B. 3. — LA TENTATION DU CHRIST
« Hy heeft ghemaeckt een temptatie Christi, daer men van boven, als in de Alpes, neder siet Steden en Landen overspreidt met wolchen, daermen te
som plaetsen door siet. » (Trad. litt. : Il a fait une Tentation du Christ, où l’on regarde de haut en bas, comme dans les Alpes, des villes et des terres, couvertes de nuages, à travers lesquels la vue passe par endroits.)
Carel van Mander semble, dans une phrase quelque peu ambigué, énoncer l'opinion que ce tableau aurait aussi fait partie des collections impériales ; mais il ne l’affirme pas catégoriquement, et, en tous cas, il y a lieu de douter du fait, car le tableau en question est très probablement identique à celui qui appartint ensuite à Rubens (n° 210 de l'inventaire de 1640) : « La Tentation de Notre Seigneur, de Breugel ».
L'édition anglaise de ce catalogue ajoute : « ix water colors ». Bien que cette particularité ne figure pas dans la version française, il y a lieu de la croire exacte ; elle explique la disparition de cette œuvre, d’une mise en scène si hardie et si intéressante. La plupart des peintures en détrempe ont en effet péri.
On n’en connaît aucune copie.