B. 32. — JOUEUR DE CORNEMUSE
Inventaire, n° 577 : « Ein kleines Nachtstückhel von Ochlfarb auf Holcz, warin ein Sackhpfeiffer in einer Landschafft, mit einem grawen Rockh undt schwartzer kappen, umb den Leib ein schwartze Gürttel, undt in beedten Haändten ein Pixen. — In einem schwarcz glatten Ramen, das innere Leistel verguldt, r Shan 2 Finger hoch, unndt 1 Shann 3 Finger braidt — Von dem altem Brôgel original. » (Traduction littérale : « Un petit effet de nuit, de couleur à l'huile sur bois, dans lequel un Joueur de cornemuse dans un paysage, avec un habit gris, et un capuchon noir, autour du corps une ceinture noire, et dans les deux mains un tuyau. Dans un cadre noir poli, le filet intérieur doré, haut de 1 palme 2 doigts, et large de 1 palme 3 doigts. Original du Vieux Bruegel. »)
Les mesures équivalent, cadre compris, à 25 cm. de haut, sur 27 cm. de large.
Nous n'avons retrouvé aucune trace de ce tableau (2) dans les inventaires postérieurs.
B. 33. — LE MASSACRE DES INNOCENTS (de petit format). Inventaire, n° 740: « Ein Stückhel von Oehlfarb auf Holcz, warin das Martyrium der unschuldigen Khinder. — In einer schwartz glatten Ramen,
‘1) Une nouvelle preuve de cette influence est fournie par l’un des tableaux de Teniers, récemment vendus à Paris, à la vente Sedelmeyer. Ce tableau (n° 53 du catalogue, désigné erronément comme Le Sabbat aux enfers) représente en réalité le sujet rare de Dulle Griete bravant l'Enfer, et la façon dont celle-ci y est représentée, le glaive au poing et portant son butin dans son tablier, prouve que l’auteur a connu la composition de Bruegel, soit directement soit indirectement.
(2) Citons pourtant la mention suivante: Paris 1897 — Vente Haro — Le joueur de coynemuse — adjugé 205 franés. (H. Mireur. Dictionnaire des Ventes d’Art).
das innere Leistel verguldt, hoch 2 Spann 6 Finger, und braidt 3 Shann 7 Finger — Original vom alten Brôgel. » (Trad. litt. : « Un petit morceau de peinture à l’huile sur bois, dans lequel le Martyre des enfants innocents. Dans un cadre noir poli, le filet intérieur doré, haut de deux palmes 6 doigts, et large de 3 palmes 7 doigts — Original du Vieux Bruegel. ») Les mesures : 54 cm. de haut, sur 77 cm. de large, cadre compris, prouvent qu’il s’agit d’un petit tableau, qu’il faut se garder de confondre avec le grand Massacre des Innocents du Musée de Vienne (A 22), ou avec la composition de dimensions moyennes, dont il existe de nombreuses copies par Peeter IT (notamment au Musée d’Anvers) et dont l'original inconnu n’est probablement pas de Bruegel, mais bien de Merten van Cleve.
B. 34. — Un des tableaux de la Série des SAISONS ou.des MOIS. L'inventaire (n° 582 à 585) cite « cing tableaux des saisons de l’année » comme quatre de ceux-ci seulement sont actuellement connus, il reste donc à retrouver le cinquième, sans doute une scène de Printemps.
L'inventaire cite de plus, sous le nom de Brôgel, n° 500 : un grand paysage, dont la description détaillée, ainsi que les dimensions, concordent exactement avec l’un des tableaux du Musée de Vienne (n° 738). Mais l’examen du tableau lui-même prouve que cette fois l’auteur du catalogue s’est manifestement trompé. L'œuvre est due au pinceau, non de Bruegel mais bien de Lucas van Valkenborch. C’est un nouvel exemple qui prouve que, contrairement à l'avis des esprits timides ou paresseux qui attendent toujours « un document », même l'autorité d’un texte écrit de premier ordre, ne peut prévaloir contre le témoignage intrinsèque des œuvres elles-mêmes.
Outre les originaux que nous venons d’énumérer, la galerie de l’archiduc contenait encore une copie d’après le Vieux Bruegel :