C. 8. — EXCISION DE PIERRES DE FOLIE
CoPIEs :
Paris, Coll. D' Paul de Molènes (reprod. dans l’Zconographie de la
Salpétrière, par le D' H. Meige, 1805).
St Omer, Musée.
M. Max Friedlaender nous a communiqué de petites photographies d’amateur d’après un troisième exemplaire, lequel se trouve actuellement dans une collection privée hongroise. Celui-ci, qui porte la signature D, irueghel 1556, est peut-être l'original. Ni M. Friedlander, ni nous, n'avons vu le tableau, et la photographie est trop petite et trop mauvaise pour permettre une affirmation, mais la date indiquée s’accorde bien avec ce que nous savons du style de Bruegel à cette époque, et la composition suivante, datée de l’année d’après, est manifestement une amélioration de la première, ce qui confirmerait encore la date antérieure de celle-ci.
Le sujet est tout à fait dans la tradition de Bosch.
Dans les extraits de catalogues de ventes, publiés par H. Mireur, nous relevons sous le nom du Vieux Bruegel: Paris 1873, vente Papin: L'Opérateur, adjugé au prix de 5.800 francs. S'agit-il de la même composition ? ou bien de la suivante ?
C. # — EXCISION DE PIERRES DE FOLIE, 1557, dite « DEKEN VAN RONSE (Doyen de Renaix). »
L'ordonnance générale est la même que dans le tableau suivant, mais partout les variantes constituent des progrès sensibles.
Cette composition ne nous est connue que par la gravure (voir grav. 192). Il ne s’agit pourtant pas d’une composition dessinée par le maître en vue de la reproduction; cela résulte déjà du fait que la gravure est l'œuvre d’un inconnu, assez médiocre du reste. — Il y a donc tout lieu de croire que Bruegel aura repris son sujet, en l’'amendant, en un second tableau, actuellement perdu.
Quant à l'inscription : « Den Deken van Ronse in Vlaëderë», ajoutée après-coup sur l’exemplaire reproduit par le D' Meige, il est possible qu’elle y ait été mise par un possesseur qui, ne comprenant pas le sujet, a cru y voir une scène de tortures, et a donné au principal opérateur le surnom populaire de l’inquisiteur Titelmans.
Voir notre reproduction.
(?) C. 5. — EXCISION DE PIERRES DE FOLIE, 1550, dite « SORCIÈRE DE MALLEGHEM. »
La date ne figure que sur le deuxième état.
Ici, il est moins manifeste que la gravure ait été faite d’après une peinture, mais la parenté de sujet et de date avec les deux compositions
précédentes, le donne à penser, et la façon dont est accrochée l’épée de l’homme en armure, ainsi que quelques autres indices analogues, permettent de songer à une reproduction en contre-partie, sans suffire à la prouver.
Voir notre reproduction.