LA PARESSE
La figure allégorique de la Paresse sommeille au milieu de la composition, le coude appuyé sur un âne ; un diable lui apporte un oreiller. A gauche, un tronc d’arbre creux où se cache un porc, et sur lequel perche un oiseau à gros bec. A droite, un monstre anthropomorphe affublé d’un manteau à chaperon d’où sort un bec en spatule traine un paresseux couché et mangeant dans un lit à roues. Au second plan du même côté, les rouages d’une horloge symbolisée par un personnage frappant une cloche d’un marteau ; au dessous, couchés dans un lit et sur une table des paresseux auxquels un démon apporte un oreiller. Sur une tablette une carte à jouer. À gauche, au bord de l’eau, des monstres divers ; un grand moulin où crie un grand bonhomme, accroupi dans une action rabelaisienne, qu’une troupe d'homme aide à se soulager. Vers l'horizon un grand bâtiment ruiné par les flammes et plongeant dans l’eau présente comme façade un immense cadran auquel un bras sert d’aiguille.
L'inscription Desidia, en caractères gothiques et d’une encre plus jaunie que le dessin, sous la figure de la Paresse. Au bas l'inscription.
Signé bruegel 1557, de la même encre que le dessin, dans le coin inférieur droit.
Dessin à la plume.
Hauteur 0,214. Largeur 0.287.
Vienne, Albertina Sammlung, No 7872.
Voir notre reproduction. Reproductions dans Handzeichnungen alter Meister et dans ROMDAHL, owvr. cit., pl. XVII.
Ce dessin est l'original de la gravure de Pierre van der Heyden, publiée par Jérôme Cock dans la suite des Vices.