FORAIN (J--L
EN un dessin argotique, les foulards des bonneteurs, la bouche et les yeux des filles au gaz, les chairs de brothels, l'obliquité des escarpes, les portraits de M. Grévy et de mademoiselle Rousseil.
FOUQUIER (Henry).
HÉCATONCHEiRE du joumalisme. Opportuniste en amour, en politique et en art. En amour, c'est
bien.
Et du stvle.
FOUQUIER (Marcel).
Ou le Rival de son père.
' FRANCE (Anatole).
DÉLICATS, mais, peut-être, fastidieux, ces nobles vers.
FRANCE (Hector).
SE délecte aux dessous moites dés petites filles de Londres et de Tunis, se passionne pour le commerce des religieuses nymphomaniaques et des penards de presbytère.
GAULOIS {Le),
ANS le boudoir de satin cerise où Meyer Arthur repose ses membres beaux, Mitaine de Soie, née " janvier i836, parlait ainsi :
— O Arthur, quand j'abandonne ma tête lasse d'amour dans ton gilet blanc, je suis comme l'oiseau dans son nid duveteux.
Ainsi parlait-elle, et l'homme du monde répondit
— Je te donnerai comme à ma sultane la plus chère un bouton de ce gilet avec lequel je présidai jadis les fêtes de Paris-Murcie.
Et soudain, une grande voix envahit le boudoir de satin cerise, et cette voix proférait: — Trop de littérature! Trop de littérature !
Et resplendit le visage prophétique de Cornély, et Arthur se voila la face, et Mitaine s'évanouit.
Dans le boudoir de satin cerise où Meyer Arthur repose ses membres beaux, Gyp, née le i^' avril i836, la toute gracieuse, parlait ainsi:
— Quand je colle mes lèvres sur ton front poli, il me semble que je suis une belle fille d'Orient qui rafraîchit ses lèvres sur la margelle d'une fontaine.
Et Arthur répondit : — Cette poésie délicieuse a pénétré mon cœur. Serait-ce une phrase du Petit Bob?
Mais la voix du prophète, qui résonne comme un Clairon^ mugit : — Trop de littérature ! Trop de littératttre.
Et Anhur se voila la face, et Gyp s'évanouit.
ni
Sous les feuillages de l'allée des Poteaux, elles vont, les jeunes amazones, — emportées par le galop des steppers, comme les feuilles mortes par le vent d'automne.
Mais voici que la jalouse Mitaine jette sur le bras de Gyp le vitriol qui corrode.
Et elle rentre heureuse, la vindicative enfant que le printemps n'a pas nimbé plus de quarante-huit fois de ses soleils d'or.
Et pour se venger de l'infidèle Arthur, elle s'enivre de délices clandestines avec Tatâve.
Mais le monsieur qui payait Mitaine pour garnir ses matelas la trouva mauvaise.
Et comme Gyp, la toute gracieuse, l'invitait à l'amour il lâcha pour elle sa folâtre maîtresse.
Et Mitaine se trouva dans la débine, et Gyp fut vengée.
Pour que la postérité n'en ignorât, Gyp écrivit cette histoire qu'elle intitula le Druide et qu'Havard, l'éditeur bleu, publia.
Mais comme Tatave était dépeint dans cet écrit en tenue de bain, il provoqua Havard en combat singulier.
Mais le prudent Havard préféra s'en remettre à l'arbitrage du commissaire de police. Et de désespoir Tatave s'en fut à la campagne perpétrer un roman.
Et Arthur Meyer, l'homme du monde, trônait toujours dans l'absolue sérénité de sa splendeur.
GALLI-MARIÉ, née en 1846.
LES vitrines à exhibitions photographiques de la rue de Rivoli étalent d'elle tout ce qu'il en faut con naître.
GAUTHIER-VILLARS (Henry).
ouR expier certain livre imprudent sur... mettons
^ Bret-Harte, ce clubman aux moustaches pénicillées est devenu le forçat de l'hilarité cœliaque. Garde son boulet au lit, à la frontière belge, chez mademoiselle Depoix, devant les épreuves de mathématiques de l'imprimerie paternelle, partout. Inventeur du calembour chargé à la glyoxyline et à la nitromannite. La majeure part de ses produits pyrotechniques sont livrés aux artificiers Gaston Yillars, Jim Smiley, Henry Maugis et Boris Zichine.
GAUTIER (Emile).
La prison le dégoûta de l'anarchisme.
GAUTIER (Judith).
PRINCESSE chinoise, élevée par de subtils mandarins à boutons de malachite. Pâmée en l'opium, elle empreint sur le papier de riz la configuration de ses rêves de fleurs, de dragons, d'ailes, de nues.