‹ PestalozziChapitre 87 sur 201 · Ibîd., pp · texte numérisé non relu

Ibîd., pp

BURGDORF, LA « MÉTHODE » (1799-1801). 173

tout sur son ardoise, même ce qui est très bien réussi; ce point a une grande importance, car il est essentiel d'habituer l'homme à ne pas chercher une satisfaction de vanité dans l'œuvre cle ses mains 1 ».

L'enseignement élémentaire du calcul, enfin, a pour principe fondamental cette formule : « Un et un font deux ; un de deux reste un ». Il se fait d'une façon toute concrète et sans le secours des chiffres. Au début, les petites tablettes cle carton portant des lettres, au moyen desquelles l'enfant apprend l'alphabet, servent aussi pour apprendre à compter, à additionner, à soustraire. Ces tablettes mobiles sont ensuite remplacées par un tableau où les unités sont figurées par des bâtons ou des points. Le calcul des fractions s'enseigne au moyen d'autres tableaux représentant des carrés divisés de diverses façons : un premier tableau comprend onze rangées composées chacune de dix carrés ; les carrés de la première rangée sont entiers, ceux de la seconde sont partagés en deux parties égales, ceux de la troisième en trois, etc., jusqu'à dix; un second tableau offre des subdivisions de ces divisions simples : les carrés qui étaient partagés, dans le premier tableau, en deux parties égales, le sont ici en deux, quatre, six, huit, dix, douze, quatorze, seize, dix-huit, vingt parties; ceux de la rangée suivante en trois, six, neuf, etc.

Pas plus que les procédés pour l'enseignement de la langue, ceux que Pestalozzi avait imaginés pour l'enseignement des mesures, du dessin, du calcul ne devaient être définitifs : Y ABC de V intuition et les livres élémentaires de calcul, rédigés d'après le programme tracé en 1801 et publiés en 1803 2, furent promptement abandonnés.

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