Pestaiozzi'sche Blatte/- de Niederer. t. I. p
BURGDORF, LA « MÉTHODE » (1199-1801). 159
sous sa plume est un équivalent cle l'expression employée par Glayre, en ajoutant :
Il s'agit de soumettre les formes de tout enseignement aux lois éternelles selon lesquelles l'esprit humain s'élève des intuitions sensibles aux conceptions claires (von sinnlichen Anschauungen sich zu deutlichen Begriffen erhebt). J'ai cherché à simplifier, conformément à ces lois, les éléments de toutes les connaissances humaines, et à les disposer en séries psychologiquement ordonnées 1.
Les lois psychologiques cle l'acquisition des connaissances se découvrent à nous par l'étude des lois physiques que nous voyons agir dans la nature.
Le mécanisme de la nature sensible de l'homme est, dans son essence, soumis à ces mêmes lois auxquelles obéit la nature physique dans le développement de ses forces. D'après ces lois, tout enseignement doit graver d'abord au plus profond de l'esprit humain les traits ineffaçables, les parties essentielles de chaque ordre de connaissances; puis rattacher graduellement à ce premier fonds les choses moins essentielles, en les y enchaînant d'une façon méthodique et sans lacunes, et faire en sorte de maintenir entre toutes les parties, jusqu'aux plus éloignées, un lien organique, de façon à constituer un tout vivant et bien proportionné -.
Il résume enfin sa pensée clans cette définition, où il répète ses premières paroles en les précisant :
Le problème à résoudre est donc celui-ci : adapter les éléments de chaque art et de chaque science à la constitution intime de mon esprit, en suivant les lois psychologicomécaniques selon lesquelles l'esprit s'élève des intuitions sensibles aux conceptions claires 3.
C'est la première fois que Pestalozzi emploie le mot d'intuition, et l'on voit quelle est la signification qu'il y attache. Toute connaissance vient clés sens, voilà sa