‹ Peter Brvegel l'ancien, son œuvre et son tempsChapitre 88 sur 273 · PAYSAGE TRAVERSÉ PAR UN FLEUVE ET ANIMÉ DE LA CHUTE D'ICARE · texte numérisé non relu

PAYSAGE TRAVERSÉ PAR UN FLEUVE ET ANIMÉ DE LA CHUTE D'ICARE

Un fleuve chargé de vaisseaux de haut bords, de galères et de galiotes, vient du fond du paysage où il se forme de deux rivières, l’une venant de la plaine, l’autre, à droite, d’entre les montagnes. Sur la rive, à droite, au premier plan, un village et une église à tour ronde entourée d'arbres. Dans le ciel nuageux Dédale, les ailes aux bras, se précipite au secours d’Icare qui tombe. Gravure à l’eau forte retouchée au burin.

Dans la marge du bas comme titre le vers :

INTER VTRVMQUE VOLA, MEDIO TVTISSIMUS IBIS.

Au dessous en deux colonnes le quatrain. Qui fuit ut tutas.…. non habuere suas.

Au milieu, Petrus Breugel fec : Romæ A° 1553.

Excud : Houf. cum prœ Ces’.

If Etat. Comme décrit.

IIe Etat. Avec l'adresse d'Hondius.

Voy. notre reproduction.

A ces deux eaux-fortes deux autres estampes font suite, à en juger par l'identité des formats, les proportions et les dispositions des inscriptions ; elles sont gravées par Corneille Cort, plus maigrement que les deux premières, dans un métier qui fait songer aux petites estampes de paysages brabançons des « Casularum..…. ».

La première représente un vaisseau naufragé, jeté dans l'estuaire d’un fleuve sur les rives duquel viennent échouer des cadavres. Comme titre dans la marge « Tales opes.... queant enatare » et au dessous en deux colonnes le quatrain : Res est nulla..…. autem conservatur ». L'autre représente un vaisseau ruiné échoué dans un fleuve contre de grands rochers percés d’une façon pittoresque. Comme titre dans la marge «Nonne ille est mortis stipendiarius, qui morte quaerit unde vivat ». Au dessous en deux colonnes le quatrain : « © mortale lutum et ventis..…. ant sepiem si sit latissima Fæda ». Toutes deux portent plus bas au milieu, la signature : Cornelius Cort Batavus fec.

excud. Hoëef : cum proe Caes.

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