LES ESPAGNOLS
Une centaine de tableaux, parmi lesquels vingt toiles environ sont attribuées à :
Murillo (1618-1682). C’est d’abord le Saint P terreaux Liens ; cette magnifique toile, qui, après avoir appartenu quelques jours à peine au musée du Louvre, qui l’avait acquise du maréchal Soult, retourna, marché rompu, à son propriétaire, et nous fut enlevée par la Russie aux enchères publiques de mai 1852. — Ce tableau, gravé autrefois dans le musée Réveil sous le nom de Ribeira, a été depuis restitué à son véritable auteur et gravé sous le
nom de Murillo. — Une Assomption , qu’on ne se lasse pas de regarder après tant d’Assomptions dumême maître; ces grappes d’anges qui entourent la Vierge sont si jolis, il y a tant déplaisir àregarderces petites figures si pleines d’attrait et de charme ! La Vierge est d’ailleurs fort belle — Une Annonciation . — Le Christ enfant embrassant saint Jean. C’est d’une grâce, d’une couleur, d’une expression merveilleuses; à droite le mouton de saint Jean, qui semble implorer une caresse des trois petits anges qui font couronne au-dessus delà tête des deux enfants. Deux pendants : Un Enfant portant une corbeille et souriant à son chien , et une Jeune Fille portant des fruits et souriant, elle aussi: ccs deux figures vivent et plaisent.
Sans respect pour la chronologie, revenons à Josef Ribera (Lo Spagnoletto) (I588-I656);une dizaine de toiles, parmi lesquelles :1e Saint Sébastien mort , composition de très-grand style. Saint Sébastien est étendu à terre, un bras encore lié à l’arbre contre lequel il a subi son martyre; deux saintes femmes sont penchées sur le cadavre du saint, essayant de le ranimer; l’une retire de la plaie la flèche qui y est restée, l’autre se prépare à laver la blessure. — Très-beau d’effet.
Luis de Morales (El Divino) (1509-1586). Une Mater Dolorosa , véritablement trop ascète : ce n’est plus de la peinture ascétique, mais dure.
Luis Tristan, de l’école de Tolède (1586...). Un beau portrait de Lope de Véga.
Velasquez de Silva (1599-1660). Une belle Tête de Paysan riant aux éclats, et une Mort de saint Joseph , assez belle, mais contestée, etc.
Zurbaran (1 598-1 662) . La Vierge jeune enpières , et après ceux-ci nombre d’autres comme Vicente Joanez ; —
Ignaccio Iriarte ; — Francisco Ribalda, le maître de Ribera, etc., etc.