand, serait traduite en français, afin que les juges pussent en prendre connaissance. Leur demande ayant été rejetée, ils appelèrent de cette décision : le tribunal d'appel, siégeant à Lausanne, leur donna raison, et la brochure de Schmid fut remise aux mains d'un traducteur assermenté 2. L'année 1822 s'acheva sur ces entrefaites.
Ces tristes débats n'avaient pas enlevé à Pestalozzi sa sérénité d'âme, et il continuait à nourrir l'illusion que les vastes projets annoncés en 1818 pourraient se réaliser. On le voit rédiger dans le courant de l'année 1822 un mémoire (publié au tome IX de l'édition Gotta) dans lequel il traitait des rapports de l'éducation avec l'industrie, sous ce titre : Opinions sur Vindustrie,
1. Wie Eerr Joseph Schmid die Pestalozzische Anslall leilet: ein Seilenstuck zu dem Bûche « Wie Gertrud ihre Kinder lehrl » ; Stuttgart, 1822.
2. Nous empruntons tous ces détails an récit de Pestalozzi, Heine Lebensschicksale. pp. 103-UIT.
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V éducation et la politique, et sur notre situation à cet égard avant et depuis la Révolution i. Des lettres écrites à sa sœur, qui ont été retrouvées et que les Pestalozzi- Blâtter (années 1884 et 1885) ont publiées, nous le montrent plein de gaieté et d'espoir 2. Vers la fin de 1820, il écrit :
Dieu soit loué, cela va bien, très bien. Schmid est un héros, il a une force d'Hercule, qui dépasse tout ce que j'ai vu dans ma vie; Gottlieb marche à ses côtés, avec un attachement, avec une candeur et une activité que je n'aurais pas osé espérer. Les ressources de mon entreprise s'accroissent tous les jours, et sont employées avec prudence. En un mot, je suis maintenant heureux... Je travaille jour et nuit
1. Anslchten ûber Industrie, Erziehung undPolitik,mit Rùcksicht aufunsern diesfâlligen Zustand vor nnd nach der Révolution.
2. Sa correspondance avec Nicolovius, interrompue pendant quelques années et reprise en 1819, témoigne des mêmes dispositions. Dans une lettre à Nicolovius, du 8 décembre 1819, après avoir parlé des luttes qu'il a eu à soutenir, il ajoute : .« Ma maison désormais est sauvée, les germes des plus hautes espérances ont poussé avec vigueur et sont maintenant en plein épanouissement. Je suis heureux. Autant j'étais malheureux précédemment, autant je suis heureux aujourd'hui. 11 y a des instants où je me prends à penser que je suis l'homme le plus heureux qu'il y ait au monde. Mais aussi l'histoire n'offre certainement pas d'autre exemple d'un homme qui, dans sa soixante-quinzième année, voit tout à coup se transformer de la sorte une situation presque désespérée, et se réaliser subitement ses plus beaux rêves. » (A. Nicolovius, Denkschrift auf G. H. L. Nicolovius, p. 282.) De la dernière lettre écrite par Nicolovius à Pestalozzi, le 31 janvier 1821, nous traduisons ce passage : « Lors même que je ne t'écris pas, tu dois conservertoujours la certitude que ta vie a passé dans la mienne, que je ne puis jamais t'oublier, que je pense toujours à toi avec reconnaissance et vénération. Toutes les amertumes que tu as endurées dans ces dernières années ont été pour toi comme une transfiguration, et ce qui n'arrive à la plupart que dans la postérité s'est effectué de ton vivant et sous les yeux de tes contemporains : c'est-à-dire que tout ce qu'il y avait de transitoire et de périssable dans ton œuvre a disparu, et qu'il n'en est resté, par cette épuration, que ce qui doit durer éternellement. » (Morf, p. 609.)
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à mes écrits, dont le produit devient toujours plus avantageux. Lisabeth est de nouveau avec nous-1; elle est contente, et elle a pu se convaincre de la sécurité que présente maintenant mon entreprise. Il y a toujours çà et là de petits nuages dans le ciel le plus clair. Mais le soir de ma vie est serein. Les miens, que j'avais affligés par les erreurs de mon existence de rêveur, sont descendus avant moi dans la tombe. Ils m'ont pardonné. Mon unique descendant bénéficiera des souffrances que j'ai endurées et, s'il plaît à Dieu, vivra après moi des jours heureux et tranquilles 2.
Dans une lettre du 2 février 1822, il annonce qu'il a été malade, mais qu'il est rétabli :
Chacun me fait le compliment que je n'ai jamais été d'une humeur aussi calme et aussi égale que maintenant; ce qui est sûr, c'est que je travaille avec une joie qui me donne une grande satisfaction... Tu ne peux pas te figurer, chère sœur, combien ma situation a changé à mon avantage. L'aînée des sœurs de Schmid travaille avec des jeunes filles qui se destinent à devenir institutrices, et avec de tout jeunes enfants; les succès qu'elle obtient étonnent tout le monde. L'Angleterre est aujourd'hui le lieu où l'on accorde le plus d'attention à mes efforts : nous avons maintenant dans notre maison plus de vingt-quatre Anglais, tant élèves qu'adultes... Gottlieb est en ce moment à Neuhof, où la maison et le bâtiment à côté sont en voie d'être réparés et agrandis de moitié, pour recevoir un second établissement d'éducation destiné principalement aux enfants de la campagne; l'établissement s'ouvrira dès l'automne prochain, et sera dirigé par des personnes qui reçoivent en ce moment leur instruction ici; notre établissement d'Yverdon continuera à exister de son côté K
Le 19 mars 1822, il écrit :
1. Lisabeth, à la suite d'une brouille momentanée avec Schmid et les sœurs de celui-ci, avait quitté Yverdon en juillet 1819. Une réconciliation eut lieu l'année suivante, et Lisabeth revint dans l'automne de 1820.