Cité par Pompée, p
renseigner sur les industries qui pourraient être introduites à Neuhof. Dans une lettre citée par Pompée, il lui dit :
Ce que j'ai rêvé et senti instinctivement sur la réunion de l'agriculture, de l'industrie et de l'éducation est une de ces pensées que je n'ai pu réussir à exécuter par suite d'une maladresse et d'une légèreté qui ont attiré des milliers de souffrances et de douleurs sur les miens et sur ceux qui me chérissaient le plus ; mais toi, tu mettras en évidence que ce point de départ est vrai, que tout dépend de ce commencement. J'espère encore voir germer les premières semences pendant ma vie; quant aux tentatives qui seront faites après ma mort, je suis sûr qu'elles seront en harmonie avec les idées de ma plus tendre jeunesse, que j'ai exécutées si malheureusement et si maladroitement... Mon petit-fds, qui a pour toi une si profonde affection, te secondera avec toute l'ardeur d'un cœur jeune et candide; il ne peut pas beaucoup, mais ce peu a sa valeur. Moi, je puis encore moins, mais je suis sûr que si je n'étais pas à moitié aveugle, et si ma mémoire était plus fidèle, je te seconderais dans ce moment mieux que tout autre... Je voudrais commencer par une industrie qui mît à profit les cornes et les os; il faut bien examiner tout ce que tu pourras trouver sous ce rapport, et voir de quelle manière on pourrait introduire ce genre de travail à Neuhof l.
Disons tout de suite que ces diverses idées restèrent à l'état de projets : le temps devait manquer à Pestalozzi pour les exécuter. Ni la traduction française ni la traduction anglaise de ses ouvrages ne virent le jour; et, quant à l'école de Neuhof, le bâtiment qui devait la recevoir ne fut jamais achevé.
Pendant l'absence de Schmid, Pestalozzi reprit la plume pour terminer le travail déjà commencé à Yverdon et dont il avait annoncé à sa sœur la prochaine