‹ Peter Brvegel l'ancien, son œuvre et son tempsChapitre 235 sur 273 · B. 86. — MESSAGER COURANT · texte numérisé non relu

B. 86. — MESSAGER COURANT

Peinture à la détrempe.

H. 1 aune 4 pouces — L. 18 pouces, cadre compris. . Inventaire de 1718, n°13 : « Von alten Briegl: Ein laufender both, mit wasserfarben. »

Inventaire de 1737, n° 237: » Ein laufender both, mit wasserfarben gemahlt. — H. x el 4 zoll — Br. 18 zoll. — Leinwand — Alten Brügel.»

Celui-ci est, peut-être, un des rares tableaux laissés à Prague par les Suédois. Nous ne pouvons en effet nous défendre de la tentation de rapprocher les mentions qu’on vient de lire, de celles que nous avons citées plus haut sub B. 28, extraites de l'inventaire de 1621. Il s'agissait alors, il est vrai, d’un tableau représentant un berger, mais on pouvait le prendre pour un messager, puisque la première rédaction de l'inventaire

s'y était trompée. Or la confusion est facile, si nous songeons à un berger courant comme celui du tableau de la collection Johnson, et surtout si nous supposons, dans celui-ci, la figure principale isolée du troupeau de l'arrière-plan. De fait, le tableau ici décrit était en hauteur, ce qui suppose ‘précisément une figure isolée, peut-être une étude pour le Mauvais berger, de Philadelphie, ou du moins une figure semblable. On remarquera que

(1) En outre, nous y remarquons, n° 165 : « Une invention étrange, avec représentation de beaucoup de figures diaboliques, et d’une navigation infernale ». Panneau rompu, haut de

1 aune 15 pouces et large de 1 aune 10 pouces, original de « Hüllen Brügel » — estimé 20 kreuzer. { ; et n° 106: «un petit disque soigneusement peint par « Brügel » [Jan ?] — taxé 20 kreuzer.

Rs

le messager de 1718 et 1737. est peint en détrempe comme le bergerméssager de 1621.

Quoiqu'il en soit, l'inventaire de 1763 qui le décrit dans les mêmes termes, sous le n° 70, ajoute la fâcheuse mention : « ruiniret ». Cependant, en 1773, il ornait encore l'appartement occupé par le baron de Czesky : « Ein fussboth auf leinwand ».

Mais nous le retrouvons, malheureusement pour la dernière fois, dans la fatale liste de proscription de 1782. L'évaluation n’est que de 7 kreuzer ! Cette inscription constitue un certificat de déchéance, et signifie sans doute, un arrêt de mort.

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