‹ PestalozziChapitre 30 sur 201 · Pàdagogische Blcitter de Kelir, 1881, p · texte numérisé non relu

Pàdagogische Blcitter de Kelir, 1881, p

3. Ramsauer, qui tenait ses renseignements directement de Pestalozzi, est très affirmatif sur ce point. (Mcmorabilien, p. 70.)

i. Mcolovius. communication faite en 1804 à la Société littéraire d'Eutin. — Félix Battier (1748-1801) appartenait à l'une des principales familles de la bourgeoisie bâloise : son grandpère avait été bourgmestre, son père directeur de la corporation des marchands: lui-même était membre du Grand Conseil. (Notice à la fin du second volume de Léonard et Gertrude, édition du Musée pestalozzien de Zurich, p. 622, note.) Le caractère exalté de Battier le conduisit plus tard au suicide, à ce que rapporte Emmanuel Frohlich {Pàdagogische Blcitter de Kehr, 1881, p. 118).

de Battier se trouve dans un des articles du Scluveizerblatt consacrés à la mémoire cVIselin (n° 30, 25 juillet 1782) : « 0 Iselin, s'écrie-t-il, sans toi je serais peutêtre resté englouti à jamais dans la fange de ma misère ; peut-être n'eusse- je pas trouvé B., le seul qui maintenant me reste et dont l'affection console mon chagrin ». Nicolovius, qui n'était pas très exactement renseigné, comme le font voir d'autres erreurs de son récit, rapporte que Battier, après avoir fait évaluer Neuhof par un expert, avait fourni à Pestalozzi, dès cette époque, les ressources nécessaires pour mettre de nouveau sa propriété en valeur i. Il s'est trompé : c'est dix ans plus tard, en 1790 (voir ci-après, p. 99), que Battier prêta quelques milliers de florins garantis par une hypothèque sur Neuhof, et ce fut pour aider à l'établissement de Jacques Pestalozzi, qui venait de se marier. L'évaluation du domaine de Neuhof, dont parle Nicolovius, se rapporte à une autre circonstance et à un projet qui ne fut pas exécuté. Pestalozzi raconte lui-même, dans son autobiographie, de quoi il s'agissait :

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Mon ami Battier, dit-il, me proposa de me défaire à tout prix de ma propriété, s'engageanl à ajouter, à ce que je pourrais retirer de cette vente, la somme nécessaire pour compléter un capital de mille louis, qui aurait été placé en mains sûres, et dont la rente m'aurait aidé à vivre paisiblement de l'existence d'un écrivain. Il semble, au premier coup d'œil, que c'était là une proposition que je dusse accepter avec reconnaissance; mais il y avait pourtant un autre côté de la question à considérer : la valeur vénale de tous les terrains avoisinant ma propriété s'élevait rapidement, et j'étais certain qu'il en serait de même des miens, si bien qu'en peu de temps cette augmentation de valeur dépasserait de beaucoup la somme que Battier eût eu à

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