‹ PestalozziChapitre 88 sur 201 · Voir plus loin, pp. 193 et suiv · texte numérisé non relu

Voir plus loin, pp. 193 et suiv

Dans les trois lettres suivantes (neuvième, dixième et onzième), l'auteur revient sur les principes généraux qu'il a posés antérieurement, pour y ajouter divers développements. On y rencontre des pages intéressantes, mais rien qui éclaire d'une lumière nouvelle les idées que nous connaissons déjà.

La douzième lettre est consacrée à quelques considérations sur la nécessité de cultiver chez l'homme, non pas seulement les connaissances (Kenntnisse), mais aussi les aptitudes pratiques (Fertigkeiteri), ou l'application des facultés intellectuelles et physiques aux divers modes d'activité qu'exigent la vie sociale et l'exercice d'une profession. « La culture des aptitudes physiques suppose un ABC spécial, c'est-à-dire un ensemble de règles techniques donnant naissance à une série d'exercices qui, partant du plus simple pour arriver graduellement au plus difficile, amèneraient les enfants avec certitude à la possession des divers genres d'habileté pratique (Fertigkeiteri) dont ils ont besoin. Mais cet ABC est encore à trouver *. » Pestalozzi se contente de quelques indications sommaires à cet égard; s'il ne va pas plus loin, c'est qu'il serait chimérique, dit-il, d'espérer l'introduction dans les écoles populaires d'un enseignement de cette nature : les classes dirigeantes ne le permettraient pas.

Dans les deux lettres qui terminent le volume, Pestalozzi traite de l'éducation morale et religieuse. Il se demande comment les sentiments d'amour, de confiance, de gratitude, d'obéissance se développent dans le cœur humain, et il trouve « qu'ils ont leur principale origine dans les relations qui existent entre la mère et son petit enfant 2 ». Ce sont les sentiments

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