‹ PestalozziChapitre 84 sur 201 · Comment Gertrude instruit ses enfants, p · texte numérisé non relu

Comment Gertrude instruit ses enfants, p

géographie, dans toutes les branches des occupations humaines. « L'expérience m'a prouvé, dit Pestalozzi, qu'il est possible à l'enfant de les posséder à fond, jusqu'à les savoir entièrement par cœur, sans y consacrer plus de temps que pour apprendre à lire couramment *. » L'étude proprement dite du langage, qui succède à l'étude des noms, doit enseigner à l'enfant à connaître et à nommer les qualités des objets; puis à exprimer les conditions des objets, leurs changements d'état et leurs relations, au moyen des verbes et des mots accessoires. A cet effet, Pestalozzi extrait du dictionnaire des séries de substantifs, et place à côté de chacun d'eux les adjectifs qui lui conviennent, ou vice versa; il veut aussi tirer du dictionnaire, « ce grand témoignage du passé sur tout ce qui existe 2 », des séries de mots se rapportant à la géographie, à l'histoire, aux sciences physiques, aux sciences naturelles et à l'homme. Quant à l'emploi du verbe, c'est-à-dire à la construction de la phrase, c'est, au premier degré, la mère qui l'enseignera : « Sans laisser échapper un mot de règle ou de théorie, la mère commencera par faire répéter des phrases simples à l'enfant » ; puis viendront des questions obligeant l'enfant à compléter une phrase dont sa mère lui donne le commencement; « je passe ainsi la revue complète des déclinaisons et des conjugaisons, des verbes simples et des verbes composés;... puis j'avance encore et j'élargis le cercle de ces exercices en construisant des phrases de plus en plus étendues, qui deviennent ainsi de plus en plus déterminatives et entrent graduellement dans des développements de plus en plus variés; chacune de ces phrases sera conjuguée à toutes les personnes et à tous

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